PROTUBÉRANCE ANNULAIRE
Désignée encore sous le nom de pont de Varole, corps de la moelle allongée, mésocéphale, la protubérance annulaire est une éminence située en avant du bulbe rachidien, en arrière et au-dessous des pédoncules cérébraux, entre les deux hémisphères cérébelleux. Elle a la forme d'un demi-anneau, et est parfaitement limitée en haut et en bas; mais latéralement et en arrière, ses limites sont purement artificielles.
On lui considère six faces :
1° Une face supérieure , que l'on obtient par une coupe verticale faite parallèlement à son bord anléro-postérieur ; elle complète la paroi antérieure du quatrième ventricule.
I 2° Deux faces latérales, qui se confondent sans ligne de démarcation avec les pédoncules cérébelleux moyens. Elles présentent la coupe du pédoncule correspondant, et plus en avant une surface convexe sur laquelle on voit la petite racine du trijumeau, au-dessus le faisceau triangulaire latéral de l'isthme, et la face externe du pédoncule cérébelleux supérieur.
3" Une face postérieure. Elle est comprise entre deux lignes fictives dont l'une passe derrière les tubercules quadrijumeaux, l'autre audessous des angles latéraux du quatrième ventricule. Elle concourt à
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NEVROLOGIE.
former la paroi antérieure du ventricule du cervelet; tapissée par une lamelle de substance grise sur laquelle on trouve quelques tractus blancs, elle est parcourue par une rainure médiane qui se continue en haut avec l'aqueduc de Sylvius, en bas avec le sillon médian postérieur du bulbe et de la moelle. De chaque côté de ce sillon on rencontre les saillies formées par le faisceau innominé du bulbe; en dehors de ces éminences, les processus cerebelli ad lestes, qui sont croisés par les faisceaux triangulaires latéraux de l'isthme. En dessous de ceux-ci on trouve le sillon latéral de l'isthme.
4° Une face inférieure, qui se continue avec la base du bulbe rachidien.
^° \] ne face antérieure, la seule qui soit entièrement libre ; elle repose sur la gouttière basilaire; par conséquent oblique en avant et en bas. Elle présente un sillon médian dans lequel se loge le tronc basilaire. De chaque côté de ce sillon, deux saillies parallèles dues au soulèvement des fibres de la protubérance annulaire par les pyramides. Sur toute cette face on trouve des fibres blanches transversales que Rolande a divisées en trois ordres de faisceaux : l'aies, faisceaux supérieurs, qui se contournent en dehors; 2° les fjiisceaux inférieurs, qui se portent transversalement en dehors ; 3° les faisceaux moyens, qui passent en dedans des faisceaux inférieurs : ces divers faisceaux constituent, en s'enroulant ainsi, les pédoncules cérébelleux moyens. C'est entre les faisceaux supérieurs et les moyens que sort la racine sensitive du nerf de la cinquième paire.