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HYGIÈNE DES OUVRIERS QUI MANIENT LE PLOMB

Empaqueteuses (feuilles d'étain).

Essayeurs à la Monnaie.

Etameurs.

Fabricants d'allumettes chimiques.

— de capote de voitures.

— de céruse.

— de cuir vernis.

— d'émaux.

— d'étiquettes vitrifiées.

— de toiles cirées.

— de gants.

— de braise chimique.

— de capsules pour bouteilles.

— de cartes glacées.

— de chromate de plomb.

— de crayons colorés.

— de mèche à briquet.

— de tôle émaillée.

— d'oxychlorure de plomb.

— d« minium.

— de litharge.

— de papiers peints.

— d'acétate de plomb.

— de plomb de chasse.

— de potée d'étain.

— de tuyaux d'orgues.

— de verre mousseline.

Faïenciers.

Ferblantiers-plombiers.

Fleuristes.

Fondeurs de caractères.

— de plomb.

— de laiton.

Imprimeurs.

Lamineurs en plomb.

Lapidaires.

Orfèvres-bijoutiers.

Ouvriers du capsulage des bouteilles.

— du ficelage des bouteilles de vin

de Champagne.

— des mines de plomb.

— des manufactures de glaces.

Parfumeurs.

Pharmaciens.

Peintres en bâtiments.

en voitures.

Plombeurs de wagons.

Polisseurs de camées.

Potiers d'étain.

Potiers-porcelainiers.

Serruriers.

Tailleurs de cristal.

— de limes.

Teinturiers et indienneurs.

Tisserands, tisseuses.

Tuiliers.

Verriers.

Vitriers.

On découvre chaque jour un nouveau mode de pénétration de ce redoutable agent, que les victimes n'avaient pas soupçonné.

Les accidents saturnins se sont présentés chez des individus occupés de peinture à la gouache, employant le « blanc d'argent » (Gonst. Paul); chez des couturières ayant l'habitude de tenir à la bouche du cordonnet de soie (Siredey) ; chez des ouvrières de la fabrication des amorces détonantes, des pains à cacheter rouges, colorés au minium (Gibert, du Havre); chez une personne qui, pour une diarrhée rebelle, consommait habituellement le cachou de Bologne, fourni en boîtes; Malherbe (de Nantes) a observé sur un marteleur de lames de plomb la paralysie locale, signalée en 1874 par Manouvriez (de Yalenciennes). Tanret a reconnu que la cendre delà braise chimique, vendue pour allumer les feux de fourneaux, est presque entièrement de l'oxyde de plomb ; c'est donc une substance contre laquelle il convient de se tenir en garde (0. Du Mesnil et A. Gauchet).

Nous n'avons pas à entrer dans la clinique du Saturnisme. Quant à la prophylaxie, nous l'avons suffisamment visée au début de cet article (Voy. page 1130).

A Lille, où se fabriquent moyennement 8 millions de kilogr. de céruse sur les 12 millions que produit par an la France entière, les saturnins sont communs et le nombre en diminue à peine, malgré les prétentions des cérusiers à l'assainissement de leur industrie. C'est qu'en effet les appareils de ventilation, le décapage mécanique, l'enveloppement des moulins, ne protègent que médiocrement les ouvriers partout où l'on fabrique la céruse en poudre. Une seule usine a introduit une amélioration sérieuse, la fabri-

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cation au mouillé (eau et huile); cette usine a très peu de malades. Mais elle en a encore et il reste certain que l'assainissement radical de cette industrie serait son remplacement par la fabrication du blanc de zinc, ou tout autre blanc non toxique.

Bibliographie. — Manouviuez (An.) : Rcckercfies cliniques sur l'intoxication saturnine locale et directe par absorption cutanée. Paris, 1874. — Lanceheaux (15.) : Note sur l'intoxication saturnine déterminée par la fabrication du cordon briquet ou mèche briquet (Annal. d'Hygiène, 2e série, XLIV, 1875). — Du Mesnil (O.) et Gauchet (A.) : Intoxication saturnine (Annal. d'Hyg., 2e série, XLVI, 1870). — Arnould (Jules) : Assainissement de l'industrie de la céruse (Bull. Société industrielle du Nord de la France, n° 25, 1879). — Paliakd : Des dangers que présente l'emploi du blanc de céruse dans les travaux de peinture (Bull; Société de méd. publiq., 20 novemb. 1879 et Ann. d'Hyg., 1879). — Cai.mels(L.) : Coliques de plomb observées dans la clientèle d'un boulanger (Progrès médical, p. 839, 1880). — Layet (A.) : Action comparée du minium et de la céruse sur l'économie; avec le tableau général des intoxications saturnines professionnelles. Bordeaux, 1880. — (Voy. aussi la Bibliographie générale, p. 1166.

ARTICLE VI Le groupe militaire et marin.

Le groupe militaire, avec le groupe marin qui s'en rapproche à tant d'égards, représente constamment aujourd'hui, en France, plus d'un demimillion d'hommes. Il s'accroît, à de certaines époques, de quelques cent mille autres individus ; il peut, dans le moment prévu, s'élever au delà d'un million. Toutes les unités de ce vaste groupe sont des hommes de choix, au point de vue physique, tous dansl'âge de la force et de la production. Les circonstances sont proportionnellement les mêmes pour la plupart des nations de l'Europe, qui ont adopté le service militaire obligatoire (l'Angleterre fait encore exception). Il y a donc là un capital humain énorme, dont le rendement immédiat est la défense du sol et le maintien de chaque nationalité, mais qui, au delà de ce service de première nécessité, d une durée temporaire, promet encore au travail commun une large contribution, pourvu que le paiement de la dette militaire n'ait point épuisé les sources vives de son activité.

Cette situation explique que le groupe militaire ait été l'objet d'études spéciales, ayant pour but de préciser la façon dont il se meut dans les conditions communes de l'hygiène et de tracer les règles suivant lesquelles ce groupe peut user le plus avantageusement des milieux et des modificateurs généraux. Ç'a été le but des Traités d'hygiène militaire.

Au fond, cependant, les données communes persistent, et l'hygiène militaire n'aurait pas l'étendue que lui ont donnée ses représentants les plus brillants, si ces écrivains n'avaient repris, à son propos, les principes de l'hygiène générale. En remontant à notre définition de l'hygiène [rapports sanitaires de l'homme avec le monde extérieur), nous ne pouvons nier qu'il y ait lieu ici à une certaine spécialisation ; mais il nous paraît que cette spécialisation ne doit pas comprendre autre chose que les trois chefs suivants :

spéciale.]

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