‹ Nouveaux éleménts d'hygiène [electronic resource]Chapitre 35 sur 267 · TOTAL · texte numérisé non relu

TOTAL

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Blackstone-River (1873).

A quelques milles au-dessous de A Milbury, environ 5 milles plus A Blackstone, environ 20 milles

Merrimack-River (1873).

Moyenne de 11 analyses au-des-

Moyenne de 12 asialyses^cn aval de Lowel et en amont de La\v-

Moyenne de 11 analyses au-des-

Les travaux de A. Gérardin et de F. Boudet ont fixé de précieuses donées sur les caractères et l'état actuel des eaux fluviales. Nous empruntons

.générale.]

LES EAUX LIBRES OU TERRESTRES

à deux mémoires du premier de ces auteurs ce qui est le plus immédiatement applicable au sujet qui nous occupe.

Les rivières subissent depuis vingt-cinq ans une corruption croissante. On le reconnaît de prime abord à ce que les poissons y meurent ou se réfugient dans des filets restés clairs ; que le cresson de fontaine ne peut y croître ni les mollusques y vivre ; ceux-ci remontent au-dessus de l'eau, le long des herbes. L'eau devient opaline et reste telle, même filtrée ; il se fait, au fond, une vase noire d'où se dégagent incessamment des bulles de gaz ; elle répand une odeur d'acide sulfhydrique, qui n'est pourtant pas due à des sulfures. Ceux-ci n'apparaissent qu'avec une infection très prononcée.

Les animaux, sauf peut-être les vaches, refusent cette eau. Ceux qui en boivent ont des troubles gastro-intestinaux, parfois graves et mortels.

L'analyse chimique ne renseigne pas suffisamment sur la valeur des eaux, puisque une eau parfaite, renfermée pendant quelque temps dans un flacon bien bouché, devient impotable sans que son analyse élémentaire donne des résultats différents. Pour Gérardin, « une eau est saine lorsque les animaux et les végétaux doués d'une organisation supérieure peuvent y vivre. Une eau est infectée lorsqu'elle fait périr les animaux et les végétaux doués d'une organisation supérieure et qu'elle ne peut nourrir que des infusoires et des cryptogames ».

Le cresson de fontaine est la plus délicate des plantes aquatiques ; VArundo phragmites, la plus robuste. Les épis d'eau et les véroniques ne poussent que dans de bonnes eaux; les roseaux; les patiences, les ciguës, menthes, salicaires, scirpes, joncs, nénuphars, s'accommodent d'eaux médiocres encore.

La Physa fontinalis ne vit que dans des eaux très pures ; la Valvata piscinalis, dans les eaux saines ; la Limnea ovata et stagnalis dans des eaux ordinaires ; Cyclas cornea, Bythinia impura, Planorbis corneus, dans des eaux médiocres. Aucun mollusque ne vit dans les eaux infectées.

La Seine, depuis 200 mètres en amont de l'île de la Grande-Jatte jusqu'à Mantes, permet d'observer tous les degrés de constitution, depuis la pureté la plus complète (île de la Grande-Jatte et Mantes) jusqu'à l'infection absolue (Saint-Denis) ; on y trouve en correspondance la succession et les variétés de caractères qui viennent d'être indiqués, tirés de la présence et de la nature des mollusques ou des plantes qui y vivent. « Les égouts de Paris, •déversés en Seine, agissent à la façon des engrais. Quand l'engrais est trop abondant, les plantes ne poussent pas; si l'engrais s'atténue, on a le maximum de fertilité; et lorsque l'engrais s'épuise, l'abondance de la végétation diminue. »

Dans les eaux corrompues, on observe des algues sans chlorophylle, Beggiatoa alba, des euglènes, des oscillariées, des bactéries.

Les eaux sont altérées, quand elles ont perdu une partie de la quantité d'oxygène qu'elles pouvaient dissoudre normalement; elles sont corrompues, lorsque, par suite de l'altération des matières organiques, elles ont perdu tout l'oxygène dissous. A. Gérardin emploie, pour doser l'oxygène, un corps très oxydable et ne formant de précipités avec aucun des corps

DU SOL

[Hygièn.

que les eaux, saines ou autres, peuvent renfermer; à savoir l'hydrosulfite de soude, découvert par Schùtzenberger.

« Voici comment on opère. Une demi-heure avant le dosage, on remplit aux trois quarts avec de l'eau ordinaire un flacon de 60 à 100 grammes contenant une spirale formée avec une feuille de zinc et quelques morceaux de grenaille de zinc. On ajoute 10 centimètres cubes d'une solution de bisulfite de soude à 20 degrés Baumé. On achève de remplir avec de l'eau et l'on bouche avec un bouchon de caoutchouc ; on agite plusieurs fois. Au bout de vingt-cinq minutes, le réactif est prêt.

« D'une part, on verse dans une petite éprouvette 20 cent, cubes d'une solution de sulfate de cuivre (fortement ammoniacale) que l'on recouvre d'une couche d'huile. D'autre part, dans un bocal à large ouverture, on introduit 1 litre d'eau à essayer et l'on couvre également d'une couche d'huile, après avoir teinté en bleu très clair, au moyen de quelques gouttes de dissolution de bleu Goupier. On puise l'hydrosulfite dans une pipette de 50 à 60 cent, cubes, divisée en dixièmes. On laisse couler peu à peu le réactif dans le sulfate de cuivre ammoniacal, en agitant légèrement avec une baguette, jusqu'à décoloration. On a soin de maintenir le bout inférieur de la pipette au-dessous de la couche d'huile pendant ces deux opérations.

« Supposons que l'on ait employé pour décolorer les 20 centimètres cubes de sulfate de cuivre ammoniacal 17cc,î) d'hydrosulfite. « Nous savons que ces 20 centimètres cubes correspondent à2 centimètres cubes d'oxygène (au point de vue de l'action sur l'hydrosulfite). Si, d'autre part, le litre d'eau a exigé 36cc, 4, on posera la pro-

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