MATIÈRES FIXES (DISSOUTES
MAT.IF.pS EX SCSPEHSIOH
EAUX D'ÉGOLT.
Total. ^
Azote | litrique.
Azote moniacal.
^ote tplal. ^
Chlore.
rganiques.
ganiques. ^
Total.
Villes anglaises à fosses fixes.. .
— — à "water-closets.
Grand-Zurich
mes
lilligram
Munich
Rappelons seulement, pour éclairer la situation, que 1,254 grammes de
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l'urine d'un ouvrier robuste renferment 65 grammes de matières fixes,, tandis que les 131 grammes que représente sa défécation journalière n'en contiennent que 33 grammes (Voit) ; que la moyenne d'azote de l'urine et des selles, pour la population dans son ensemble, étant de llgr,50, d'après- Wolf etLehmann, cet apport ne constitue que la proportion de 57 milligrammes d'azote par litre si Ton suppose qu'il sort de chaque maison 200 litres par habitant et par jour. Nous savons que Paris est destiné à recevoir 250 litres d'eau par jour et par personne ; en admettant une perte de 25 à 30 p. 100 par évaporation ou par infiltration dans le sol, la proportion sera bien celle qui est indiquée. Or, en 1875, Vauthier comptait une proportion de 43 grammes d'azote par mètre cube dans les eaux que la plaine de Gennevilliers était chargée d'épurer. Le travail sera-t-il vraiment plus compliqué par une richesse en azote plus élevée d'un tiers ? Et, surtout, l'infection des eaux d'égout en sera-t-elle sensiblement aggravée ?
Il est difficile, à la vérité, d'exiger qu'un pareil liquide soit absolument inodore. En 1878, le Conseil de salubrité du département du Nord fit mettre en bouteilles de l'eau de l'égout qui recevait les liquides stercoraux divisés de l'hôpital Sainte- Eugénie et parut étonné que cela sentît mauvais. Or, il ne s'agit pas d'empêcher une dilution fécale d'être ce qu'elle est, mais d'avoir des égouts bien installés où le mouvement soit assez prononcé, le lavage assez énergique, pour que l'atmosphère intérieure des canaux reste inoffensive et que l'atmosphère urbaine n'en contracte pas des propriétés compromettantes. Si les émanations des égouts, dans lesquels passent des matières fécales, portent une atteinte sérieuse à la santé de la ville de Lille, qu'est-ce donc des émanations des fosses fixes, dans lesquelles ces matières restent, sauf le jour, où elles opèrent dans les rues leur promenade matinale ?
La question de l'influence des émanations fécales n'a pas été absolument vidée jusqu'ici, même dans la mémorable discussion de l'Académie de médecine en 1877. Cette influence serait-elle positive, elle n'est pas beaucoup moins à craindre avec les tinettes filtrant à l'égout qu'avec l'évacuation intégrale des excréments, et elle l'est davantage avec les fosses fixes. Ce qu'il paraît y avoir de mieux à faire pour une grande ville, c'est de donner à l'air des égouts une direction constante, s'éloignant des habitations, comme Bruxelles a essayé de l'obtenir. Que si cette tentative n'est pas satisfaisante, les ingénieurs n'ont pas dit leur dernier mot, et l'on peut exiger d'eux qu'ils trouvent une solution, au moins approchée, du problème.
En pratique, d'ailleurs, le système des water-closets mérite la préférence sur tous les autres modes d'éloignement des immondices. — Nous avons dit et reconnu la valeur des fosses mobiles; mais ce n'est évidemment qu'une appropriation utilisable dans les petites localités qui n'ont pas d'égout; elles seraient étrangement encombrantes, si elles étaient généralisées dans une grande ville. Sans compter que le procédé, qui n'aime pas les grands lavages, exige de minutieuses précautions pour que la propreté soit, maintenue. En dehors de celui-ci, pourtant, l'aspiration pneumatique localisée doit disparaître avec les fosses fixes, et l'aspiration centrale, selon
générale.]
ÉLOIGNEMENT DES IMMONDICES
îa méthode de Liernur, restera probablement limitée à quelques villes des pays plats.
La canalisation des immondices, y compris les excréments, a marqué à peu près partout le début d'une ère d'abaissement de la mortalité des villes. James Stark est le seul qui ait avancé le contraire. Mais, de même que nous avons fait cette réserve : qu'il importe de tenir compte des améliorations d'hygiène d'ordre différent et plus ou moins parallèles à ce progrès spécial; de même James Stark eût dû remarquer les lacunes qui, en maint endroit, malgré la canalisation, ont paralysé le mouvement démographique ou même ont fait rétrograder la vitalité des populations. C'est ce qu'il a négligé. A Édimbourg et à Glasgow, les quai tiers pauvres ont peu ou point de water-closets; sont-ce ceux-là ou bien les quartiers riches qui ont particulièrement pesé sur l'élévation des chiffres funéraires? James Stark ne l'a pas dit. A la vérité, Littlejohn assure que les vieux quartiers pauvres d'Édimbourg, où l'on suit toujours îa méthode chinoise des pots placés, le matin, devant les portes, sont presque indemnes de diphthérie et de fièvre typhoïde, tandis que ces affections sont en permanence dans la ville neuve, qui jouit de la canalisation souterraine. Mais Sander s'est adressé directement à l'auteur de cette affirmation et n'a pu en obtenir aucune statistique qui permît de reconnaître qu'elle est conforme à la réalité et dans quelle étendue. Elle ne peut donc prévaloir contre les faits numériquement relevés ailleurs.
La ville de Liverpool a montré que les water-closets sont applicables aux quartiers les plus pauvres et aux groupes de la population les moins habitués à la propreté et les moins soucieux de l'hygiène. L'administration municipale a disposé pour ceux-ci des water-closets extérieurs aux maisons, qui ne se vident pas de leur contenu à chaque visite, mais dont les employés de la voirie font jouer le mécanisme d'évacuation et de lavage une fois par jour. Ces appareils (fig. 151 et 152) un peu grossiers coûtent de 140 à 190 francs et sont entretenus par la ville; ce sont, du reste, des latrines collectives.
Abaissement de" la mortalité par la vidange à Végout. — Parmi les exemples déjà nombreux d'abaissement de la mortalité urbaine par la méthode de projection immédiate des excréments à l'égout, — avec large approvisionement d'eau (ces deux faits ne sauraient se séparer), — nous nous bornerons à citer les villes de Danzig et de Francfort-s.-M. La première pratique très rigoureusement le système depuis 1870 (et y joint l'épuration par irrigation). La mortalité s'y est comportée comme il suit :
Années.
Mortalité pour 1000.
Enfants de 0 a 1 an.
Établissement des égouts et des conduites d'eau..
Après ces travaux
C'est-à-dire, diminution d'un cinquième des décès à la suite de l'application du nouveau système. La ville de Francfort paraît moins heureuse, si
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l'on considère les chiffres absolus; mais, en tenant compte de l'augmenta-
générale.]
ÉLOIGMEMENT DES IMMONDICES.
tion de sa population, qui a presque doublé depuis 1850, et de l'élément ouvrier qui s'y est ajouté, fournissant un lourd appoint aux âges où l'on meurt le plus (les enfants), il se trouve, en réalité, que la mortalité de Francfort est au-dessous de ce qu'elle serait, comme A. Spiess l'a calculé, si les diverses catégories d'âges subissaient proportionnellement les mêmes pertes qu'en France et dans le duché de Bade : le tableau ci-dessous le prouve visiblement :
Mouvement de la population à Francfort-sur-Meiu .
Années. Naissances. Mortalité réelle. Mortalité calculée.
Le commencement des travaux de canalisation remonte à 1871. (Varrentrapp.)
Destruction des immondices. Épuration des eaux d'égout. — C'est toujours le sol qui reçoit en dernier ressort les immondices produites par les groupes humains, et plus ou moins modifiées dans leur aspect et leurs propriétés, soit spontanément, soit à l'aide de procédés imaginés par l'industrie. Le sol se charge de les détruire comme telles, c'est-à-dire de les transformer en des éléments non seulement inoffensifs, mais qui, rendus à l'atmosphère, aux eaux, au sol lui-même, vont de nouveau y jouer un rôle utile. Les phases diverses de cette longue opération sont encore des actes de la fermentation putride, plus ou moins dissimulés ou réglés par les propriétés du sol. Il va sans dire que des moyens chimiques ou mécaniques, mis en œuvre par l'homme, peuvent abréger ce travail, même indépendamment du sol, hâter le moment où l'acide carbonique, l'eau, l'azote, les matières excrémentitielles et autres pourront rentrer dans le cycle de la vie, tout au moins atténuer les risques sanitaires qu'entraîne la transformation organique abandonnée à elle-même.
Du moment que le sol est le laboratoire naturel de la décomposition des matières organiques et le lieu de restitution des composants au mouvement vital, il était indiqué d'utiliser immédiatement cette force en offrant au sol des plantes en qui pût passer, pour le bénéfice ultérieur des animaux et de l'homme, cette réviviscence d'éléments. En d'autres termes, d'approprier aux besoins de l'agriculture ces masses si encombrantes d'une part et, de l'autre, si riches en azote. Ce n'est pas d'aujourd'hui que les ressources de cette mine d'engrais ont été reconnues ; de temps immémorial, les paysans l'avaient remarquée et l'utilisaient, sans soupçon de la théorie. La science n'a fait que dévoiler le mécanisme d'un fait considérable ; ce qui, à vrai dire, permet d'en régulariser l'évolution et de l'appliquer très en grand aux
besoins énormes des agglomérations humaines concentrées dans les villes.
Nous exposerons sommairement les principaux procédés adoptés pour faire disparaître ou transformer les immondices, en visant plus spécialement les matières excrémentitielles.
1. Utilisation immédiate des matières par V agriculture. — Ce procédé consiste dans le transport des matières extraites des fosses sur un terrain destiné à un prochain labour. Il ne s'applique économiquement qu'aux fosses fixes, parce qu'il n'est pas besoin ici de compagnie fournissant des tinettes et que tout petit cultivateur peut participer à la distribution d'engrais en venant vidanger, en ville, une dizaine de fosses, selon îe mode le plus simple. Quand il y a ainsi un très grand nombre d'agriculteurs qui emportent la vidange pour l'utiliser au fur et à mesure, la ville n'est pas menacée du voisinage de dépotoirs, comme il arriverait infailliblement dans le cas où il existerait une compagnie de vidanges et engrais. Mais l'atmosphère suburbaine n'y gagne pas sensiblement. Autour de Lille, où l'utilisation agricole des matières fécales s'accomplit de cette façon primitive, les promeneurs ont bien des chances, à peine sortis des murs (quelquefois même dans les murs), de se trouver tout d'un coup sous le vent d'un champ récemment engraissé ; au printemps, on peut conter sur ce désagrément, quelque direction que l'on prenne ; toutes les portes de Lille y conduisent.
D'ailleurs l'arrivée des matières au terrain n'a pas lieu sans intermédiaire, on pourrait même dire : sans préparation. Le cultivateur ne saurait guère employer tout de suite toute la récolte d'engrais; il est obligé de l'emmagasiner. De plus, la matière n'est pas aisée à répandre sur les champs, si elle est pâteuse; il faut l'étendre et en faire un liquide que l'on distribuera à la surface du sol par arrosage. Tout ceci nécessite dans la ferme l'installation d'une citerne à engrais, où peut-être bien le propriétaire met à macérer quelques autres débris organiques. C'est un fâcheux voisinage pour l'habitation rurale, quelques précautions que l'on prenne; mais il semble que l'on n'en prenne guère, et, à distance de la ferme, on la devine, sous le bouquet d'arbres qui la cache, aux parfums qui s'en dégagent. Le Conseil de salubrité du département du Nord paraît très indulgent pour ces habitudes locales; affaire d'éducation première. Ces citernes « n'ont pas plus d'inconvénients que des fosses d'aisances dont on opérerait souvent la vidange. Aussi serait-il à désirer, dans l'intérêt de l'agriculture, que ces réservoirs fussent rangés dans une classe exigeant des formalités moins onéreuses. » (Pilât etTancrez). Les citernes à engrais appartiennent à la première classe des établissements insalubres.
2. Dépotoirs. Fabrique d'engrais. — Lorsque la vidange totale ou partielle d'une ville ou d'un grand établissement est confiée à un entrepreneur, particulier ou compagnie, qu'il s'agisse de fosses fixes ou de fosses mobiles de n'importe quel système, ou même de vidange pneumatique, il faut absolument que l'industriel dispose d'un réservoir d'attente dans lequel il accumule son engrais jusqu'à ce que les demandes des cultivateurs l'en débarrassent moyennant un prix de vente qui constitue les bénéfices espérés
générale.]
ÉLOIGNEMENT DES IMMONDICES
de l'entreprise. D'ordinaire, les traités passés avec les villes comportent l'obligation, pour l'entrepreneur, d'opérations qui atténuent l'insalubrité des matières de vidanges, en diminuent le volume, rendent leur disparition plus facile. Toutes ces conditions exigent encore des récipients provisoires d'immondices; c'est ce que l'on appelle des « dépotoirs ».
Or, ces dépotoirs sont simplement des plaies publiques. Lorsque l'engrais est offert aux cultivateurs, leur empressement à venir le chercher baisse rapidement. D'ailleurs, les frais de fabrication élèvent tellement le prix que personne ne peut plus y gagner. Les compagnies se ruinent, fussent-elles anglaises, comme celle qui, eu 1872, avait pris l'entreprise de la voirie de Bondy et qui, après y avoir consommé cinq millions, a cessé toute exploitation. Dès lors, cet engrais tant vanté s'accumule sur place. En 1869, à Manchester, il couvrait d'une couche de 4 à 6 mètres d'épaisseur plusieurs acres de terrain; l'eau qui s'en écoulait, pour être rejetée dans les égouts, renfermait 2000 milligrammes par litre de substances solubles et 200 milligrammes de matières en suspension; l'azote de ces matières était uniquement organique ou ammoniacal, sans acide nitrique. A Lancaster (closet à la terre), au dire de Radcliffe, les cultivateurs sur qui on avait compté laissent s'accumuler le produit des tonnes, de telle sorte que le tas devient aussi un dépotoir répandant au loin ses odeurs. Autant en est arrivé des tinettes-Goux sortant des camps autour de Paris. Rawlinson dénonçait, à Rochdale, un monceau d'immondices, de 14,000 quintaux ; une fabrique de poudrette, qui y a été montée en 1875, n'arrive pas à l'épuiser. On sait le médiocre succès qu'obtient en Hollande l'engrais Liernur. Les Anglais déclarent que ni la fabrication de la poudrette (Rawlinson), ni même l'utilisation agricole des eaux d'égout (Frankland), ne peuvent couvrir les dépenses par la vente du fumier.
Les ingénieurs français, nous le dirons, assurent que l'utilisation des égouts peut devenir une source de bénéfices, si l'on défalque les frais de première installation. Mais nous ne voyons que la question de salubrité. Or, à peu d'exceptions près et à moins qu'elles n'opèrent sur des terrains à elles (comme la compagnie Lesage, qui fabrique en vase clos du sulfate d'ammoniaque et de la poudrette qu'elle consomme elle-même à Ghoisyle-Roi), les entreprises d'engrais négligent étrangement les mesures de précaution qu'exigent les dépotoirs et, plus soucieuses d'extraire à peu de frais une marchandise que de faire une opération d'assainissement, elles laissent écouler aux rivières des eaux encore très riches de matières organiques. La voirie de Bondy, où étaient poussées les matières du dépotoir de la Villette, était par ses eaux la principale cause de l'infection du collecteur de Saint-Denis. A l'heure qu'il est, les petites usines qui ont remplacé celle de Bondy déversent également dans la Seine des richesses ammoniacales considérables et sont vivement accusées d'infecter l'air de la cité (1).
(1) Conseil municipal de Paris. Séance du 27 juillet 1880 :
M. Jules Roche. — Depuis quelque temps, il se dégage le soir dans Paris des odeurs insupportables. On avait prétendu qu'elles venaient des égouts; c'est là une erreur. Ces odeurs infectes proviennent des dépotoirs particuliers qui existent autour de Paris. Ces dé- Arnould. — Hygiène. 39
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3. Traitement chimique. — Nous ne reviendrons pas sur ce qui a été dit du traitement chimique des matières dans les fosses ; nous les supposons maintenant véhiculées par l'eau, comme il arrive dans les villes qui envoient exclusivement ou partiellement les immondices à l'égout.
De très nombreux procédés ont été essayés ou sont encore à l'étude, en vue de séparer, à l'aide d'agents chimiques, les matières azotées de l'eau qui les charrie ; c'est-à-dire, d'une part, de rendre de l'eau normale au courant des rivières, de l'autre d'obtenir les matières azotées sous un volume et une forme qui permît leur utilisation agricole. Malheureusement, aucun d'eux n'a paru satisfaisant, même à ne considérer que le fait de l'assainissement des eaux d'égout. Schlœsing et Durand- Glaye citent parmi les principaux : la chaux, le sulfate d'alumine, le phosphate d'alumine, le système A. B. G., mélange complexe d'argile, de sang, de charbon, de chaux, de sels d'alumine, les dissolutions acides de phosphates naturels (procédé Knab), les sels de magnésie, les chlorure et sulfate de fer, le système Holden (sulfate de fer, chaux et charbon), modifié à Reims par l'emploi de lignites pyriteuses naturelles et l'addition de. phosphates de chaux dissous, etc. « Tous ces réactifs plus ou moins complexes peuvent être d'assez bons clarificateurs, mais ils n'exercent sur les matières solubles qu'une action très limitée; celles-ci demeurent dissoutes; les eaux traitées restent riches en matières putrescibles et ne peuvent être admises dans les rivières. Le docteur Frankland, dans le rapport sur la pollution des rivières dans les bassins de la Mersey et de la Ribble, a résumé de la manière suivante les très nombreuses analyses auxquelles il s'est livré :
potoirs, au nombre de vingt-sept, forment une véritable ceinture à la ville. Il est également avéré que ces odeurs nauséabondes proviennent aussi des bateaux situés au milieu de Paris, quai Valmy, quai d'Austerlitz, au pont des Invalides, etc., dans lesquels on fait des chargements de matières sans prendre probablement les précautions nécessaires. Je demande à la préfecture de police quelles mesures l'administration prend ou a l'intention de prendre pour parer à ces inconvénients, qui sont un danger perpétuel pour la salubrité.
M. le secrétaire général de la préfecture de police. — Il est certain qu'il se répand, le soir, dans les rues, des odeurs désagréables. Elles proviennent de causes diverses, notamment de la chaleur, qui augmente la fermentation, et des égouts, quelle que soit leur propreté. En ce qui touche la question des vidanges, la situation de l'administration est actuellement difficile. Elle est heureusement transitoire. Il y a quelques années, le monopole de la Compagnie Lesage a été supprimé par le conseil municipal : cette suppression a dû pro- t duire, en faveur des vidangeurs, une certaine liberté d'action ; la vidange est, en effet, un j service public qu'il est essentiel d'assurer. Mais l'administration tient la main à ce que les prescriptions qu'elle a édictées dans l'intérêt de la salubrité soient strictement observées.
Nous avons déjà fermé l'usine de Nanterre parce qu'elle ne remplissait pas toutes les conditions qui lui étaient imposées. Un certain nombre d'autres établissements doivent rester encore ouverts pendant un délai plus ou moins long. Nous avous demandé au conseil d'hygiène publique de nous indiquer les conditions nouvelles à imposer pour détruire l'infection produite par certains de ces établissements, celui d'Arcueil, par exemple. En résumé, nous cherchons à faire disparaître autant que possible les inconvénients des établissements dont il est question. Ces inconvénients, le conseil les a compris lorsqu'il a décidé que la vidange à l'égout serait obligatoire et que les eaux d'égout seraient envoyées dans la forêt de Saint- Germain pour être épurées par le sol.
M. le président. — L'administration avait exprimé l'intention de supprimer l'usine d'Arcueil; or, on y fait en ce moment des travaux d'agrandissement.
L'incident est clos.
générale.] ÉLOIGiNEMENT DES IMMONDICES. 6H