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PÉDONCULES CÉRÉBRAUX

Des angles antérieurs de la protubérance annulaire partent deux grosses colonnes blanches, cylindriques d'abord, rapprochées l'une de

FiG. 157. — Covpe transversale faite sur les pédoncules cérébraux, au devant de la protubérance annulaire (d'après Arnold).

i. Espace interpédonculaire. — 2. Pédoncules cérébraux. — 3, Locus niger de Vicq d'Azyr, — 4. Faisceaux innominés du bulbe. — 5. Aqueduc deSylvius. — G. Pédoncules cérébelleux supérieurs. — 7. Tubercules ^uadrijumeaux postérieurs.

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l'autre, qui bientôt s'aplatissenl, s'écartent en se dirigeant en avant, en haut et en dehors : ce sont les pédoncules cérébraux (fig. 158. 4, et 159. 21).

On leur considère : 1 ° Une face inférieure libre, remarquable par la disposition parallèle des faisceaux blancs qu'on y rencontre. 2° Une face supérieure, non distincte, recouverte par les tubercules quadrijumeaux. 3" Une face interne, à peu près plane, sur laquelle se trouve l'origine du nerf moteur oculaire commun, et une ligne noire qui répond au locus niger de Vicq d'Azyr. L'espace interpédonculaire, limité en avant par le bord postérieur des nerfs optiques, est rempli par une lame triangulaire blanche, criblée d'un grand nombre de pertuis vasculaires ; c'est la lame perforée inlerpédoticulaire. A" Une /ace externe embrassée en grande partie par la circonvolution de l'hippocampe, et qui concourt à former la grande fente de Bichat ; elle est croisée obliquement par la bandelette des nerfs optiques. 5" En arrière, les pédoncules cérébraux sortent de la protubérance annulaire. 6° En avant, ils s'enfoncent dans l'épaisseur des couches optiques.

PÉDONCULES CÉRÉBELLEUX.

Les pédoncules cérébelleux sont au nombre de trois de chaque côté :

1° Les pédoncules cérébelleux inférieurs sont constitués par la plus grande partie des corps restiformes.

2'^ Les pédoncules cérébelleux moyens sont formés en grande partie par les fibres de la protubérance annulaire, et en partie, comme nous le verrons, par le cordon intermédiaire ou latéral du bulbe.

3° Les pédoncules cérébelleux supérieurs (fig. 158. 2) se présentent sous l'aspect de deux bandelettes nées dans l'épaisseur du cervelet, se portent d'arrière en avant et un peu de dehors en dedans, et passent au-dessous des tubercules quadrijumeaux croisés latéralement par le faisceau appelé par M. Cruveilhier, faisceau latéral de l'isthme.

Leur face supérieure est recouverte par le cervelet; leur face inférieure concourt à former avec les rubans de Reil la paroi supérieure de l'aqueduc de Sylvius; leur bord externe est séparé de la protubérance par un sillon que M. Cruveilhier désigne sous le nom de sillon latéral de l'isthme ; leur bord interne est uni à celui du côté opposé par la valvule de Vieussens.

, Valvule de Vieussens.

On donne ce nom à une membrane très mince qui remplit l'intervalle existant entre les pédoncules cérébelleux supérieurs (fig. 158. 7 , 8, 9) . On considère à cette lamelle :

1° Une face supérieure, couverte par le vermis supérieur; 2" une face inférieure^ un peu convexe, qui correspond au quatrième ven-

718 NÉVROLOGIE.

triciile; 3° des bords qui se confondent avec les pédoncules supérieurs du cervelet; 4° une extrémité antérieure plus étroite, qui se perd au niveau des éminences testes; 5° une extrémité postérieure plus large, qui se continue avec la partie médullaire du lobule médian du cervelet; 6° on donne le nom de frein de la valvule de Vieussens à un petit faisceau parlant du sillon qui sépare les deux éminences testes, se divise en trois faisceaux secondaires et se perd sur la valvule.

TUBERCULES QUADRIJUMEAUX.

Les tubercules quadrijumeaux (fig. 1 58. 6) sont quatre petites éminences situées sur la ligne médiane. Ils sont au nombre de deux de chaque côté et placés entre les couches optiques et le troisième ventricule qui sont en avant, le cervelet qui est en arrière; au-dessus des pédoncules cérébraux, en avant de la protubérance annulaire, au-dessous de la glande pinéale, de la toile choroïdienne. Ils concourent à former la portion horizontale de la grande fente de Bichat. Sous ces éminences on trouve l'aqueduc de Sylvius qui fait communiquer le troisième avec le quatrième ventricule.

Ces tubercules forment deux paires : l'une antérieure, ce sont les éminences nates ; l'autre postérieure, les éminences testes.

Les éminences nates, ou antérieures, plus volumineuses que les postérieures, d'une couleur grise, sont ovalaires ;leur grand diamètre est dirigé en avant et en dehors ; dans le sillon qui les sépare se trouve couchée la glande pinéale.

Les éminences (estes, ou postérieures^ sont plus petites et sont plus blanches que les nates.

Les tubercules quadrijumeaux sont séparés par deux sillons, l'un transversal, qui sépare les éminences antérieures des postérieures, un autre antéro-postérieur sur lequel se trouve un faisceau blanc que nous avons déjà décrit sous le nom de frein de la valvule de Vieussens.

Les tubercules quadrijumeaux ont les connexions suivantes : les éminences antérieures communiquent à l'aide d'une bandelette blanchâtre avec le corps genouillé externe et la racine correspondante du nerf optique ; les éminences postérieures fournissent un cordon arrondi qui se porte au corps genouillé interne ; à ce même tubercule aboutit le faisceau triangulaire latéral de l'isthme, faisceau blanc qui provient du faisceau latéral.

Le faisceau triangulaire latéral de l'islhme. ruban de Reil (fig. 158. 3), est une bandelette fibreuse qui s'étend du sillon latéral de l'isthme aux éminences testes. D'après M, Cruveilhier il se prolongerait jusqu'au corps genouillé interne; d'après M. Ludovic Hirschfeld, la valvule de Vieussens serait formée par des tlbres fournies par ce faisceau. Il décrit un trajet oblique et demi-circulaire autour des pé- 'j1î3 céi'éb elleux supérieurs; son extrémité inférieure se continue

ISTHME DE l'encéphale.

avec le faisceau innommé du bulbe ; son extrémité supérieure passe sous les lubercules quadrijumeaux, et, se réunissant à celui du coté oppose, forme une espèce de voûte à ces éminences.

FiG. 158. — Tubercules qiiadrijumeau.

elleux supérieurs;

valvule de Vieussens [d' après Vicq d'Azyr).

Cervelet. — 2, Pédoncules cérébelleiix supérieurs. — 3. Faisceau latéral de l'isthme. — -i. Partie supérieure du pédoncule cérébral. — 5. Partie supérieure du pédoncule cérébelleux moyen. — 6. Tubercules quadrijumeaux. — 7. Colonne de la valvule de Vieussens. — 8. Partie postérieure de la valvule de Vieussens recouverte de lamelles de substance grise. — 9. Valvule de Vieussens. — iO. Glanale pinéale. — H. Freins de la glande pinède. — 12. Commissure postérieure. — 13. Couche optique. — 14. Traces de la commissure grise. — 1 5. Commissure antérieure. — 16. Lame cornée. — 17. Piliers antérieurs de la voûte. — 18. Corps strié. — 19. Septum lucidum. •

720 NËVROLOr.lfc].

structure de la protubérance annulaire, des pédoncules du cerveau et du cervelet, des tubercules quadri jumeaux.

Protubérance annulaire. — • Si l'on étudie la protubérance annulaire de sa face inférieure vers sa face supérieure, on voit qu'elle est formée d'abord par des fibres blanches transversales qui sont comme l'épanouissement de chacun des pédoncules cérébelleux moyens, et qui paraissent s'entrecroiser sur la ligne médiane. Au-dessous de ces fibres blanches, on trouve une couche de substance grise; au-dessous on voit des faisceaux blancs qui se dirigent d'avant en arrière et qui sont la continuation des pyramides, les pédoncules cérébraux font suite à ces fibres longitudinales ; entre les filets qui les composent, on trouve des fibres transversales qui se portent aux pédoncules cérébelleux moyens. Ainsi donc, on constate l'existence de deux ou trois couches de fibres transversales qui s'entremêlent avec un nombre égal de fibres longitudinales. Au-dessus de ces dernières couches, on trouve un noyau de substance grise. Enfin, au-dessous de ce noyau gris, on remarque un grand nombre de fibres longitudinales blanches formant le faisceau dont nous avons déjà parlé sous le nom de faisceau innommé du bulbe. Nous avons déjà dit quelle était la terminaison inférieure du faisceau innominé du bulbe ; supérieurement il se continue avec les pédoncules du cerveau dont il forme le faisceau moyen ; en dehors, il se confond avec le faisceau triangulaire latéral de l'isthme ; en dedans, il répond à celui du côté opposé.

Les pédoncules cérébelleux inférieurs sont des faisceaux, blancs constitués par le prolongement du faisceau su^périeur des corps restiformes .

Les pédoncules cérébelleux moyens sont formés de fibres blanches qui partent de la face inférieure de la protubérance annulaire et s'épanouissent dans le centre médullaire du cervelet.

Les pédoncules cérébelleux supérieurs sont constitués par des fibres blanches parallèles, antéro-postérieures, étendues du centre médullaire du cervelet aux couches optiques.

hs^valvule de Vieussens est formée, d'après M. Ludovic Hirschfeld, par les fibres postérieures du faisceau triangulaire latéral de l'isthme, qui, au lieu de s'engager sur les tubercules quadrijumeaux, se portent en dedans et en arrière en contournant les pédoncules supérieurs et en s'entrecroisant sur la ligne médiane avec celles du côté opposé. La lame blanche de la valvule est recouverte par une couche de substance grise.

Les pédoncules du cerveau sont formés de trois plans: un inféiieur, constitué par des fibres longitudinales qui se continuent avec les pyramides antérieures; un moyen, qui fait suite aux faisceaux innominés du bulbe ; un supérieur, constitué par les pédoncules cérébelleux supérieurs et le cordon triangulaire latéral de l'isthme.

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