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L'ELEVE

et la troisième heure, une pause de 1 S ou mieux de 30 minutes. Après la première heure de classe de l'après-midi, une pause de 10 minutes.

V. En même temps que le programme des études, il sera établi un programme du travail à la maison. Les élèves inscriront les devoirs à faire à la maison sur un carnet contrôlé par le maître.

VI. Les devoirs de punition ne seront tolérés qu'autant qu'ils peuvent combler une lacune dans l'instruction. On restreindra les retenues; elles ne se feront jamais à midi et elles auront lieu sous la surveillance d'un maître.

VII. Les vacances comprendront 10 semaines et demie par an, indépendamment des jours de fête religieuse ou nationale.

Par les grands froids ou les grandes chaleurs, les directeurs d'écoles pourront donner congé aux élèves. En été, on supprimera les leçons de l'après-midi, lorsque le thermomètre aura marqué 25° à l'ombre à 10 heures du matin.

VIII. Le nombre d'heures de classe que Ton pourra exiger d'un instituteur primaire ne dépassera pas une moyenne de 28 à 30 par semaine. Dans les établissements d'enseignement secondaire, 22 heures pour les professeurs des classes ordinaires, 20 heures pour ceux des hautes classes.

Le règlement français (avril 1867) impose aux écoles primaires trois heures le matin et trois heures le soir; elles seront interrompues par un repos d'un quart d'heure. La classe du matin doit commencer à neuf heures (habituellement, cela se fait à huit heures) et celle de l'après-midi à une heure. On ne fait pas de distinction d'âge ni de matières à enseigner le matin ou le soir. A raison de cinq heures et demie par jour, cinq jours par semaine, les enfants ont donc, dans la semaine, vingt-sept heures et demie d'instruction. Dans les lycées, il y a vingt à vingt-deux heures de classe et au moins autant de travail à la maison ou dans la salle d'étude de l'internat.

Maladies scolaires. — Un certain nombre de maladies ou d'infirmités résultent plus ou moins directement des mauvaises pratiques scolaires, sans compter celles qui peuvent relever du séjour dans un milieu atmosphérique vicié, lorsque les conditions générales de l'hygiène des locaux habités ne sont pas remplies. Nous n'insisterons que sur les premières.

La myopie est la maladie scolaire par excellence, celle contre les menaces de laquelle doivent lutter le mobilier, les livres, etc. Elle résulte de l'habitude de regarder de près et de fixer de petits objets. Il y a une myopie acquise et une myopie héréditaire ; toutefois, l'enfant ne naît pas myope et, même quand il apporte l'influence de l'hérédité, il ne devient myope (Javal, M. Perrin) qu'à 8 ou 9 ans, lorsqu'il commence à quitter les abécédaires pour lire dans les livres. La myopie acquise apparaîtrait encore à la même époque, selon Javal; Maurice Perrin est, au contraire, convaincu que ce n'est que dans les classes déjà avancées des lycées ou gymnases qu'elle se développe et s'affirme; il lui semble que la rareté des myopes dans les écoles de villages en est une preuve. Il voudrait que l'on fît disposer, dans les écoles, au-dessus des tables ou des pupitres, une tringle métallique à 12 centimètres de leurs bords et à une hauteur de 30 centimètres, qui rappellerait l'écoiier à la bonne distance chaque fois qu'il se laisserait aller à regarder de trop près. Vallin doute de l'efficacité de ce

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moyen et nous craindrions qu'en restant illusoire il ne fût une occasion d'attitude vicieuse.

Après examen de 10,000 écoliers, à Breslau (1865), H. Cohn est arrivé aux conclusions suivantes :

« 1° Dans les écoles rurales les myopes existent à peine; leur nombre augmente avec la progression des exigences et atteint son maximum dans les gymnases ;

2° Le nombre d'élèves myopes augmente depuis la plus petite jusqu'à la plus haute classe, dans tous les établissements et d'une manière à peu près continue ;

3° La moyenne de la myopie s'accroît de classe en classe, c'est-à-dire que les myopes le deviennent de plus en plus. »

Erisman, à Saint-Pétersbourg, rencontra plus d'Allemands à vue basse que de Russes. Ffliïger, à Bonn, trouve 14 p. 100 de myopes parmi les instituteurs Suisses français et 24 p. 100 parmi les instituteurs Suisses allemands. Derby, Agnew et Loring ne constatèrent que 16 à 27 p. 100 écoliers myopes dans les écoles supérieures de l'Amérique du Nord, tandis que H. Cohn (1867) en trouvait 56 à 64 p. 100 à Breslau. Ils sont 75 myopes p. 100 à Magdebourg, 80àErlangen, 100 p. 100 à Heidelberg. Au Congrès d'hygiène de Paris (1878), le Dr Cohn n'hésitait pas à adresser la parole en allemand aux individus porteurs de lunettes.

Finkelnburg constate aussi que le nombre des myopes s'élève comme la hiérarchie des classes; à Hambourg, il est de 14, 69p. 100 dans la Sexta et de 61,16 dans la Prima.

La myopie ou plutôt le mécanisme de sa production (pression du muscle accommodateur du cristallin, pour allonger l'axe de l'œil, et tension de la choroïde) entraîne l'aplatissement des artères de la choroïde et, par suite, l'atrophie de celle-ci autour du nerf optique. C'est donc une maladie. Cohn la croit à peu près toujours acquise et met fortement en doute l'hérédité .

Mais peu importent les théories de détail ; l'étiologie essentielle n'est que trop claire et justifie suffisamment les efforts que l'on a accomplis partout, et que nous avons exposés, pour donner aux mobiliers et aux instruments scolaires des qualités qui cessent de favoriser l'extension de ce fléau.

Un autre moyen préventif serait encore de donner à l'enseignement -oral une plus large part et de mettre à contribution les oreilles de l'écolier aussi bien que ses yeux. C'est à l'âge de 8 à 9 ans que se déclare la myopie héréditaire, disent M. Perrin et Javal, que se déclarent toutes les myopies, prétend Javal. Est-ce que l'on ne pourrait pas retarder la lecture continue et les leçons apprises par cœur dans les livres ? Des élèves obligés <T 'écouter une leçon orale du maître et d'en rendre compte ensuite feraient un assez bon exercice de mémoire et de jugement, et n'auraient point l'occasion de s'aveugler sur des lettres. Sans doute, avec ce système, il faudrait multiplier les maîtres et les payer. Mais nous ne pensons pas que le motif d'économie soit à prendre en considération en pareille matière.

Les congestions du côté de la tête (céphalalgie scolaire), les épistaxis, se

spéciaie.]

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