CHAPITRE SECOND
Conduit vecteur de la bile.
(Canal hépatique.)
Différent des autres conduits vecteurs des appareils de sécrétion, ie conduit hépatique ne va pas jusqu’à l’organe de dépôt de la bile ; mais il vient se réunir angulairement avec le canal excréteur de cette vésicule. Quoiqu’il en soit, il commence , comme je l’ai dit, dans les granulations du foie, par des radicules extrêmement fines qui se rassemblent successivement pour former des branches. Ces branches elles-mêmes se réunissent ensuite en deux troncs principaux , de volume variable , appartenant l’un au lobe droit, l’autre au lobe gauche, abandonnent le foie dans le sillon transverse , puis se joignent à angle droit pour former le conduit hépatique. Il n’est pas rare de voir de petites branches aller s’ouvrir isolément, soit dans l’un ou l’autre de ces deux troncs , soit à leur point de jonction.
Quoiqu’il en soit, le conduit hépatique, long d’un pouce à un pouce et demi, et large environ d’une ligne et demi, se porte obliquement en bas et en dedans, et se réunit au conduit cjstique pour constituer le canal cholédoque. Dans ce trajet , il est compris entre les deux lames de l’épiploon gastro-hépatique , derrière la branche droite de Tarière hépatique , au-devant de la veine-porte, à gauche du col de la vésicule biliaire et de son conduit , et entouré par une assez grande quantité de tissu cellulo - graisseux , de nerfs et de vaisseaux lymphatiques. Sa surface externe n’offre rien de particulier ; l’interne, blanchâtre et muqueuse, manque de valvules et présente, au point de jonction du conduit hépatique avec le cystique, un épe-
ron saillant qui cependant n’emp. elle pas le reflux de la bile dans celui-ci. Sa structure est la même que celle des autres parties de cet appareil d'excre'tion.