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MATÉRIEL D'INSTRUCTION

îe rapport de visibilité est resté le même, 3 pour le crayon d'ardoise et \ pour l'encre. Horner en conclut à la substitution définitive de l'encre au crayon de plomb ou d'ardoise et à la suppression du tableau noir. Dans tous les cas, il importe, si l'on conserve le tableau pour quelques occasions, de lui donner une surface absolument mate, n'obligeant pas les élèves à lutter contre la réflexion d'une surface polie ; et, si l'on admet parfois la mine de plomb, d'exiger que le crayon soit de bonne qualité et bien taillé pour assurer la netteté des caractères.

Les plumes métalliques peuvent être l'occasion d'accidents graves enlre enfants qui, par jeu ou autrement, font une blessure oculaire à un camarade avec le bec de cette plume. Galezowski voudrait pour cette raison ressusciter la plume d'oie, qui certainement était plus favorable à l'écriture et ne permettait pas les caractères microscopiques. Mais la plume d'oie n'est pas non plus un instrument inoffensif; elle comporte en outre un canif, qui est dangereux entre les mains des enfants; enfin, il est peu probable qu'elle puisse contrebalancer les séductions de la plume de fer.

V écriture anglaise. — L'écriture actuellement enseignée dans nos écoles veut des lettres inclinées à 45 degrés. On l'appelle Anglaise; mais l'écriture

Fig. 230. — Incurvation rachidienne due à l'écriture anglaise (Daily, Société de

médecine publique).

allemande, d'ailleurs si fâcheuse par la ressemblance absolue d'un assez grand nombre de lettres entre elles, est non moins inclinée. Gomme, d'autre part la méthode prescrit que le bord inférieur du cahier soit parallèle au bord de la table, l'élève n'arrive à bien obtenir cette écriture penchée qu'en ^inclinant lui-même avec torsions du tronc, la tête tendant à se coucher à gauche. Daily a maintes fois constaté et il a représenté (fig. 230)

1114 LE GROUPE SCOLAIRE- [Hygiène

cette incurvation de la colonne vertébrale à convexité latérale gauche, I! estime, en conséquence, qu'il est bien préférable de laisser l'enfant incliner son cahier plutôt que de tordre sa personne. Je ne sais pourquoi l'on a accordé à cette écriture anglaise tant de mérites; si elle est élégante, ce qui ne paraît pas démontré, elle tend à être illisible lorsque l'élève ne se surveille plus. L'écriture presque droite, la ronde que pratiquaient nos pères, restent toujours lisibles, parce que les lettres a boucles ne sont jamais noyées ou converties en un simple jambage linéaire. Dans tous les cas, il faut permettre à l'élève d'incliner son cahier et non point son torse. Cohn range, avec raison, dans les mauvais procédés graphiques, la méthode dite stigmo graphique d'enseignement du dessin, dans laquelle les figures sont représentées par des points et des lignes formant réseau.

D. Exercices physiques et locaux appropries. — NOUS renvoyons, pour

cet important détail, au chapitre vi de I'Hygiène générale [Gymnastique), En outre des exercices méthodiques et qui font partie de l'enseignement, il faut ménager aux élèves des pensionnats un espace, partie libre, partie couvert, où ils puissent employer le temps des récréations à des jeux dont on fournira les éléments matériels (balles, volants, crikett, etc.) et que les maîtres eux-mêmes organiseront au besoin et surveilleront dans tous les cas. Cette surveillance n'a pas pour but de rien entraver, mais d'empêcher le jeu de dégénérer en exercices dangereux ou en rixes. A l'heure qu'il est, dans la plupart des internats en France, il est plutôt nécessaire d'obliger les élèves à prendre part aux jeux que de les retenir; il y a une fâcheuse tendance à continuer pendant la récréation la lecture, la préparation des examens.

E. Lé'SElève. Conditions normales et pathologiques. — Les points SUT

lesquels s'est portée l'attention des hygiénistes sont : Yâge d'admission aux écoles, le taux de la répartition des heures de classe; les maladies scolaires.

Age. — Les enfants, moyennement, sont susceptibles d'éducation vers leur septième année. C'est l'époque le plus communément adoptée; mais, çà et là, la vanité des parents, la crainte que leurs enfants n'arrivent pas assez tôt pour satisfaire aux exigences d'entrée dans les diverses carrières, font précipiter le moment de l'introduction de l'enfant à l'école. Dans les classes laborieuses, c'est souvent tout simplement le besoin de se séparer, pendant les heures de travail, d'un bébé qu'il faudrait occuper et surveiller. L'hygiène ne saurait faire entrer ces considérations en ligne de compte; mais elle reconnaît volontiers qu'à sept ans, l'enfant est assez intelligent pour que le désœuvrement lui soit à charge et, d'autre part, que son cerveau, n'étant pas plus développé que les autres organes, n'est susceptible de travail qu'à petites doses et avec intermittence. On voit que la question capitale est dans le mode suivant lequel lui sera servie la nourriture intellectuelle. La fixation et la distribution du temps sont le premier élément de ce mode ; la nature des choses enseignées en est un autre.

Heures de classe. — A 6 ou 7 ans, un enfant n'est pas capable de suivre

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