ÉTAT DU LA MA€^©OSNE DEPUIS LA BATAILLE D'IPSUS
—L'issue de la bataille dPpsus, en 501, avait donné la Macédoine proprement dite à Cassandre, l'un des généraux d'Alexandre-le-Grand. Les événemens se compliquèrent tellement depuis qu'on a peine à en suivre le fil ; nous remarquerons seulement que Démétrius-Poliorcèies, après avoir envahi la Macédoine, en est chassé par Pyrrhus et Lysimaque, et, déguisé sous l'habit d'un pâtre, va se réfugier en Asie, où il meurt misérablement (284).
Lysimaque s'empare delà Macédoine: il est vaincu et tué par Sékucus, qui s'assied sur le trône d'Alexandre, et périt victime
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de son ambition (281). Son assassin, Ptolêmée-Cêraunus ou le Foudre, 01s de Ptolémée-Lagus, usurpe à son tour la couronne, et la souille de ses crimes : sous lui, Belgius et Brennus, chefs des Gaulois, ravagent la Macédoine. Pyrrhus, revenu d Italie, se rend aussi maître de ce pays ; mais ce grand capitaine, ayant été tué au siège d'Argos, A ntigone-Gonatas , fils de Démétrius- Poliorcètes, put alors monter sur le trône (278), que ses successeurs conservèrent jusqu'à la conquête des Romains.
Il y avait sept ans que Philippe III, son petit-fils par Démétrius, régnait, lorsque ce prince, qui avait été sous la tutelle d'Antigone-Doson, prit le parti d'Annibal contre les Romains. Comme le père d'Alexandre, dont il portait le nom, il avait formé le projet d'asservir la Grèce, et voyait avec jalousie les Romains contrarier ses desseins. II envoya une armée contre eux; mais il fut vaincu à Apollonie par le consul Lœvinus. Cette défaite fut suivie d'une paix peu durable.
L'affront qu'il avait essuyé aigrit le caractère de Philippe : il avait d'abord favorisé les conquêtes d'Aratus; mais, ennuyé des conseils austères de ce vertueux citoyen, il eut la cruauté de le faire empoisonner.
EGYPTE
ptolémêe phïLadelphe. — Ptolémée-Lagus, surnommé ensuite Soter ou Sauveur, le chef des Lagides^, était ami des lettres ; il avait établi à Alexandrie un Musée, où il avait réuni des savans, chargés de faire des recherches dans toutes les sciences. On lui doit la fondation de cette fameuse bibiothèque, qui mérita à Alexandrie le surnom de Mère des livres, et le fanal de l'île de Pharos, tour construite en marbre blanc, où l'on entretenait continuellement du feu pour éclairer les navigateurs. Il laissa le trône à son fils Philadelphe. Ce surnom n'était qu'une ironie; car il avait fait périr deux de ses frères. Ptolémée fut le digne successeur de son père.; il s'occupa pendant tout son règne à faire fleurir les arts et le commerce; il s'entoura de savans, tels qvCJSuclide, Lycophron, Callimaque, Théocrite. Nous avons dit qu'il fit traduire en grec moderne les livres sacrés des Hébreux par soixante-dix rabbins: c'est ce qu'on appelle la version des Septante; il fonda, sur les côtes occidentales de la mer Rouge, la ville de Bérénice, en l'honneur de sa mère. Toutes les richesses de Ylnde, de Y Arabie et de la Perse venaient y aborder, par le moyen d'un canal qu'il fit creuser; ce canal parlait du Nil, allait se rendre à Myos lïormos, et joignait ainsi le Nil à la mer Rouge.
ptolémée évergète, son fils, monta sur le trône après lui et se fit chérir des Egyptiens, qui lui donnèrent le surnom d'Evergète ou le Bienfaisant. Il se rendit maître de la Syrie sur
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Antiochus-Jliéos, et de la Judée, qui refusait de lui payer le tribut accoutumé. Les Achéens le nommèrent chef suprême de leur ligue; c'est à sa cour que Cléomène trouva un refuge. On dit qu'il fut empoisonné par son fils Philopator, prince cruel et débauché, que Dieu punit de son impiété quand il voulut visiter le temple de Jérusalem. E vergeté avait épousé sa sœur Bérénice, qui fit vœu, pendant une expédition du roi, de consacrer sa chevelure à Vénus, s'il revenait vainqueur : elle tint sa promesse. Quelque temps après, la chevelure ayant disparu du temple de Vénus, l'astronome Conon, courtisan adroit, publia que Jupiter l'avait enlevée pour la placer parmi les astres. On fit semblant de le croire, et le nom de Chevelure de Bérénice, qu'il donna à sept étoiles près de la queue du Lion, reste encore aujourd'hui à cette constellation. Bérénice fut mise à mort par son tils Philopator. II serait aussi pénible que difficile de retracer les crimes et les débauches de Ptolémée Philopator. Livré aux caprices de ses deux infâmes ministres Agathocle et Sosibe, il fit oublier par ses cruautés le succès de ses armes. Ce monstre couronné mourut en L204. Le règne de son fils Epiphane ou l'Illustre ne fut pas moins signalé parle vice et la corruption; ce prince mit à mort Aristhomène, fidèle ministre qui, pendant sa minorité, avait gouverné l'Egypte avec sagesse et dignité. Ses ministres le firent empoisonner.
Tableau. —Dynastie d'Egypte : Les Ptolêmées. Voyez à la fin de l'Histoire ancienne.
PAETMÏE.
FONDATION DU ROYAUME DES PARTHES.— Les Parlhes
étaient un peuple de l'Asie, originairement banni du pays des Scythes ; ils restèrent inconnus pendant que les Assyriens et les Mèdes furent maîtres de l'Asie. Ils ne furent pas plus connus des Perses, lorsque ceux-ci eurent détruit l'empire des Assyriens; mais ils se soumirent à Alexandre, comme tous les autres peuples voisins. Après la mort de ce conquérant, un certain Arsace se fit nommer roi, et commença la monarchie des Par thés , qui, dans la suite, subjugua toute l'Asie. Arsace , en soutenant la guerre contre les généraux d'Antiochus , fut blessé dans une action, et mourut après trois ans de règne. Orode , l'un des successeurs d'Arsace, déclara la guerre aux Romains, et défit entièrement une de leurs armées dans la bataille où Crassus , qui la commandait, fut tué avec son fils. Les Parthes prirent le parti de Pompée contre César ; et après la mort de ce dernier, ils envoyèrent des troupes à Cassius et à Drutus , ses assassins. Depuis ce temps , ils continuèrent contrôles Romains de grandes guerres dans lesquelles ils eurent souvent l'avantage; mais à la fin ils succombèrent sous cette puissance , et la monarchie des Parthes fut entièrement détruite, après avoir duré plus de
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quatre cent soixante ans. Ces peuples étaient très habiles à lancer les flèches , surtout en fuyant; ce qui les rendait redoutables à leurs ennemis. Ils déféraient les honneurs divins à leurs rois , dont ils n'approchaient qu'avec crainte et le visage prosterné contre terre.
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