MA COUSINE
Depuis plus de Quinze Printemps, Par sa douceur toujours égale ; joye innocents à ses jeux candides, ses chants ; Poursuivant avec elle, à travers la prairie embaumée et fleurie, les brillants Papillons où chassant sur le bord des eaux les vi ves libellules, les insectes dorés.
Quelquetois, entrainés par les Caprices esPiègles, nous plongions,
r-vis, nos pieds jusqu'aux genoux, nos bras jusqu'aux épaules, dans l'once transparente dur riant comme deux fous :
Assis sur la colline, nous regar dions, un soir, le soleil se Coucher Majestueux à l'horizon, quand l'astre royal, obéissant à un dernier Caprice, sans doute, voulut mirer ses Cerniers rayons d'or dans les
"y chercher,peut-étre, quel-
les Grâces ou les Lutins MmoQueurs.
Après avoir baisé le cœur Palpitant de Hu compagne, un rayon d'or éblouissant, accompagné de l’Amou r, S’élance des Yeux songa1rs de ma Blanchette, ardent, sur mes Yeux : les traverse brusquement ; s'empare de mon âme, l’illumine, l'enflam me, disant au tendre Amour :
‘‘Loge toi dans le cœur 1°”
FPILOGUE,
L'astre du jour satisfait avait disparu à l'horizon cMporiant sur son chariot de feu les Cernidros feuilles de notre joyeuse enfance, nous laissant en retour les Pêtates écurlates de l'amour.
Emus, embarrassés, nous revinmes au foyer, silencieux, conime deux coupables.
Deux ans après, les doux liens de l'hyméné ’ennoulaient Pour tcujours autour de nos deux cœurs Palpitants d'ivresse sous les baisers
caressants du Bonheur.