‹ Nouveaux aperçus sur les causes et les effets des glairesChapitre 7 sur 27 · QUATRIÈME FAIT · texte numérisé non relu

QUATRIÈME FAIT

Humeur glaireuse , semblable au blanc

d'œuf, portée sur la vessie par suite du

chagrin.

« Il y a au moins vingt ans qu’à la suite de « peines vives de l’àme , j’éprouvai un grand. « malaise , et que je suis atteint d’une maladie « bien affligeante, qu’ont aggravée d’autres pei- « nés que m’a causées, il y a deuxansetdemi , « la perte de mon épouse et de la plus grande- * partie de ma fortune ’ y depuis ce temps

sur l es Glaires.

« je ne puis uriner sans ressentir les douleurs « les plus aiguës, les glaires dont j’étais ac- «. câblé depuis mes premiers chagrins, se sont « portées sur ma vessie et rendent mes urines « aussi épaisses que des blancs d’œufs , dont « elles ont la forme et la ressemblance.

« Outre ce mal , déjà trop grand, j'éprouve « des étouffemens qui m’empêchent de garder « le lit, et qui ne se dissipent qu’en rendant * par en haut une grande quantité de vents; « je suis sans appétit, et le peu que je mange « je le digère difficilement. Ma marche est « pesante, à chaque instant je suis contraint « de m’arrêter pour reprendre ma respira.

« tion; j’ai souvent la voix enrouée, et je suis «< sujet à des coliques qui me font souffrir le « martyre ; je suis sensible au froid; le moin- « dre événement m’alarme; je n’ai aucune « stabilité dans mes résolutions , je ne m’oc- « cupe que du désordre de mon physique , « rien ne peut me récréer, j'aime beaucoup « la solitude, le mouvement est pour moi un « supplice. Le malaise dont je vous ai parlé « plus haut me quitte rarement , et je me « trouve le plus à plaindre des hommes. -

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