‹ Nouveaux documents sur l'histoire des plantes cryptogames et phanérogames des Pyrénées /correspondances scientifiques inédites échangéesChapitre 7 sur 10 · NN · texte numérisé non relu

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espèces que je n’ai point signalées, et qui sont communes dans vos environs.

« Je me suis spécialement occupé d’une analyse critique

des espèces publiées comme nouvelles par M. Lapeyrouse L, et je voudrais pour y mettre la dernière main recevoir quelques-unes dés espèces que je vous signalé. Avec votre secours, je pourrais rendre mon travail moins imparfait, et je vous en serais bien reconnaissant. Vous êtes-vous occupé de Ja recherche des lichens? J’en ai fait une étude toute spéciale et ce serait m’obliger essentiellement que de me communiquer

ceux de vos contrées... Depuis longtemps je brüle d'aller - faire votre connaissance personnelle, et celle du Canigou que j'ai vu des environs de Perpignan avec un «il d'envie, mais je suis toujours contrarié dans le projet...

.« Agréez, etc.

« Léox Purour. »

Saint-Sever, 15 novembre 1826.

« J'ai reçu le précieux envoi botanique que vous m ‘avez . destiné. Je vous suis bien reconnaissant de votre générosité à . mon égard et je désire sincèrement pouvoir à mon tour vous payer de la mêfne monnaie. J'ai étudié avec soin toutes les à plantes que renfermait votre envoi, et hier seulement jai “achevé de les intercaller dans mon herbier. Je vais vous

qi Léon Dufour n’a rien publié sous ce litre, ni rien écrit qui directement au projet énoncé dans cette lettre. Mais ses Souve-

Clusius et de Barre, etc. (1860), de même que ses notes dans Sa dance avec Lapeyrouse jusqu'en 1818, contiennent une savanle

| dsession et 54 indications précieuses touchant les espèces du premier rénéen. J'ai rappelé les remarques neuves ou les mieux" fondées

de Léon Dufour, dans une étude biographique citée plus hant.

D transmettre la liste de .ces plantes, et en même temps les observations que leur examen a fait naître, La plupart m'ont fait un grand plaisir et plusieurs étaient nouvelles pour moi. Si de votre côté vous trouvez quelque chose à redire sur mes observations, ce sera un véritable service à me rendre que de mé le communiquer. C’est la seule manière de s’instruire. Obligez-moi donc, mon cher Monsieur, de me faire part sans” façon de vos remarques.

« Agréez, etc.

« Léon Durour. »

SERTULUM FLORÆ PYREN.-ORIENT. COLLECT. 1825-96 ;

CODER PHARMACOP. PRADENSIS.

Festuca duriuscula, non, mais bien F. ovina L. 1.

Festuca spadicea L., oui. Canigou, Port-Vendres et Banyuls. :

Cenchrus echinatus ?, uon, mais C. capitatus.

Carex glauca, oui. (Brairies de Prats, de Mont-Louis, bord des rigoles.) ;

Care gynobasis Vill., oui. (Coteaux où vallon de int :

{4} L'une et l’autre plante sont répandues dans les Pyrénées-Orientales. La première, dans les pâturages sur des montagnes, à Prats , Ole tte,

F. duriuseulu et à la Preste la var. glaueæ Koch. de la mème plante. Quant au F. ovina, les deux variétés de MM. Grenier et Godron À. - est à Castel et B. alpina, sur les montagnes, notamment au Canigou

(2) Echinrie capitata Dest. qui à pour synonyme Sesleria echinata Lam., répandue dans les friches du plateau d'Ambulla. (3) Réuni comme synonyme au C. Halleriana Asso.

* Sparganium natans L., oui !. (Montagne de Carlite). Allium angulosum DC.. oui?.

Allium victoriale L., oui. (Mont-Louis, vallée d’Eynes, Bois de Salvanère.) Narcissus campanulatus Cod. N'est que le Narcissus pseudo-Narcissus des environs de Paris à.

© Luzula spadicea DC., oui. (Lacs du sommet du Canigou.) * Luzula lutea DC., oui. (Eynes, Canigou, Latrenti.) Crocus vernus AL. oui. (Mont-Louis, Eynes, Costa-Bona.) * Urtica hispida DC... oui. La mème que j'ai reçue de la Due:

(1) ue Grenier et Godron {Flor. de Fr 5 indiquent un pt habitat, les lacs des Vosges. M. le docteur Companyo a indiqué une station

Centrales, au lac d'Espingo ; mails, comme plusieurs botanistes de notre époque, trompé par :a longueur és des tiges, ilprit pour elle le S. minimum Fries, ce que MM. Grenier et Godron ont constaté dans leur is et ce qu’établit au reste l'échantillon de l'herbier du floriste pyré-

n. Ce dernier n'avait pas rencontré le S. natans L. dans les Pyré- On trouve aussi le S. minimum de dans les Pyr.-Or., dans les eaux stagnantes du plateau de Rouil'ou

(2) À. fallax Don. [A: sie Pourret.

ce répandue dans les prairies des environs de Mont-Louis,

bien les formes variables de sa fleur. A propos du N. bicolor Pourret de Salvanère et du bois de Boucheville cité par l'auteur de l'Itinéraire pour les Pyrénées, M. Timbal-Lagrave affirme n'avoir vu s e nom phare des agree que l'hybride N. pseudo narcissus-poeticus

Le #

sd.

Aube hiberna L. Je voudrais bien VE. Goderiana que je crois être l’Euph. Pope LE Rumezx digynus L.?.

Passerina empetrifolia Lap.3. Co d' an ]

. Font de Comps, Vernet.) .

Daphne thymelea L. #. (Pentes de Conat ; les Aïbères ÿ * Armeria alpina rot et variété. (Canigou, vallée à Eynes, Pentes de Cambredase 5.

No Pour NM. (Grenier et Godron, PE. Coderians

Plantago pts Lam. 1. panel : Cambredase, vallée d’Eyne

Plantago RS Lap.?. (Régions FH du ee ) Globularia punctata Tap.3. Hamon

Globularia alypum L.

Globularia nudicaulis L. nue villosa L.

(1) Synonyme du PI. monnaie Pourret , qui réunit du même titre le PI ris Benth. Cat. Pvr. M. Timbal-Lagrave (Reliq. Pour- relianæ) a reclifié le larcin de Lamarck qui s'était approprié Ja plante de son premier deseripteur.

(2) L'espèce abribuée par Dufour à Lapeyrouse est SA pare elle ést rentrée aujourd'hui dans la synonÿmie du P. carinata

(3) Quelques botanistes, de Candolle le premier, ont réuni time espèce de Lapeyrouse au G/. nana Lam. qui pour. MM. Grenier et Godron est une variété du 6 cordifolia L. M. le professeur Duchartre (Flor. Pr. exs } avait dit : «M. Arnott et d'après lui M. Cambassèdes, rapportent le G. punctala. Lap. comme synonyme du G.cordifolia L. Ce synonyme est faux. Par l'inspection de l'échantillon unique de l'herbier des Pyrénées, il est aisé de se convaincre que ces deux espèces n’ont aucun rapport l'une avec autre. » M. Bubani, suivant la voie tracée par M. Duchartre, a défendu l'espèce de Lapeyrouse qui lui parait légitime et qui ses plus. particulièrement aux Pyrénées espagno!es d’où

s’échappen t parfois les specimens qu’on retrouve en France, loujours au voisinage de notre frontière. Il n'a pas hésité à la rapporter au Carradori& incanescens Alph. de Cand. /GL. incanescens Nix.) et cette opI-

réfute légitimement l'avis du colonel Serres disposé à voir une Pre es] e, le Jasi asione amethystina Lag. dans le G. punctata Lééel à e Lamarck, suivant l'observation récente de M. Timbal- Lagrave (Rel. Pourr.}, ne serait autre que le G. repens Pourr., de Saint-Antoine-de-Galamus, espèce plus ancienne et dont Lamarck aurait dépossédé Pourret, son premier inventeu Le G. alypum L. le plus commun de nn dans les Pyrénées-Orien-

tales,. abonde sur les roches calea: ï e-Pèna, aux environs de Céret et. Je Jong de ‘#4 route de Pris de Mae Le G. nudieà

n'est t de Comps, à Prats, au Laurenti. Les PA

bleues deviennent cru au déclin de leur évolution.

%6 - … à dose | carnet &4 non. Espèce à ‘étudier, ayant de des

rapports avec l'A. lactea F2 : Primula viscosa Ce: n est pet celle de Villars u

FI

que au Canigou et que je » voudrais bien coinâitre:: Avez rencontré le P. longiflora? Votre espèce (du Mont-Car est — Ce le nombre et la pebtesse de ses fl

(1) On trouve dans les Pyrénées-{ brieata Lam., Eyne, Canigou; À. vi L., vallée d'Eyne, Canigou; À. lac

appelé los Plus où elle est commune, et à la montagn Company); A. maxima L. , Ambouilla et Mont-Lo “et Godron ue de RUE l'A. lactea L. (n les P

rientales cinq | Androsuce: A.

: avait —. TL Pr de P En Tous le lon ont ore de France,

P. lutea Vill.t.

P. Vitaliana L. (Eynés, Cambredase, sommités en Canigou..) P. integrifolia L. (Eynes, Mrs, le Laurenti.

Soldanella alpina L. (Canigou, Eynes, Costa-Bona.) Centuneulus minimus L. (Prats-de-Mollé, Ruisseau- Paris.)

Veronica fruticulosa, non; mais V. saxatilis, Je PR le véritable fruticulosa des Pyrénées?.

Veronica alpina

* Euphrasia officinalis, non. La vôtre est peut-être nouvelle.

(1) C'est le P. auricula L. que les auteurs de la Flore de France croient ne pas exister dans les Pyrénées où elle a été cependant mentionnée par Lapeyrouse, sur l'indication de Lemonnier. L'herbier contient

puisque le docteur Companyo précise ainsi son habitat: « Carigou, ans les pâturages au sommet du vallon de Cady, près les Fée ols. » Néanmoins l'herbier départemental ne contient pas un exemplaire de pèce

Timbal-Lagrave, bail sous silence l'indication importante du

Pr imuli auricula L., dit (Reliq. Pourr. F que Pourret en signalant dans T'Htinéra aire cette plante au Laurenti « a probablement eu en vue l'espèce

Pyr.-Or., notamment au pic de Cambredase. » M. Colmeiro a indiqué le Primula auricula dans les Pyrénées de la Catalogne, et MM. Los:os

gne comme en France, le P, auricula et ses variétés sont cultivées dans les Fe

(2) L ge frulieulosa L.: Mont-Louis, rochers alpins du Canigou et dans la vallée de Nohèdes; la forme pilosa (V. saxatilis Jacq.) dans les pâturages, à à Eynes, Lio, au Canigou,

de Par, se trouve

ce __ Lap ; (Prats,

— Me Pulmonaria angustifolia L. Je voudrais bien la véritable. P. officinalis L. !

Le Sté sancti Anioli Xat. ?,

mn Le docteur Companyo (Hist. nat. Pyr.-0r.) cite le P. officinalis L. dans les montagnes des vallées d'Arles, de Vernet, etc., ete. MM. Grenier et Godron affirment que cette espèce de l’est de la France, manque dans le centre et dans l'Ouest. Lapeyrouse indique bien le P. officina’is L. dans sa Flore sbr régée « aux lieux ombragés et frais » sans autre précision, mais l'échantillon de l'herbier est pour MM. Clos et Loret le P. officinalis de Thuillier {P. tuberosa Sckrk). Cet sion est-il

ic servi à la ription de Lapeyrouse? I est permis d'en douter. Le P. officinalis n'est pas rare sur le Ke iere espagnol des Pyré- -nées, notamment dans la Catalogne et l'Arago

Le P. angustifolia L. non Mert, et Koch) que Lapeyrouse ne mentionne point dans les Pyrénées-Orientales, a été récolté par M. Companyo

aux bois

ne citent aucun habitat néen pour cette espèce ; au eur livre est antérieur à celui du docteur Companyo. Les nue sont encore loin d'être d'accord sur la plante Linnéenne qui porte u

pis étroites par la culture. Pour MH Grenier et Godron qui se opinion déj ancienne de Fries (Sum. veg.}, le P. angustifolia du Flora suecica serait uniquement le P. aszurea Bess. qui seul, parmi ‘5 synonymes de la plante, se trouve en Suëde.

(2} « Je vous ai envoyé le mois dernier, dit Xatart à Lapeyron: €, dans sa lettre du 5 juin 1814, un Lithospermum des rochers qui dominent l’hermitage de Saint-Amiol, que je crois fermement être une plante nouvelle. Je l'ai observé de nouveau in loco natali, ainsi pce ses graines,

et voici ma description: tiges nombreuses, simples, nues, de deux à trois décimètres de hauteur, à écorce blanchätre; ‘fenilles alternes ,

pétiolées, elliptiques, entières, velues, d'un beau vert, mais glauques en ; fleurs lair olitaires, formant épi lâche; calyce à

su divisions linéaires corolle ndibuliforme, bleu-clair, dépassant t le calyce, velue en dehors: étamines dans le tube; pisti égal à la corolle. een (eus), anguleuses, de ae rosée, Si vous parta agez ma manière de voir et que ma plante, que je n'ai

jamais vue aïlleurs dans ce département, et qui ne se rapporte à aucune description espèces que je connais, vous parait assez caractérisée pour former une espèce, je vous proposerais de la désigner dans la suite

ER on Me ET. SN

Gentiana } pyrenaica L (Sommets des environs d Louis.) .

Gentiana campestris L. non. Mais G. Verne en

Prats.)

* Pyrola uniflora 1 L,. Gb,

sa 18 he

ju longifolia Lap. us Font de Comps à votre Flore, sous le art Le Lithospermum saneti Anioli. » rouse fut du même sentiment que son correspondant quant à veauté de l'espèce, et il = a décrit dans le Supplément

E. Lybie On récolte cette plante rare, sur

er les hr Ja rivière de

nai rotundifolia L. (Vos diverses formes de na ianis) Prats, Banvyuls !.) * Sonchus tenerrimus L., et ses variétés de Banyuls ?. * Lactuca tenerrima pote: (Prats 3.)

(1) M. eh De gi (Prodr.), a réuni au type Linnéen une forme répandue yrénées, le €. rotundifolia v. tenuifolia {C. cœspilosa et C. us a

Une campanule nouvelle, “trouvée en 1852, sur les rochers en face de Consolation (Pyr-Or.) par M. le docteur Penchinat, a été rapportée par

de la fin d'août et en septembre, ce qui explique comment elle a été

ignorée longtemps par les botanistes qui ne viennent guère à celle époque

dans le Roussillon, où les chaleurs de l'été ont brûlé les plantes), elle

est devenue une espèce particulière sous : . un . ruscinonensis cam

its ses “fleu rs plus petites, étalées, dpt par les feuilles.

(2) Lapeyrouse qui tenait de Xatart la forme pyrénéenne du S. fenerrimus, écrivait à ce dernier en 18:2: « M. De Candolle indique sur les rochers maritimes, près de Collioure, une nouvele espèce qu'il nomme Sonchus pectinatus. N'a-til pas connu le S. tenerrimus qui ÿ est commun, ou bisn est-ce une autre espèce? » Dans une autre lettre à son correspondant roussillonuais, Lapeyrouse ajoute ; « Je n'ai plus de doute sur le S. pectinatus. Ce n'est pas même une vitité, mas un état de débilité de la plante à la FRE pousse, aprés que la première a été broutée. pr comme on fait de la botanique ! Nous avons cette plante sur les murs de Toulouse. » M. le docteur Loret cg dans ses Observations ses partie de l'histoire du Sonchus tenerrim et à ce propos fait remarquer avec raison que De Candolle, lui vi dans sa polémique avec és use avait si souvent raison, donna pris cette fois à son adversaire

(3) J'ai déjà eu Pétition de parler du L. perennis et de sa pe inconnue pour moi dont De Candolle fit le L. rain Le L. tener-

rima, qui vient dans les mêmes lieux, me remet mémoire pin de M. Timbal-Lagrave sur la variété de cette sites espèce. « La

RS des auleurs admetient comme espèce, a dit mon savant con nfrère, nine sc. aux sourc. de la Gar.), les L. perennis et fenerrima,

: bicscions

Hieracium….. 9 à dns rameaux voisin, du peut-être le compositum Lap. !.

H. breviscapum DC.; (Du Canigou) non ; sa itô

H. angustifolium B. Coderi F1. fr. et peuätre ment le Leontodon pyrenaicum L, Etudiez-le?.

NS ob te lus dt canal de Lecea3. )

semblable à celui qui est ist au 1e enerrima ( .

in tai à Lap. (Rocca jaliniera.) Cm à de Py.5.)

e, retrouvent dans le type de ce Fr. sans partage.

: botänistes retrouvent purement

: M er = réuni au nom d'A. cerin hoides L.,

Section rl difl Dee. FAN: Se

Acarna cancellata Wild. (Collioure 2. hi

{C*. MCE Te Th oc * L. VAUIJLE à eZ

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