ARTÈRE VERTÉBRALE
Artère sous - clavière gauche. — Elle est plus rapprochée de la colonne vertébrale ; elle est presque parallèle à l'artère carotide, aux nerfs pneumogastrique et diaphragmalique; elle est croisée par la veine sous-clavière. Ses rapports avec le poumon sont plus étendus : cette différence de rapport tient à ce que l'artère est presque verticale, tandis que celle du côté droit est beaucoup plus oblique.
2° Entre les scalènes, les artères sous-clavières sont en rapport, en bas avec la première côte, qui présente une dépression pour les recevoir, et sur laquelle on rencontre un tubercule en dehors duquel se trouve l'artère, en avant avec le scalène antérieur, qui sépare la veine sous-clavière de l'artère, en haut et en arrière avec le plexus brachial,
3" En dehors des scalènes, l'artère sous-clavière est dans le creux sus-claviculaire limité en avant par le sterno-mastoïdien, en arrière par le trapèze, en bas par la clavicule. Elle est en rapport, en avant avec la clavicule, dont elle est séparée par le sous-clavier et la veine sous-clavière ; en haut avec le peaucier et l'artère scapulaire supérieure^ en arrière avec le plexus brachial, en bas avec la première côte.
Branches collatérales. — Elles sont au nombre de sept, divisées : 1° en supérieures, artères vertébrale et thyroïdienne inférieure; 2° inférieures, artères mammaire interne et intercostale supérieure ; 3° externes, artère scapulaire postérieure^ scapulaire supérieure et cervicale profonde.
ARTERE VERTEBRALE.
Préparation. — Disséquez les muscles trapèze, spléniiis, coraplexus, renversezles du côté opposé en ménageant les vaisseaux qui s'y rendent ; disséquez les muscles qui s'attachent aux apophyses transverses ccivicales, les muscles droits et obtiques postérieurs de la tète ; rcuverscz-Ics sur l'occipital ; ouvrez avec le ciseau et le marteau le canal des apophyses Iransvcrses, ouvrez le rachis. Cette préparation a pour but de montrer l'artère dans sa portion vertébrale; sa portion crânienne n'a pas besoin de préparation spéciale, les artères sont très faciles à étudier; il suffit de placer le cerveau sur sa face convexe, et d'enlever l'arachnoïde. Cette dernière préparation convient également aux branches terminales de la carotide interne.
Nous conseillons, pour ménager le sujet, d'étudier l'artère vertébrale en trois temps : i ° Etudiez l'artère à son origine, et dans son trajet jusqu'à son entrée dans le canal des apophyses transverses.
2° Etudiez les branches terminales avec les artères fournies par la carotide interne, c'est-à-dire toutes les artères du cerveau ensemble.
3° Enfin, quand vous aurez examiné tous les vaisseaux de la tête et du cou, enlevez la portion cervicale de la colonne vertébrale, et vous suivrez facilement le trajet de l'artère et les branches qu'elle fournit d;uis le canal rachidieii, en enlevant les parties molles qui entourent la colonne vertébrale ; vous aurez soin do ménager les petits vaisseaux qui se rendent aux muscles droils et obliques postérieurs de la tête.
394 ANGIOLOGIE.
Destinée à la moelle, à la protubérance annulaire, au cervelet et à la partie postérieure du cerveau, V artère vertébrale (fig. 98. G) est la plus volumineuse des branches de la sous-clavière ; elle naît, en haut et en arrière, au moment où cette artère se recourbe sur le sommet du poumon. De là elle passe entre l'apophyse transverse de la sixième et de la septième vertèbre cervicale, pénètre dans le canal creusé dans l'apophyse transverse des vertèbres cervicales, et se porte directement en haut dans ce canal jusqu'à l'axis. Elle décrit là une première courbure entre l'axis et l'atlas, puis une seconde entre l'atlas et l'occipital ; pénètre dans le crâne par le trou occipital, en traversant la dure-mère. Arrivées au niveau du sillon qui sépare le bulbe rachidien de la protubérance annulaire, les deux artères vertébrales se réunissent pour former le tronc basilaire (fig. 98. 9).
Rapports. — Très profonde à son origine, elle est couchée sur la colonne vertébrale et les muscles prévertébraux ; elle est croisée en avant par la thyroïdienne inférieure. Dans toute sa portion cervicale elle est logée dans le canal des apophyses transverses. Au niveau des deux premières vertèbres cervicales, elle est en rapport avec les muscles droits et obliques postérieurs de la tête ; dans le crâne, elle est placée entre l'occipital et le bulbe rachidien.
Branches collatérales. — Au cou, l'artère vertébrale envoie de petits rameaux spinaux qui pénètrent dans les trous de conjugaison, et se distribuent à la moelle de la même manière que les rameaux spinaux des intercostales et des lombaires ; tout à fait en haut, elle donne quelques rameaux musculaires pour les muscles droits et obliques postérieurs de la tête ; enfin un rameau assez volumineux qui se jette dans la partie postérieure de la dure-mère : c'est l'artère méningée postérieure.
Dans le crâne, avant sa réunion avec l'artère du côté opposé, elle fournit des rameaux plus importants, qui sont : les artères spinales postérieure et antérieure, V artère cérébelleuse inférieure et postérieure.
1» Artère spinale postérieure. — Elle naît de la vertébrale, sur les côtés du bulbe rachidien ; fournit un rameau ascendant qui se porte vers le quatrième ventricule, puis se dirige en dedans et en bas, sur les côtés de la face postérieure de la moelle, se divise en deux branches qui se portent l'une en avant, l'autre en arrière des racines postérieures des nerfs rachidiens. Ces rameaux s'anastomosent entre eux autour des paires spinales ; ils s'épuisent bientôt, et sont continués par les branches spinales émanées de la portion rachidienne, de la vertébrale, des artères intercostales et lombaires.
2° Artère spinale antérieure (fig. 98. 7). — Plus volumineuse que la précédente, elle naît de la vertébrale, près du tronc basilaire, se dirige en dedans et en bas au-devant du bulbe rachidien. Bientôt les deux artères spinales antérieures se réunissent pour former un tronc commun, rameau médian antérieur, qui se place en avant du sillon médian antérieur.