‹ Nouveaux élémens d'histoire générale, rédigés sur un plan méthodique et entièrement neufChapitre 128 sur 277 · PARTAGE DE L'EMPIRE · texte numérisé non relu

PARTAGE DE L'EMPIRE

EVENEMENS

Rome. — 550. Constantin transporte le siège de l'empire romain à Byzance. — 555. Julien l'Apostat. — Faiblesse de l'empire. — 564. Premier partage de l'empire entre Valens et Valenlinien. — 579. Théodose-le-Grand. — 595. Second partage entre Honorius (empire d'Occident) et Arcadius (empire d'Orient).

germanie. — Commencement des invasions des Francs.

église. — États de l'Église. — 525. Concile de Nicée. — Précis des conciles.

EÉcouvertes. — 585. Selles à chevaux. — 598. Invention des aréomètres 3 par Hypathie. — 400. Architecture gothique.

Tableau de la famille de Constantin,

ROME

Constantin. — Prince ambitieux , politique et en même temps général habile , il maintint- l'ordre dans l'empire et le rendit redoutable à tous ses ennemis. 11 fut le premier empereur qui professa la religion chrétienne , éclairé par une vision miraculeuse qui lui promit la victoire sur le tyran Maxence ; il était

déterminé par la conviction de la vérité, mais sans être d'abord corrigé par elle de ses anciens vices.

Ses grands talens, son règne glorieux, surtout le service éminent qu'il rendit au christianisme en le déclarant religion dominante dans ses États, lui méritèrent le nom de Grand. Ce prince avait transporté le siège de l'empire romain à Byzance qui prit de lui le nom de Conslantinople.

Les divers partages qui s'étaient faits depuis Dioctétien avaient déjà préparé ce changement de résidence, puisque les Empereurs ou les Augustes, comme on les appelait, séjournaient dans différentes villes. Le séjour de Dioctétien était à ÎSicomédie, celui de Maximien à Milan, et Constantin lui-même n'avait que très peu demeuré à Rome. Ce nouvel établissement fut une révolution politique et religieuse. L'autorité civile fut totalement séparée de la puissance militaire , les préfectures remplacèrent les provinces, le despotisme de la cour succéda au despotisme militaire, le christianisme embrassé par l'Empereur remplaça le polythéisme. Les querelles de l'arianisme qui s'élevèrent alors fournirent à Constantin dans le concile de INicée (325) l'occasion qu'il cherchait de faire valoir ses prétentions à s'immiscer dans la législation religieuse ; il montra dans son administration de l'activité, de la modération, une grande sagacité, et une sage condescendance pour les préjugés dominans ; mais il mourut trop tôt pour le bonheur de l'empire (395).

Lecture. — Nouvelle division de l'empire dans les Éludes géographiques de l'auteur.

Les progrès déjà rapides de la religion chrétienne furent encore accrus à cette époque par les efforts de la cour qui en faisait en même temps le but de sa politique. — (Voyez à la fin du 5e siècle.)

Sous les fils de Constantin, l'empire perdit presque entièrement la consistance qu'il avait recouvrée. Il fut raffermi par Hlien, surnommé Y Apostat. Cet em-

282 4e siÈcLt.

pereur joignait aux talens militaires et politiques le goût pour la philosophie, l'austérité des mœurs, l'esprit et l'éloquence; mais ces excellentes qualités étaient obscurcies par sa vanité excessive , par son attachement aux superstitions païennes , par sa dureté et ses injustices envers les chrétiens, dont il s'efforça d'anéantir la religion. Cependant; sa mort prématurée fut une perte sensible pour l'État (363).

Lecture. — Portraits de Constantin et de Julien, dans V Essai sur les Éloges, par Thomas.

GÉNÉALOGIE DES COIVSTAIVTINS.

Page 1