CHAPITRE IV
DU VÊTEMENT ET DE LA PROPRETÉ CORPORELLE
De même que l'habitation, le vêtement a pour but capital de rendre le corps des individus aussi indifférent que possible aux influences atmosphériques ; c'est, en quelque sorte, une habitation intime et portative. Bien plus que l'autre, celle-ci met en évidence la réflexion et l'ingéniosité humaines; cet objet est encore de l'hygiène commune, en ce qu'il s'agit toujours d'abris ; mais, en pratique, il comprend des modificateurs absolument propres et exclusifs à l'homme.
Il va de soi que le vêtement influence immédiatement la modalité des fonctions de la peau et que, parmi les rapports étroits du tégument artificiel avec le tégument naturel, l'un des plus importants est la façon dont le premier aide ou entrave les sécrétions et les excrétions du second ; c'est ce qui légitime la réunion de ces deux points d'hygiène : vêtement et propreté corporelle ; l'un et l'autre se rencontrent d'abord dans le but commun de maintenir l'intégrité des fonctions de la peau.