‹ Nouveaux élémens d'histoire générale, rédigés sur un plan méthodique et entièrement neufChapitre 220 sur 277 · JEAN-LE-GONFALONNIER. BRANCHE CADETTE · texte numérisé non relu

JEAN-LE-GONFALONNIER. BRANCHE CADETTE

Cosme-le-Grand. Laurent-l'Ancien.

Pierre. . Cosme I*

Julien. — Laurent-le-Magnifique.

François.

Clément Vil. Léon x. Pierre n.— Julien-le-Mag.

| Marie de Méd.

Laurent II. épouse

| Henri IV

Alexandre. — Catherine (1600).

ép. Henri il.

Jean Gaston.— Anne

Alexandre de Médieis, grand-duc. — Le

grand-duché de Toscane comprend les anciennes républiques de Florence, de Pise, de Sienne. Florence était déjà très riche au sixième siècle, lorsqu'elle fut j)rise et ruinée par Totila, roi des Goths. Elle appartint successivement aux descendans de Charlemagne, aux Bérenger, rois d'Italie, et enfin aux empereurs

520 168 siècle.

d'Allemagne. La mort d'un jeune gentilhomme, nommé Buondelmonti (13), assassiné pour avoir violé ses engagemens envers une duchesse qu'il avait

f)romis d'épouser, divisa la noblesse en deux partis, es Buodelmonti et les Uberti. Ces deux factions causèrent dans Florence les plus grands désordres. Plus tard, deux autres partis déchirèrent cette république, les Blancs et les Noirs. Cependant Florence, remportant toujours de grands avantages sur ses ennemis, subjugua enfin pour toujours la florissante république de Pise et devint le chef-lieu de toute la Toscane.

Depuis un siècle les Florentins se distinguaient par le commerce et par les beaux-arts. Les Médicis étaient à la tête de cette nation polie. Jamais famille n'acquit la puissance à de plus justes titres; elle l'obtint à force de bienfaits, de talens et de vertus. C'est au quinzième siècle que les Médicis commencèrent à être célèbres dans toute l'Europe, Jean posséda toutes les charges de la république sans les avoir briguées. Son fils Cosme fut un des plus grands hommes et des plus habiles politiques de son siècle , et mérita le beau titre de père de la patrie. Sa réputation valut à ses descendans la principale autorité de la Toscane. Son fils l'administra sous le nom de Gonfalonnier. Ses deux petits-fils, Laurent et Julien, maîtres de la république, furent assassinés dans une église par des conjurés delà famille des Pazzi, Florentins, favoris de Sixte IV, au moment où l'on élevait l'hostie. Julien en mourut; Laurent échappa. Us furent vengés par leurs concitoyens qui massacrèrent tous les conspirateurs qu'ils rencontrèrent ; parmi eux se faisaient remarquer Salviati, archevêque de Florence, et le prêtre Stéphano. Laurent fut surnommé le père des Mases. il égala le grand Cosme par ses bienfaits et le surpassa par sa magnificence. Ce fut alors que Florence fut comparable à l'ancienne Athènes. On vit à la fois le prince Pic dé La Mirandole, Poliîiano,

16e SIÈCLE. 521

Lascaris, sa vans que Laurent rassemblait autour de lui. Pierre, son fils, eut comme lui l'autorité principale et presque souveraine dans la Toscane. Les Florentins s' étant liés avec les ennemis de Charles- Quint, cet empereur assiégea Florence, la prit et érigea cette république en duché, qu'il donna à Alexandre de Médicis, neveu du pape Léon X, pour qu'il fût transmis à sa postérité (1529). Son fils Cosme reçut du pape Pie Y le titre de grand-duc. La république de Sienne, dont Charles-Quint s'était emparé, fut donnée par Philippe II, son fils, au grand-duc, à titre d'arrière-fief d'Espagne.

Venise que nous avons vue jouer un si grande rôle dans les guerres d'Italie, est rétablie par son adroite politique du coup de la ligue de Cambrai, et reprend l'empire du golfe Adriatique ; mais elle fait de vains efforts pour recouvrer l'empire de l'Orient que l'Occident vient de lui ravir; tandis qu'attaquée par les Hongrois et les Turcs, elle perd presque toute la Dalmatie ; Barberousse lui fait essuyer de nouveaux revers (1537-1570). Philippe II et le pape se joignent aux Vénitiens, et Don Juan d'Autriche, fils naturel de Charles-Quint, chef, des armées chrétiennes bat la flotte turque en 1571 aux îles Curzolari près de Lépante, mais il ne peut profiter de sa victoire : Venise est forcée de faire la paix (1573), elle abandonne Chypre avec l'espoir de recouvrer les places qu'elle a perdues dans la Dalmatie et dans Y Albanie. Mais les Turcs n'exécutent pas cette condition, et le commerce du Levant, déjà affaibli par les conquêtes des Portugais en Asie, tombe encore davantage par les revers des Vénitiens.

Le dernier prince de la maison de Médicis fut Jean Gaston ; n'ayant pas d'enfans, il reconnut pour son héritier François, duc de Lorraine et de Bar, qui avait épousé Marie-Thérèse, fille de Charles VI, à condition que Stanislas, roi détrôné de Pologne, aurait, sa vie durant, la jouissance de la Lorraine. Après ce prince, cette province fut réunie à la France sous Louis XV.— Gaston mourut en 1737.

522 16e siècle.

En 1801, au traité de Lunéville, la Toscane fut érigée en royaume, sous le nom de royaume d'Etrurie, en faveur du prince Louis, fils du duc de Parme, qui mourut en 1803. Quatre ans après, ce nouvel état était réuni à l'empire français, dont il fit partie jusqu'en 1814. Le congrès de Vienne le restitua à l'archiduc, Ferdinand d'Autriche.

Tableau généalogique de la famille des Médicis, dans les Généalogies européennes de l'auteur.

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