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DES VAISSEAUX LYMPHATIQUES EN GÉNÉRAL

On donne le nom de vaisseaux lymphatiques à des canaux transparents, noueux, pourvus de valvules, qui charrient dans les veines la lymphe et le chyle. Ces vaisseaux traversent un grand nombre de

(1) Sappey, loc. cit., p. G42.

(2) La nature de cet ouvrage et les limites dans lesquelles nous sommes forcé de nous renfermer ne nous permettent pas de compléter par quelques détails historiques la description des vaisseaux lymphatiques. Nous ne pouvons toutefois passer sous silence le magnifique ouvrage de Mascagni, auquel nous avons emprunté les

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petits corps arrondis désignés sous le nom de ganglions lymphatiques.

Origine des vaisseaux lymphatiques.

On a cru pendant longtemps que les vaisseaux lymphatiques, aussi bien que les veines, communiquaient avec les artères; on supposait que les lymphatiques charriaient le sérum et que les veines ramenaient le cruor. Mais ces faits ont été démentis par l'observation du liquide contenu dans les vaisseaux lymphatiques et par les injections des artères, car le liquide ne passe jamais, à moins de rupture de ces vaisseaux, dans les lymphatiques.

1° Origine des vaisseaux lymphatiques de la peau. — Immédiatement au-dessous de l'épiderme on tiouve un réseau formé par les capillaires lymphatiques ; de ce réseau partent des vaisseaux qui s'anastomosent encore entre eux sur la face profonde du derme. C'est de ce dernier réseau que partent les vaisseaux lymphatiques qui rampent dans la couche du tissu cellulaire sous-cutané.

2" Sur les înembranes muqueuses. — Cette origine a lieu par des réseaux très fins qu'on obtient en piquant très superficiellement la membrane muqueuse. Cette injection démontre un réseau superficiel extrêmement fin et un réseau sous-muqueux duquel parteht les vaisseaux lymphatiques.

3° Sur les membranes séreuses et synoviales, et sur la membrane interne des artères et des veines. — M. Sappey pense que les membranes séreuses et les membranes synoviales ne donnent naissance à aucun vaisseau lymphatique ; les vaisseaux qui ont été injectés lorsqu'on a piqué très superficiellement ces membranes appartiendraient, suivant cet anatomiste, à l'organe recouvert par la séreuse. M. Cruveilhier pense que les séreuses et les synoviales contiennent un très grand nombre de vaisseaux lymphatiques qui peuvent être facilement injectés partout où ces membranes sont tendues. M. Sappey n'a pas non plus constaté l'existence de lymphatiques sur la paroi interne des vaisseaux; M. Cruveilhier a obtenu quelques-résultats partiels : il suppose qu'en raison de l'analogie qui existe entre ces membranes et les séreuses, elles doivent donner les mêmes résultats.

4° Dans le tissu cellulaire. — Mascagni pensait que le tissu cellulaire et tous les tissus blancs sont constitués par des vaisseaux lymphatiques , telle était aussi l'opinion de Breschet. Cependant l'origine des vaisseaux lymphatiques dans le tissu cellulaire libre n'a pu être démontrée.

planches qui sont reproduites ici. Nous croyons devoir également mentionner les travaux de M. Bonamy, et suitout ceux de M. Sappey, qui a observé, discuté et résumé d'une manière si remarquable les points principaux de l'histoire des vaisseaux lympiiatiques, dans son Trailé d'anatomie descriptive, t. I", pages 586 et suivantes, travaux que nous avons fort souvent consultés et auxquels nous avons fait de •lombreux emprunts.

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