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AMYGDALES

ceau étroit qui se porte directement en bas, s'épanouissent sur les parois du pharynx, et vont s'^attacher au bord postérieur du cartilage thyroïde.

Rapports. — Au voile du palais, recouvert en haut par le muscle péristaphylin interne, en bas par la muqueuse du voile du palais; dans sa portion verticale, par la membrane muqueuse ; dans sa portion pharyngienne, il est situé entre la muqueuse et les muscles constricteurs du pharynx.

Action. — Il est abaisseur du voile du palais. Lorsque les deux muscles se contractent, ils constituent un sphincter oblique qui sépare la portion du pharynx qui correspond aux fosses nasales de la portion inférieure.

Glosso-staphylin.

Il forme le pilier antérieur du voile du palais ; étroit à sa partie moyenne, il est plus large à ses extrémités.

Insertions. — Ses fibres se réunissent supérieurement sur le voile du palais avec celles du muscle précédent; par son extrémité inférieure il se perd sur les côtés de la langue, se confondant avec le muscle stylo-glosse.

Action. — 11 est abaisseur du voile du palais et élévateur des parties latérales de la base de la^ langue. Il est constricteur de l'islhme du gosier.

3° Couche glanduleuse." — On trouve au voile du palais deux couches glanduleuses; l'une, supérieure, dont nous avons déjà parlé, placée entre les deux couches fibreuses; l'autre, inférieure, beaucoup plus considérable, recouverte par la membrane muqueuse. Ces glandes sont identiques par leur structure avec les glandules labiales et buccales.

Entre les piliers du voile du palais on trouve un amas de follicules muqueux auxquels on a donné le nom d'amygdales.

Amygdales.

Les amygdales, ou tonsilles (fig. 124, C), sont deux amas de follicules muqueux logés entre les piliers du voile du palais ; elles sont ovalaires, dirigées en bas et en avant, longues de 15 millimètres et larges de 7 environ; elles sont susceptibles d'acquérir un volume beaucoup

Fia. 124. — Pharynx et voile du palais.

1. Muscle stylo-pharyngien. — 2. M. stylo-hyoïdien. — 3, M. ptéi-ygoïJien interne. — 4. M. ptérygoïdien externe. — 5. M. masséter. — • 6. M. péristaphylin interne. — 7. M. pharyngo-staphylin. — 8. M. constricteur moyen du pharynx. — A. Luette. — B. Langue. — G. Amygdales, — D. Épiglotte. — E. Orifice du larynx. — F. Muqueuse du pharynx et de l'œsophage. — G. Œsophage. — , H. Trachée-artère.

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plus considérable. Leur face interne apparaît entre les piliers du voile du palais; elle est criblée d'un grand nombre de trous qui sont les orifices des follicules. Leur face externe est cachée dans l'espace compris entre les piliers du voile du palais et le constricteur supérieur du pharynx.

Rapports. — En avant, avec le pilier antérieur ; en arrière, avec le pilier postérieur ; en dedans, elles répondent à l'isthme du gosier, en dehors au constricteur supérieur du pharynx, à l'aponévrose pharyngienne, au muscle stylo-glosse et à la carotidein terne, qui en est toutefois éloignée de 12 millimètres environ.

Les artères des amygdales sont très nombreuBes ; elles viennent de la pharyngienne inférieure, de la linguale, des palatines.

Les veines forment autour de l'organe un plexus, plexus tonsillaire, qui dépend du plexus pharyngien.

Les nerfs sont fournis par le lingual et le glosso-pharyngien qui forment en dehors des amygdales un plexus très remarquable.

4^ Couche muqueuse. — Le voile du palais est revêtu sur ses deux faces par une membrane muqueuse ; le feuillet supérieur a tous les caractères de la muqueuse nasale, le feuillet inférieur ceux de la muqueuse buccale. Ces deux membranes se joignent au niveau du bord libre du voile du palais; sur la luette, elles se prolongent et s'adossent à elles-mêmes dans l'espace de 2 à 3 millimètres.

Artères. — Elles viennent de la palatine et des pharyngiennes supérieure et inférieure.

Veines. — Elles forment deux plans : l'un, supérieur, qui se rend avec les veines postérieures de la membrane pituitaire dans le plexus delà fosse zygomatique ; l'autre, inférieur, plus considérable, se réunit aux veines des amygdales et de la base de la langue et se jette dans la veine jugulaire interne on dans l'un de ses affluents.

Vaisseaux lymphatic^ues. — Ils forment deux plexus distincts. Ils se rendent, les supérieurs aux ganglions situés au niveau de la bifurcation de l'artère carotide, les inférieurs aux ganglions situés sur les parties latérales de l'os hyoïde et du larynx.

Nerfs. — Ils viennent des nerfs palatins et du glosso-pharyngien.

La langue forme la plus grande partie de la paroi inférieure de la bouche par sa portion fixe ; par sa portion mobile, elle flotte dans la cavité buccale.

La langue est un organe dont les fonctions sont multiples; c'est l'organe essentiel du goût ; elle joue un rôle très actif ; dans la déglutition, dans l'articulation des sons, etc.

La langue peut être comparée à une elhpse dont le grand diamètre serait antéro-postérieur. Toutefois sa forme est déterminée par l'arcade

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