‹ Nouveaux élémens d'histoire générale, rédigés sur un plan méthodique et entièrement neufChapitre 69 sur 277 · RELIGION, PRETRES, DIVINITES ET MŒURS. RELIGION · texte numérisé non relu

RELIGION, PRETRES, DIVINITES ET MŒURS. RELIGION

Les premiers Grecs ou Pélasges ne connaissaient que deux divinités, le Ciel (Uranus) et la 7 erre (Ghê); mais dans la suite, plus civilisés, ils s'abandonnèrent à leur imagination, ils personnifièrent, ils divinisèrent tous les objets, tous les phénomènes de la nature; enfin, ils placèrent une foule d'hommes célèbres -au rang des Dieux. De là un grand nombre de temples, de fêtes, de cérémonies et d'initiations. Parmi ces fêtes religieuses , nous distinguerons : les Panathénées , en l'honneur de Minerve ; les Dionysiaques, en l'honneur de Bacchus; les Éleusines,en l'honneur de Cérès et de Proserpine ; c'étaient les plus célèbres et les plus mystérieuses; il fallait être initié pour entrer dans le temple. Outre les fêtes générales, chaque bourg de l'Attique avait ses fêtes particulières; Vénus était la principale divinité des Corinthiens ; Diane, celle des Ephésiens dans P Asie-Mineure, etc. Les sacrifices sanglans offerts aux dieux s'introduisirent avec l'habitude que prirent les hommes de se nourrir de la chair des animaux ; ils devinrent fréquens en Grèce , et ne cessèrent que dans le 5e siècle avant l'ère chrétienne. Au temps de la guerre médique, on voit encore Thémistode immoler, avant la bataille de Salamine, trois jeunes Perses, faits prisonniers, à Bacchus Omestès.

Les oracles avaient peu d'influence dans les temps héroïques ; sous Lycurgue, ils étaient tellement respectés, qu'il était impossible de commencer aucune entreprise sans les consulter. Ils avaient perdu de leur pouvoir dans le 5e siècle, et ne subsistèrent que par l'ambition et la politique de quelques hommes; cette superstition disparut avec le christianisme ; déjà , dans le 1er siècle, Cicéron disait que deux augures ne pouvaient pas se regarder sans rive.

Lecture. —Jeux de la Grèce, dans le tableau mythologique de M. LéYi et dans Jnacharsis.

8e SIÈCLE. 119

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