GRANDS
om,2S
Profondeur de l'espace réservé au maître et devant la chaire
En France, le règlement exige 1 mètre carré de surface par élève avec 3m,'3Q à 4 mètres de hauteur. En Belgique, la surface est mesurée à raison de 64 décimètres carrés par élève; à Neufchâtel (Suisse), à peu près au même taux (6 pieds
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'Hygiène
carrés). A Upsal, pour 30 élèves, on a assuré à chacun l""i,576 de surface avec 4m,602 de hauteur, soit un cube individuel de 7rac,-25. Les dimensions de la salle seraient :
Longueur, 8m,165 \
Largeur 5 ,790 Cubage 2I7m0,5
Hauteur 4 ,602 )
Lorsqu'il y a 40 élèves pour une salle, on porte le cubage individuel à
Le Ministère de l'Instruction publique et des cultes de Wurtemberg a fixé les dimensions suivantes :
Longueur de la salle commune 12 mètres (maximum),
— — de dessin 17 —
Largeur, telle que les tables placées près du mur sans fenêtres soient suffisamment éclairées; en général, 2 fois et demie la hauteur du sommet de la fenêtre au-dessus du niveau des tables.
Hauteur, déterminée par les conditions précédentes et telle que chaque élève dispose de 3 à o mètres cubes
Surface du plancher, suffisante pour qu'il y ait un écartement convenable entre les bancs et la chaire du maître, entre les bancs et les murs, avec la place nécessaire au poêle, au tableau noir, etc.
Dans le Projet présenté à la Commission d'hygiène pédagogique de Saint-Pétersbourg, Fréd. Erismann demande : une longueur de 9 à 10 mètres, une largeur de 7 mètres (éclairage unilatéral), une hauteur permettant la diffusion des gaz de la respiration et. autres et l'élévation des fenêtres, c'est-à-dire 4 mètres à 4m,5. Le cubage est donc de 70 x 4 — 280, ou de 70 x 4,5 ==315 mètres cubes. On suppose de 40 à 48 élèves.
1° Longueur de la salle.
Place en avant des tables; chaire, tableau, etc 3m,00
Sept tables à 80 centimètres de largeur, l'une derrière l'autre. . . 5 ,(î0 Espace entre la dernière table et le mur 0 ,80
2° Largeur de la salle.
Distance du premier rang de tables au mur extérieur l^OO
Trois tables à deux sièges (à 120 centimètres) . 3 ,60
Deux allées entre les rangs de tables (à 60 centimètres) , 1 ,20
Distance du troisième rang au mur 0 ,80
Ces dimensions sont pour 42 élèves. Chacun d'eux occupe, par conséquent, une surface de l",(i,48.
La mesure de la longueur n'est limitée que par la puissance des poumons et l'acuité visuelle du maître ; la largeur est, au contraire, subordonnée à la nécessité d'un parfait éclairage de tous les écoliers. Elle gagne, évidemment, à se restreindre. Aussi Em. Trélat la fixe-t-il entre 6m,o0 et 7m,20. Il doit y avoir entre elle et. la hauteur des fenêtres au-dessus des tables un rapport constant. Quanta la hauteur de la salle, elle ne saurait dépasser 4m,5 sous peine d'avoir une sonorité désagréable.
spéciale.]
LES BÂTIMENTS SCOLAIRES
Ventilation de la salle de classe. — Il résulte de ces circonstances que le cube alloué à chaque élève ne peut jamais guères dépasser 6 à 7 mètres cubes. C'est, en effet, ce dernier chiffre que l'on adopte comme maximum à peu près partout. Or, 50 élèves, dans une salle de 350 mètres cubes, auront versé en une heure 320 litres X 50 = 16,000 litres d'air expiré, à 4 p. 100 de GO2, c'est-à-dire 40 fois plus riche que l'air encore tolérable, que l'on dit être à 1 p. 1,000 de GO2. Pour conserver l'air total à ce taux de 1 millième de GO2, il faudrait donc que ces 16 mètres cubes (ou 16,000 lit.) fussent dilués dans 40 fois leur volume ; ce qui, pour six heures de classe par jour, exigerait 16 X 40 X 6 = 3,840 mètres cubes d'espace, si l'on voulait suffire à cette dilution au moyen de l'ampleur des locaux. Personne ne peut songer à résoudre ainsi le problème. A d'autres égards, d'ailleurs, « la capacité d'une salle n'influe pas sur le nombre de mètres cubes d'air de ventilation dont il faut la pourvoir » (Ch. Herscher).
Il faut donc recourir à la ventilation. Mais installera-t-on des appareils automoteurs ou se contentera-t-on de l'ouverture intermittente des fenêtres? La plupart des auteurs choisissent ce dernier mode et nous nous rangeons à leur opinion avec d'autant plus d'empressement que nous avons cherché à faire prévaloir la même idée dans l'article général Ventilation (page 429). Il peut être utile, sans doute, que l'on fasse servir le chauffage à la ventilation par quelqu'un des procédés qui ont été étudiés précédemment; que l'on ménage des ventouses au plafond, que l'on installe des fenêtres à bascule ou à guillotine, pouvant donner de l'air par en haut. En général, cependant, ces artifices donneront plutôt des courants d'air froid qu'une véritable ventilation ; quant à la solidarité du chauffage et de la ventilation, elle aura les mêmes inconvénients ici qu'ailleurs. Reste l'ouverture intermittente des fenêtres, qui nous paraît d'une supériorité incontestable et très facile à pratiquer.
Beaucoup de salles de classe sont fort mal construites ; mais, même dans des établissements qui se sont efforcés d'appliquer les principes modernes, Pettenkofer, OErtel, Baring, Lang, Roscoe, ont constaté des proportions de GO2 de 2,3 à 4,9 pour 1,000 ; une école protestante a offert à OErtel de 4,1 à 5,67 ; le Wilhelmsgymnasium, de 2,3 à 5,58. Cari Breiting, opérant par des procédés d'une grande exactitude, sur une salle de 251 myil pour 64 élèves, pourvue de 10mi,54 de surface de fenêtres et porte, haute de 3m,16, obtint, entre l'heure du début et la fin de la classe du maiin, une ditférence égale à celle de 2,21 à 8,11 ; à la fin de la journée (classe du soir) et après une leçon de chant, le second chiffre était même devenu 9,36. Ch. Herscher démontre par le calcul que, dans une classe offrant 8 mètres cubes par enfant, la viciation de 2 p. 1,000 de CO2 est atleinte au bout d'une heure, si la salle n'a pas de ventilation continue. Les docteurs Hesse (Saxe) ont noté des proportions plus considérables encore, dans les observations sur lesquelles nous allons nous appuyer. L'hygiène a-t-elle à s'alarmer sérieusement de ces proportions croissantes de CO2 ? En vérité, la principale raison qu'elle puisse avoir d'en tenir compte, c'est que ce critérium commode de la viciation atmosphérique est la base habituelle
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que prennent les ingénieurs pour calculer la puissance à donner à leurs appareils de ventilation. Pour nous, nous redoutons peu l'acide carbonique ; nous appréhendons davantage l'animalisation de l'air. Il est vrai que, dans ce cas particulier, l'un ne va pas sans l'autre ; mais, d'une part, il est acquis que la ventilation continue réussit mieux à diluer GO2 qu'à enlever les molécules organiques ; de l'autre, ces molécules ne sont pas immédiatement dangereuses et la situation n'est pas très alarmante, si l'on trouve moyen de les balayer largement avant qu'elles soient atteintes par la décomposition putride.
C'est ce qui peut être réalisé avec l'ouverture intermittente des fenêtres et des portes. Voici, à cet égard, les observations des docteurs Hesse,
Ecole d'Aue, le 28 novembre 1877.
La classe commence à huit heures du matin, porte et fenêtres fermées,
Classe A. Classe B. Classe C.
8 heures 45 3,5 GO* p. 1000 4,1 p. 1000 3,7 p. 1000
A 8h,50 récréation de dix minutes, que les enfants passent dehors; la porte et trois ou quatre fenêtres sont ouvertes.
Classe A. Classe B. Classe C.
9 heures 0,5 p. 1000 0,6 p. 1000 0,5 p. 1000
A 9 heures, on referme portes et fenêtres et l'on reprend l'instruction.
Classe A. Classe B. Classe C.
9 heures 45 3,3 p. 1000 2,7 p. 1000 4,0 p. 1000
A 10 heures, récréation et ouverture des fenêtres, comme précédemment. 10 heures 10 Classe C : 0,4 CO* p. 1000
Ecole de Schivarzenberg, le 22 mai 1877.
Après cinq quarts d'heures de classe pendant lesquels les portes et les fenêtres étaient restées fermées une heure :
Classe A. Classe B. Classe C.
8 heures 15 (matin.) 3,9 p. 1000 4,7 p. 1000 3,9 p. 1000
A 8h,4o, avec une proportion de GO2 incertaine mais probablement plus élevée encore, les salles sont évacuées pendant cinq minutes et toutes les portes et fenêtres, ouvertes :
Classe A. Classe B. Classe C. Classe D.
8 heures 50 0,4 p. 1000 1,5 p. 1000 1,1 p. 1000 0,5 p. 1000
(Les classes B et G n'ont de fenêtres que d'un côté).
Deuxième école (Bûrgerschule) de Zittau, 20 juin 1878.
Les observations sont faites dans l'après-midi. Dans la salle A, en raison de la défectuosité du local, on a laissé ouvert un ballant de la fenêtre opposée à la porte ;
spéciale. |
LES BATIMENTS SCOLAIRES
CO2 ï,'( p. 1000 3,8 p. 1000 » 3,7 p. 1000
Dans la salle B, les portes et les fenêtres ont été tenues fermées de 2 h. à 2b,5o ; à ce moment, une récréation de dix minutes (de 2h,55 à 3,J,5) permet d'évacuer la salle et d'ouvrir portes et fenêtres. On reprend les exercices de 3h,o à 3h,oo, tout fermé ;
CO* 1,6 p. 1000 4,1 p. 1000 0,6 p. 1000 2,9 p. 1000
Dans la salle C, les portes et les fenêtres sont restées fermées en permanence :
CO2 1,0 p. 10C0 2,9 p. 1000 » 4,3 p. 1000
Les auteurs concluent de là, légitimement, que pour les écoles de village, et peut-être pour toutes les écoles qui ne possèdent pas de ventilation artificielle, il faut recommander de faire une pause de dix minutes en été, de cinq minutes en hiver, après chaque heure de classe. Pendant cette suspension, les élèves quitteront la salle et l'on ouvrira largement portes et fenêtres.
11 résulte de cette nécessité que toute école doit être pourvue d'un promenoir couvert, pour que le mauvais temps ne dispense pas de l'aération. Le promenoir couvert peut être simultanément un gymnase.
La ventilation par les fenêtres réussissant d'autant mieux qu'il y a des fenêtres opposées, il semble que l'éclairage unilatéral ne s'y prête pas bien. Mais, dans le cas d'un semblable éclairage, on ménage dans le mur opaque une large ventouse fermée par un volet, que l'on ouvre en même temps que les fenêtres. Dans le système proposé par Em. Trélat, en regard de la baie d'éclairage il y a une baie tout aussi large, s'ouvrant au midi ; elle est fermée par des volets opaques pendant la classe et largement ouverte pendant la récréation ; l'air et les rayons du soleil affluent dans la salle.
A l'école Monge (architecte Degeorge), l'air chauffé par les calorifères arrive par la partie supérieure de la salle ; des bouches d'appel en bas servent à la sortie de l'air. En été, quand les calorifères ne fonctionnent plus, un petit foyer additionnel assure l'extraction de l'air vicié. De semblables installations n'existeront jamais que dans un petit nombre d'écoles très soignées.
Eclairage. — 11 s'agit d'abord de l'éclairage naturel. Tout le monde convient qu'il faut aux écoliers beaucoup de lumière et une lumière inoffensive ; mais on n'est pas tout à fait d'accord, en France du moins, sur la manière de satisfaire à cette double exigence. La difficulté est sur le mode d'introduction et d'arrivée de la lumière (Yoy. Eclairage, Chap. m, lre Partie, p. 509).
La lumière en face est gênante et rejetée par tous. La lumière arrivant par derrière provoque des ombres sur les papiers et les livres ; pour éviter ces ombres, les enfants s'inclineraient, se tordraient, dans un sens ou dans l'autre. La lumière venant d'en haut serait acceptable, puisque c'est ainsi
1008 LE GROUPE SCOLAIRE. [Hygiène
que nous la recevons une bonne partie du temps, lorsque nous prenons connaissance de la forme des objets dans la nature ; en tous cas, elle n'aurait pas d'inconvénient pour la lecture ou le dessin linéaire ; mais le mode de construction qui comporterait cet éclairage exige le toit en scie et un rez-de-chaussée sans étage. Reste Y éclairage latéral.
En Allemagne, d'une façon à peu près unanime (Reclam, Varrentrapp, Erismann, Gross, Fahrner, Cohn, Zwez,Wiel et Gnehm), on s'est prononcé pour l'éclairage unilatéral, qui est le plus propre à donner une idée exacte de la forme des objets, qui n'admet pas des jeux d'ombre et de lumière changeants et fatigants, et que les artistes (peintres, sculpteurs) adoptent constamment. C'est encore ce mode que défend avec talent Émile Trélat, en France. Pourtant, une ordonnance de 1861, à Zurich, donnait la préférence à l'éclairage bilatéral ; quelques partisans de l'éclairage unilatéral admettent encore, lorsque la salle est profonde et que le voisinage de hautes bâtisses gêne l'accès de la lumière, l'éclairage par derrière les élèves, d'ailleurs fort gênant pour le maître qui le reçoit en face. En France, Gariel et Javal soutiennent contre Em. Trélat l'éclairage bilatéral. De toutes les raisons apportées à l'appui de ce système, il en est une qui touchera tous les hygiénistes, c'est la nécessité d'une lumière abondante. Mais nous verrons que, heureusement, il est possible d'obtenir cette lumière abondante tout en installant l'éclairage unilatéral, si conforme aux besoins de l'éducation de la vue, si agréable, et par conséquent si salubre.
Dès que l'on a accepté le principe de l'éclairage unilatéral, il ne saurait y avoir d'indécision entre l'arrivée par la droite ou par la gauche ; c'est par ce dernier côté que l'on éclaire l'école. La lumière qui arrive par la droite projette l'ombre de la main sur les lignes que l'élève trace sur le papier.
Dans ces conditions, la physionomie de la classe est celle que l'on voit en perspective dans la fig. 220.
Pour rendre la lumière encore plus sûrement inoffensive, on s'efforce de l'avoir égale. Ici, encore, on convient que l'unique moyen, dans nos contrées, d'obtenir une lumière égale, c'est de la recevoir du nord, d'où ne viennent jamais de rayons solaires, par conséquent pas de lumière violente, obligeant élèves et maîtres à lutter incessamment contre elle à l'aide de stores, de rideaux, etc. Personne n'a plus formellement posé ce principe qu'Émile Trélat. Reclam lui-même admet que l'on peut incliner légèrement la façade vitrée vers l'est ou vers l'ouest, faisant remarquer (ce qui n'est pas constamment exact) que le soleil levant a déjà tourné la façade, quand les élèves entrent à l'école, ou que le soleil couchant n'y est pas encore quand ils la quittent. Wiel et Gnehm demandent une toute autre exposition que le nord et l'ouest, sous l'étrange prétexte que la lumière du matin et de midi, réfléchie par les maisons d'en face, est singulièrement fatigante ; il est toujours gênant d'avoir des maisons en face de l'école et, s'il y a quelque chose de plus aveuglant que la lumière réfléchie, c'est la lumière solaire directe. Javal veut que le grand axe de la salle soit du N.-N.-E au S.-S.-O, c'est-à-dire se rapprochant de la direction méridienne ; comme, d'autre part, cet auteur se rattache à l'éclairage bilatéral, leséco-
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liers subiraient le plus exactement possible toutes les variations de la lumière solaire en même temps que les rayons entrecroisés du double éclairage. On comprendrait que cette insolation fût réclamée au nom de l'hygiène générale et non pas au nom de l'hygiène de la vue, qu'elle semble si fort compromettre.
Quant à l'hygiène générale, elle n'est pas compromise, si l'on prend la précaution de pratiquer sur la paroi de la salle exposée au midi une baie tout aussi grande que celle des fenêtres ; cette baie, obturée par des volets opaques pendant les classes, sera ouverte pendant les récréations, et Tinté -
Fig. 220. — Perspective de V intérieur d'une salle de classe.
rieur se trouvera suffisamment ensoleillé (Ém. Trélat). Reclam fait remarquer que la salle d'école n'est pas une habitation et n'est pas soumise aux mêmes règles d'ensoleillage. D'ailleurs, il s'est assuré par une expérience personnelle que les chambres exposées au nord se peuvent assainir par un chauffage continu (nuit et jour) et une aération permanente.
Le système que l'on aura choisi pour l'éclairage diurne de la salle règle l'orientation de la maison d'école même.
Vabondance de la lumière est subordonnée à la surface et à la disposition des fenêtres. En général, on demande que la surface vitrée soit égale au quart ou même au tiers de la surface du plancher. Dans l'école modèle d'Erismann, les fenêtres, au nombre de quatre, auraient une largeurde lm,20 ; elles seraient ainsi disposées en hauteur.
Du sol à l'appui de la fenêtre 0™,90
Hauteur de la fenêtre 3 ,20
Au-dessus de la fenêtre 0 ,40
Dans ces conditions, quatre fenêtres occupent 44mqs6 de surface et, déduction faite des châssis, 12mq,2 de surface vitrée (la surface de plancher étant
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de 62ms04, et la population 42 élèves). Les trumeaux prennent de 30 à 40 centimètres dans le milieu de la salle et 1 mètre aux extrémités. Reclam propose de réduire le plus possible ces trumeaux en les remplaçant par des piliers et en construisant des fenêtres gemellées (Voy. fig. 220). Em. Trélat ne calcule point le rapport de la surface vitrée à la surface du plancher ; mais il est clair qu'il le veut le plus grand possible, puisqu'il supprime tous les trumeaux et ramasse toute la section de l'éclairage en une seule baie, qui comporte des meneaux en aussi grand nombre qu'il est nécessaire. La largeur de la salle règle la hauteur du linteau des baies d'éclairage ; ce linteau devra se trouver à une hauteur minima égale aux 0,60 de la profondeur de la classe, augmentée de l'épaisseur du mur où sont placées les fenêtres. Pour une salle de 7m,l0de profondeur, close d'un mur de 0m,50, la hauteur du linteau au-dessus du parquet sera 7,60x0,60 = 4m,56. — L'appui des baies sera placé au-dessus du parquet à une hauteur maxima telle que les rayons lumineux plongeant à 45° et frisant l'arête de cet appui, atteignent les extrémités voisines des tables. Cette hauteur dépend alors de la largeur du passage le long du mur et de la hauteur des tables ; pour un passage de 0m,60 et une hauteur des tables égal à 0m,70, l'appui sera placé à 0,60 + 0,70 = lm,30 (au maximum ; Erismann demande 1 mètre. Les appuis très élevés attristent l'intérieur de la salle).
Lorsque des rideaux ou des stores sont nécessaires, on les fait d'étoffe teinte en vert et généralement double. On recommande les stores qui s'abaissent plutôt que ceux qui se relèvent ; il est préférable, en effet, de pouvoir diminuer la lumière par en haut plutôt que par en bas.
Le gaz d'éclairage paraît être à Yarrentrapp le seul moyen possible d'éclairage artificiel, à la condition que l'on exclue les becs plats, où la combustion n'est pas parfaite, et que l'on use du cylindre de verre qui active la combustion et immobilise la flamme. Gross conseille en outre l'abat-jour, non en métal mais en papier ou en porcelaine mince. Cohn n'exige qu'un bec pour 16 enfants, ce que Falk trouve encore trop généreux. Néanmoins, dans les écoles de Francfort, il y a un bec pour 6 à 8 élèves. Dans certaines écoles anglaises, le tube d'aspiration au-dessus du bec est composé de tubes concentriques (Riant) ; le tube intérieur sert de tuyau de fumée et porte au dehors les gaz de la combustion ; l'espace annulaire entre celui-ci et le tube extérieur faitl'offîce d'une cheminée d'appel et évacue l'airvicié de la salle. Il ne faut pas oublier que l'éclairage au gaz augmente la proportion de GO2. Vernois a fixé à lm,30 ou lm,50 la distance entre le réflecteur et la table, nécessaire pour que la tête de l'enfant ne s'échauffe pas et que la lumière ne soit pas incommode.
A la Realschule d'Upsal, on a disposé, au moyen de becs de gaz et de réflecteurs, un éclairage artificiel unilatéral, qui reproduit assez exactement l'éclairage diurne (Riant).
Chauffage. — On choisira, selon les besoins et les convenances, l'un des systèmes ou appareils précédemment décrits (Chap. m, Ire Partie, page 477 et suiv.).
Pour terminer ce qui a trait à la salle même, mentionnons le conseil
spéciale.]
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