VÉSICULES SÉMINALES
du tissu cellulaire très dense ; la partie moyenne, ou corps, en est complètement détachée et ne lui adhère que par la membrane séreuse, qui, ainsi que nous l'avons déjà dit, lui forme une espèce de mésentère.
L'épididyme présente une surface convexe, lisse, tapissée par la tunique vaginale, et une surface concave dans les points qui adhèrent au testicule; cette surface est dépourvue de tunique séreuse. L'épididyme est formé par un canal long et très grêle replié un grand nombre defois sur lui-même, et dont la longueur est de 6 à 10 mètres; un tissu cellulaire assez dense réunit toutes ses circonvolutions. Delà queue de l'épididyme, et plus rarement de l'origine du canal déférent, part quelquefois une longue branche jaunâtre qui s'élève entre les vaisseaux spermatiques ; ce vaisseau, découvert par Haller et récemment étudié par MM.Gosselin et FoUin, est connu sous le nom de vers aberrans Halleri.
Canal déférent. — Le canal déférent est la continuation du cana de l'épididyme ; il prend ce i:om dans le point où la queue de l'épididyme cesse d'être adhérente au testicule.
A son origine, le canal déférent se porte d'arrière en avant et de bas en haut, parallèlement à l'épididyme dont il longe le bord interne. Dans cette première partie de son trajet, il décrit de nombreuses flexuosités, et quand il est déplissé par la dissection, il acquiert une longueur de 12 à 15 centimètres depuis son origine jusqu'au point où il se réunit aux nerfs et aux vaisseaux testiculaires pour former le cordon spermatique ; bientôt il devient rectiligne, se place en arrière des artères et des veines spermatiques, et va gagner le canal inguinal; il est alors oblique de bas en haut, de dedans en dehors et d'avant en arrière, croise perpendiculairement l'artère épigastrique, dans le point où cette artère devient verticale ; à l'orifice interne du canal inguinal, il abandonne les vaisseaux spermatiques, descend verticalement dans le bassin, longe les côtés, puis la face postérieure delà vessie, gagne le bas-fond de cet organe, entre la vessie et le rectum, en dedans de la vésicule séminale, se rapproche de son congénère auquel il s'accole, et forme le canal éjaculateur par sa réunion avec le conduit de la vésicule séminale qu'il reçoit en bas et en dehors. Dans la deuxième portion de son trajet, à 5 centimètres environ au-dessus de la vésicule séminale, le canal déférent se dilate en ampoule, ses parois s'amincissent, il semble flexueux. Cet aspect est du aux bosselures qu'il présente dans cette région.
Le canal déférent a la forme d'un tube cylindrique depuis son origine jusqu'au voisinage des vés^icules séminales ; contourné sur luimême seulement dans la portion testiculaire, il est direct dans le reste de son étendue ; son calibre est très étroit, à peine peut-on y introduire un stylet très fin : ses parois, au contraire, sont fort épaisses, de telle sorte qu'on peut facilement le reconnaître par le toucher au milieu des parties qui constituent le cordon spermatique.
610 SPLANCHNOLOGIE.
On a admis que le canal déférent était formé de fibres musculaires : les unes circulaires, plus épaisses; les autres longitudinales et superficielles, beaucoup plus minces. Cette disposition, difficile à constater chez l'homme, a pu être observée chez les grands animaux. La cavité du canal déférent est tapissée par une membrane muqueuse extrêmement mince et pourvue d'un épithélium cylindrique.
Vésicules séminales. — ■ Elles sont situées entre le rectum et la vessie, en arrière de la prostate, en dehors des canaux déférents, avec lesquels elles communiquent, et dont elles paraissent n'être qu'un diverticulum ; elles sont dirigées obliquement d'arrière en avant et de dehors en dedans ; très rapprochées à leur extrémité antérieure, où elles ne sont séparées que par les canaux déférents, elles sont écartées en haut.
Aplaties d'avant en arrière, on leur considère deux faces : l'une, antérieure, en rapport avec la vessie'; l'autre, postérieure, en rapport avec le rectum ; elles présentent surtout sur cette dernière face un grand nombre de bosselures et d'enfoncements ; deux bords également bosselés, dont l'interne est en rapport avec le canal déférent ; ùeux extrémités .'l'une, supérieure, tournée en dehors, assez volumineuse, déborde quelquefois le bas-fond de la vessie; l'autre, inférieure, effilée, en rapport avec la prostate, et qui présente l'orifice du canal éjaculateur et l'orifice de communication du canal déférent avec la vésicule séminale.
Les bosselures des vésicules séminales sont le résultat de l'enroulement sur lui-même d'une sorte de canal étroit qui, lorsqu'il est déployé, peut atteindre la longueur de 1 5 à 20 centimètres; ces circonvolutions, appliquées les unes contre les autres, sont réunies par du tissu cellulaire assez résistant.
Les vésicules séminales sont formées d'un tissu analogue à celui du canal déférent, mais beaucoup plus mince ; leur surface interne est tapissée par une membrane muqueuse très mince à épithélium cylindrique.
Canal éjaculateur. — L'extrémité inférieure de la vésicule séminale et du canal déférent constitue un conduit extrêmement étroit ; c'est le canal éjaculateur, qui traverse la prostate de bas en haut et d'arrière en avant, marche parallèlement à celui du côté opposé, et s'ouvre à l'extrémité du verumontanum par un orifice distinct, immédiatement auprès de celui du côté opposé, dont il n'est séparé que par Vutricule prostatique de Weher.