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II

On remarquera aisément que le pouvoir épurateur du sol diminue par le temps pluvieux, qui prive le sol de l'air nécessaire à l'oxydation des matières organiques. Toutefois Angus Smith assure que cette diminution n'est sérieuse que par les fortes pluies.

Du dépouillement de l'eau d'égout par l'irrigation, il ne faut pas conclure qu'elle soit immédiatement propre à la boisson. Gadiat et Proust ont constaté que les êtres vivants sont longtemps à y apparaître.

8° Les légumes et fruits, les fourrages, obtenus sur les sols irrigués, ont paru bons, sauf un peu aqueux, à presque tous les observateurs. En tous cas, ces produits ont singulièrement élevé la valeur des terrains.

9° On a émis, au sujet de la santé des habitants voisins de l'irrigation, des craintes à l'égard du développement possible de diverses maladies épidémiques. Il n'y a pas à discuter sur des possibilités. Proust range parmi celles-ci le développement du ténia, que quelques-uns prévoient, mais qui ne se réalise pas. Il paraît que la mortalité diminue (de 25 à 21 décès

Arnould. — Hygiène. ^

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p. 1000) à Gennevilliers depuis les irrigations, comme elle a diminué (de 18 à 12) à Noiwood par exemple (Proust, d'après Carpenter). Les odeurs ne sont pas dangereuses, ni même très désagréables, si les conduites sont bien tenues et les irrigations faites à petites doses. A Beddington, dit Carpenter, plusieurs maisons de campagne sont absolument au milieu de champs arrosés d'immondices. Le danger des « émanations » reste hypothétique. Il est moins contestable qu'il y ait eu, à Gennevillers, des cas de fièvre intermittente dus à l'irrigation, alors que le drainage ne supprimait pas toute flaque stagnante à la surface (Lagneau). C'est une cause qu'il est facile de faire disparaître; on arrivera même à rendre les manifestations palustres plus rares à Gennevilliers qu'elles ne l'étaient avant l'irrigation. Dans tous les cas, la nature de ces accidents a son côté rassurant, puisque c'est à peu près le contraire de ce que l'on aurait pu redouter à priori.

Récemment (1879), Baldwin Latham communiquait à The social science Association, réunie à Manchester, quelques chiffres relatifs à Groydon ; la mortalité avant l'irrigation était de 17 p. 1000; elle est tombée à 15 p. 1000; l'accroissement de la population est passé de 1,1 p. 100 à 6,2 p. 100.

Lî irrigation à Veau d'égout en Finance et à V étranger. — Il n'y a encore en France, en dehors de Paris, que des études et des projets en vue d'une épuration méthodique des eaux d'égouts par l'irrigation. Garcassonne, Cambrai, Aix, Chambéry, Saint-Étienne, comptent quelques particuliers qui, dans un but exclusivement agricole, font au passage une saignée aux égouts pour engraisser une prairie ou un jardin; l'assainissement général n'en profite que par hasard et dans des limites modestes. Toulon fait des études. Reims paraît être sur le point de voir un remède apporté à l'infection croissante de la Vesle par un système rationnel d'irrigation, selon les plans recommandés par Lefébure de Fourcy et Léon Durand-Glaye, acceptés par le conseil municipal. Le terrain choisi est crayeux.

A Lille, on entend dire que les eaux d'égout ne sont pas assez sales (fertilisantes) pour l'utilisation agricole et que le terrain argileux qui entoure la ville ne se prêterait pas à la filtration intermittente, pour cause d'imperméabilité (Ladureau). Ces raisons ne paraissent point bonnes. Les égouts de Lille renferment 19 gram. d'azote contre 59 que possède l'eau d'égout de Paris (par mèt. cub.). Ce n'est que le tiers, mais c'est assez, apparemment, pour faire une masse liquide insalubre et gênante, si l'on songe qu'il faut la verser à un ruisseau, la Deûle, qui débite 2 mètres cubes à la seconde (la Seine, 45 mètres cubes). Les municipalités, répétons-le, doivent songer à assainir avant de fertiliser. Que si, pourtant, l'on veut un engrais liquide capable d'attirer la spéculation agricole, rien n'est plus facile que de décider la projection à l'égout, en remplacement des fosses fixes, qui ont empoisonné la nappe souterraine (Masquelez), et de l'horrible vidange à la main actuellement en vogue, de quelque 60,000 mètres cubes d'urine et de matières stercorales (sans compter l'eau plus ou moins salie qui les étend) qui sortent annuellement de la ville en tonneaux de diverses dimensions. Pour ce qui est du terrain, l'Angleterre a éprouvé que les sols

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ÉLOIGNEMENT DES IMMONDICES

argileux ne sont nullement réfractaires ; l'argile est, au contraire, éminemment propre à l'épuration. Nous avons vu précédemment, par le travail de L. Lossier, qu'elle a une remarquable faculté d'absorption pour les matières organiques; la filtraLion y est lente, peut-être, mais pas assez pour interdire le passage intermittent de quantités modérées d'eau; en effet, la couche superficielle du terrain lillois n'est pas d'argile grasse, compacte, elle absorbe assez rapidement les eaux pluviales et n'a que trop admis, sous la ville, les infiltrations des fosses fixes ; elle est superposée à une couche marneuse aquifère, que la craie perméable sépare encore de la craie compacte, vulgairement appelée tun. La nappe souterraine y est à 4 à 5 mètres de profondeur. Ce sont là d'assez bonnes conditions, puisque l'écoulement vertical des eaux est assuré. A la rigueur, il existe, pas très loin de Lille, des espaces où la craie affleure la surface ou n'est recouverte que par une mince couche de terre végétale. Ces terrains de peu de valeur reproduisent assez exactement ceux que les projets delà ville de Reims ont en vue.

En Angleterre, à Edimbourg, sous un climat rigoureux (Marié-Davyj, on déverse depuis plus d'un siècle, sur des prairies de 80 à 100 hectares (à Lochend et Craigentinny), un ruisseau qui jetait à la mer 16,000 mètres cubes d'eau d'égout par jour. La spéculation agricole, seule, avait engendré cette heureuse idée. En 1876, 64 villes de plus de 5,000 habitants traitaient leurs eaux d'égout par l'irrigation; 341 les jetaient encore à la rivière. L'épuration se fait sur des fermes, Sewage-Furms, exploitées par des particuliers, mais plus souvent par l'administration municipale. Rugby, Merthyr- Tydfil, Groydon, Garlisle, etc., ont acquis à ce titre une légitime notoriété. Londres, Birmingham, Leeds et d'autres de première importance, n'en sont qu'aux essais ou même aux projets.

En Allemagne, Berlin a acquis deux vastes domaines, de 1560 hectares ensemble, sur lesquels l'irrigation a commencé à se faire et doit se généraliser. Breslau imite absolument Berlin.

Danzig est plus avancée. Le débit annuel des eaux d'égout de Danzig (Diïnkelberg, 1875) est évalué à 4,513,736 mètres cubes. Cette ville de 80,000 habitants possède, depuis 1872, un système complet de distribution d'eau et de départ des eaux impures avec champs d'irrigation, installés sur des dunes stériles (Heubude), voisines de l'embouchure de la Vistule. Les collecteurs des deux rives aboutissent dans la Kœmpe, île de la Mottlau, où se trouvent les machines élévatoires, qui séparent les matériaux solides et refoulent les eaux impures sur le terrain d'irrigation. L'administration municipale a concédé pour trente ans 500 hectares de terres improductives à un entrepreneur qui s'est chargé de tous les frais d'installation. Helm etLissauer ont montré, par des analyses exactes et des chiffres, que l'eau qui sort des dunes est parfaitement pure, que ces champs arides sont devenus une véritable oasis, et que les habitants de Heubude, non plus que ceux de l'embouchure de la Vistule, n'éprouvent aucune atteinte dans leur santé, du fait du voisinage des Rieselfelder.

La réalisation du système de vidanges à l'égout dans la ville de Berlin,

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sous la direction de l'ingénieur Hobrecht, mérite une mention toute spéciale, parce qu'elle démontre qu'on n'a pas de raison d'exclure de la méthode les villes en terrain plat, à rivière sans pente, à nappe souterraine voisine de la surface (ce sont les conditions qui se présentent à Lille). Durand- Claye, qui a étudié la canalisation de la capitale prussienne, donne les renseignements essentiels sur l'exécution de ce grand travail. A mesure que la municipalité effectue les égouts dans une rue, le branchement devient obligatoire pourles particuliers, et toute fosse ou puisard doit être supprimé. Les branchements particuliers sont en poterie, de 0m,16 de diamètre; leur pente varie de 20 à 33 millimètres par mètre; ils sont munis d'un siphon en grès de 0m,08 d'immersion. Les égouts, sous la chaussée, sont de forme ovoïde, avec cunette circulaire, en briques, d'une hauteur variant entre lm,20 et 2 mètres ; les bouches de rue communiquent avec Tégout par un puisard et un tuyau recourbé d'une disposition encore siphoïde. Tous se réunissent en cinq collecteurs, dont chacun dessert l'un des cinq bassins dans lesquels est divisée la ville. La pente n'est que de 1 sur 2,000 ou même 2,800. Chacun d'eux se rend à une usine élévatoire, où de puissantes machines aspirent l'eau d'égout et la refoulent à raison de 20,000 mètres cubes par jour et par usine (avec 50 à 80 gram. d'azote par mètre cube) dans des conduites métalliques de 0ra,75 à 1 mètre de diamètre et de 12,500 à 20,000 mètres de longueur, qui amènent les eaux impures dans deux domaines achetés par la Ville pour l'épuration : Falkenberg avec 736 hectares ; Osdorf et Friedrichenhof avec 840 hectares. La distribution des eaux sur le terrain se fait à peu près comme à Gennevilliers, mais c'est la ville elle-même qui exploite; les cultures et les récoltes qu'elle fait ont pour but d'assurer mieux l'assainissement ; le gain n'est que secondaire. C'est à peine si quelques hectares sont affermés à des particuliers. La dose annuelle d'eau d'égout est de 51,000 mètres cubes à l'hectare. Une partie seulement du terrain est drainée. Du reste, aucune odeur, hors aux bouches de distribution des conduites maîtresses; des villages existent et des maisons de campagne s'élèvent autour des champs d'irrigation; personne ne se plaint. Durand-Claye a bu de l'eau fournie par le drainage et l'a trouvée aussi pure que celle qui sort des drains de Gennevilliers.

Diisseldorf, Francfort-s.-M., Heidelberg, s'occupent sérieusement de résoudre dans le même sens la destruction de leurs immondices. En Suisse, Fribourg fait étudier l'utilisation de ses eaux par l'ingénieur Ritt; Zurich a confié à Bùrkli-Ziegler l'examen d'un projet tendant à verser les eaux d'égout, qui infectent laLimmat, sur une prairie de 100 hectares. Pesth, en Hongrie, a chargé des ingénieurs français de rédiger un projet d'assainissement qui comprend l'irrigation par les eaux d'égout des vastes plaines poussiéreuses et stériles qui s'étendent au bord du Danube.

« Les eaux d'égout de la ville de Milan reçoivent toutes les immondices de 150,000 personnes environ; leur volume, dans lequel figurent pour une très large part les eaux naturelles qui traversent la ville, est évalué à 100,000 mètres cubes par jour. Elles sont réunies dans un canal à ciel ouvert, la Vettabia, sur le parcours duquel les eaux sont vendues aux propriétaires des

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prairies appelées marcites. L'excédent rejoint la rivière Lambro à 17 ou 18 kilomètres au-dessous de Milan. Les eaux ruissellent à la surface des marcites même durant l'hiver et quand les prairies environnantes sont couvertes de neige. On suspend l'arrosage huit jours avant la coupe, qui a lieu six fois par an. » (Marié-Davy.)

Cet usage remonte à une date déjà très ancienne. Florence n'a eu qu'à l'imiter; en 1878, cette ville irriguait environ 15 hectares (Schlœsing et Durand-Glaye).

Conclusion. — Les faits acquis, relativement à la perfection de l'épuration des eaux d'égout par l'irrigation, l'innocuité sanitaire de cette pratique, le rendement agricole des champs irrigués, permettent de conclure que la vidange intégrale à l'égout, combinée avec l'épuration de la totalité des eaux d'égout par l'irrigation, est le moyen le plus parfait : 1° de débarrasser les habitations de leurs immondices et d'assurer la salubrité de leur atmosphère et de leurs eaux; 2° de respecter les droits des riverains en aval des cours d'eau qui ont traversé les villes ; 3° de donner satisfaction aux réclamations, parfois exagérées mais justes au fond, des économistes qui protestent contre la déperdition des engrais humains. (Un adulte produit pour environ 10 francs d'engrais par an; aucun système d'éloignement des immondices n'en assure l'utilisation complète ; mais la vidange intégrale à l'égout avec irrigation est celui qui en fait perdre le moins.)

Assainissement agricole des eaux industrielles. — Cette question dépend naturellement de l'hygiène industrielle ; nous ne ferons qu'y toucher ici.

L'irrigation est encore le procédé le plus sûr et le moins coûteux d'éviter la souillure des cours d'eau par les eaux des usines, et surtout de celles qui travaillent des matières organiques. On cherchera, selon les cas, ou bien à assurer l'épuration sur une surface restreinte, ou bien à faire profiter de l'engrais une grande surface de terrain, selon les vues déjà exprimées par Wiirtz en 1859. MM. Harvie, à Port-Dundas, versent les eaux-vannes d'une distillerie d'alcool sur les terres de la ferme voisine de Parkhouse et réduisent l'azote combiné de 732 grammes par mètre cube à 12 grammes. Dailly et Pluchet, à Trappes (distilleries) ; Hanzem et Gérard, en Belgique (laines) ; Nickols, àLeeds (tanneries) ; André, dans l'Aisne (rouissage du lin), sont entrés dans la même voie. Les frères Balsan, à Ghateauroux (A. Durand-Glaye), dont la fabrique de drap produit 2,000 mètres de drap par jour et désuinte 4 à 5 mille kilogrammes de laine, dirigent les 7 mètres cubes journaliers d'eau de désuintage dans une citerne où se déposent d'abord 1,380 litres par jour de matières lourdes ; après cette décantation spontanée, l'eau est reçue dans des rigoles qui la conduisent sur des prairies; le dépôt lui-même est séché à l'air et étendu ensuite sur les prés. Ces prairies ont une étendue de 25 hectares; le sol en a été soigneusement nivelé et l'on y a répandu des cendres de houille pour diviser leur sol trop argileux. Ces prés produisent par hectare 1,000 à 1.200 kilogrammes de plus, depuis ces améliorations.

Dans le département du Nord, les industries de la laine infectent complètement

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la rivière de l'Helpe. Le Conseil de salubrité demande au préfet de prendre un arrêté prescrivant aux peigneurs de laine de ne plus écouler dans les cours d'eau que des résidus liquides inoffensifs, et recommande pour les rendre tels l'épuration par le procédé Walocque (désuintage préalable des laines ; traitement des lessives par l'acide chlorhydrique), assez analogue à celui de Holden. Nous avons vu plus haut l'incertitude de l'épuration chimique; Vallin se demande, avec raison, s'il ne serait pas préférable, ici encore, de recourir à l'irrigation sur des prairies, à l'imitation de l'usine Balsan. Une objection sérieuse, pourtant, sort tout naturellement du rapport du même conseil de salubrité pour l'année 1878; c'est que l'inspecteur départemental Meurein accuse l'irrigation des terres arables par les vinasses des distilleries de contaminer les eaux du sous-sol que la ville de Lille a captées à grands frais pour l'établissement de sa distribution d'eaux potables. Cette observation mérite d'être relevée. Comment se fait-il que le sol des environs de Lille, qu'on ne trouve pas assez perméable pour l'irrigation à l'eau d'égout, le soit devenu trop à l'occasion de l'écoulement des vinasses de distilleries? Et à quel propos l'épuration, reconnue si parfaite à Paris, en Angleterre, à Danzig, a-t-elle été complètement impuissante en Flandre? 11 y a là des conditions locales qu'il faudra éclaircir avant d'interdire simplement l'irrigation par les eaux de distillerie. D'autant plus que ces eaux iront toujours quelque part et que, si on ne les fait pas filtrer sur le sol, il y a des chances qu'elles aillent simplement aux cours d'eau, déjà si compromis, du département. Au moins conviendrait-il de n'appliquer l'interdiction qu'aux usines situées sur le parcours de la distribution d'eau.

Eloignement des immondices des animaux. — C'est surtout dans les

petites localités qu'il y a relativement le plus d'animaux capables de fournir une proportion considérable d'excréments. Ce sujet, par conséquent, se rattache à l'hygiène rurale. Nous ne ferons qu'énoncer quelques règles.

1. Les écuries des grands animaux, chevaux et ruminants, doivent être séparées et même un peu écartées de l'habitation des humains. Elles seront spacieuses, claires, faciles à aérer largement, avec un sol un peu relevé au-dessus du niveau de la rigole de rue, revêtu d'un dallage, de carreau ou ciment, imperméable, en pente légère, de façon à laisser écouler constamment les urines en arrière des animaux dans une rigole qui les conduit elle-même dans la fosse à purin.

2. Les fumiers, mis à l'écart dans une cour, sur pavé aussi peu perméable que possible, seront accompagnés de fosses à purin, étanches, où les liquides du fumier se rendront par une pente naturelle, ainsi que les eaux de pluie qui auront lavé le tas. On enlèvera le tout assez souvent pour éviter le dégagement, dans l'atmosphère, des gaz de la putréfaction. On mettra un soin particulier à éloigner le fumier du voisinage des puits, à les mettre à l'opposé des fenêtres de l'habitation. Le mieux serait de le recueillir dans des caisses en tôle, comme cela se pratique dans quelques casernes anglaises, application véritable du système des fosses mobiles aux excréments des animaux. Tout au moins sera-ce un progrès que de le déposer dans des fosses étanches parfaitement recouvertes. A la campagne, l'addition de terre sèche, très facile à pratiquer, rendra de réels services aux habitations voisines.

générale.]

ELOIGNEMENT DES IMMONDICES

3. Dans les villes qui jouissent d'une bonne canalisation souterraine, l'arrosage et le balayage exacts des rues font aisément disparaître les excréments abandonnés sur la chaussée par les animaux. Dans les autres il ne semble y avoir rien de mieux à faire que d'employer des hommes à ramasser le crottin, la boue, dans des brouettes ou des tombereaux; de faire le moins possible de dépôts provisoires de ces immondices, fussent-ils masqués par des bornes creuses, dans l'intérieur de la ville, et, selon le conseil judicieux de Verrine, d'établir en dehors et à distance des villes, sous un vent qui n'incommode point la grande route, des fumières à sol pavé, entourées d'arbres qui les dissimulent et retiennent les émanations.

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