NOUVEL EMPIRE DE PERSE. — (228) DYNASTIE DES
sassanides. — Nous avons vu, dans le troisième siècle avant Jésus-Christ, Arsace fonder le royaume des Parthes. Son génie et sa valeur lui avaient gagné l'affection de son peuple ; ses suc* cesseurs firent plus d'une fois trembler les Romains ; eux seuls eurent la gloire de résister a>:x conquérans du monde, qui essayèrent vainement de venger la mort de Crassus. Pendant le long espace de quatre cent soixante-dix ans, on ne sait rien de ce peuple; mais en 228, sous le règne d'Artaban, un homme d'une province de Perse, s'éleva par son courage aux premières charges de l'état. II se nommait Artaxercès ; il était fils d'un simple soldat appelé Sassan, nom qui a servi ensuite de distinction à sa glorieuse postérité. Il souleva les Perses contre les Parthes, remporta plusieurs victoires et finit par renverser leur empire : les Perses alors le proclamèrent souverain à la place dArtaban. Après un règne de treize ans, plein de sagesse et de gloire, Artaxercès, à la fois philosophe, guerrier et législateur, mourut, laissant un fils nommé Sapor, qui recueillit paisiblement sa succession.
Ce prince ravagea la Mésopotamie, la Syrie et la Cilicie. Il se serait rendu maître de l'Asie, si Odetiat, souverain de Palmyre, n'eût arrêté ses progrès. Sapor n'en fit pas moins prisonnier l'empereur Valèrien qui fut écorché vif, après une captivité douloureuse. Sapor, à son tour, fut vaincu par Odenat et assassiné peu de temps après par ses satrapes. Le nouvel empira perse s'affaiblit depuis considérablement. Sapor II, dans le quatrième siècle, le releva un peu par ses conquêtes ; mais il finit
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par devenu* la proie des Arabes, dans le septième siècle, sous le règne à'fsdegerdes III.