GUERRE ENTRE LES LACÉDÉMONIENS ET LES ARGIENS
causes. — La véritable cause de cette guerre fut la rivalité des deux peuples ; le prétexte, la possession du petit pays de Tyréa^ sur lequel les uns et les autres prétendaient avoir des droits.
développement. — Les deux armées étaient sur le point d'en venir aux mains , quand , pour épargner le sang , on convint de choisir, de part et d'autre, trois cents braves qui termineraient la querelle, et que le terrain en litige appartiendrait au vainqueur.
Ces généreux champions en vinrent aux mains , et combattirent avec tant d'acharnement, qu'ils restèrent tous sur le champ de bataille, à l'exception d'un Spartiate et de deux Jrgiens ; encore dit-on que ce fut la nuit qui les sépara.
Se croyant vainqueurs, les deux Argicns coururent à Argos en porter la nouvelle ; mais le Spartiate , nommé Otrybade, quoique blessé, demeura à son poste, et ayant dépouillé les morts pendant la nuit, il éleva un trophée sur le champ de bataille ; il y traça de son sang : Les Lacédémoniens vainqueurs des /irgierxsl Le lendemain , les deux armées revenues, sur le champ de bataille , prétendirent de part et d'autre à la victoire; les Argierts , parce qu'il était resté plus de soldats de leur côté , et les Lacédémoniens, parce que leur unique soldat était resté maître du champ de batadle. Il fallut en venir aux mains pour décider la question : le combat fut long, cruel et sanglant; mais la discipline des Spartiates l'emporta, et les Ârgiens furent vaincus; honteux de leur défaite , ils se rasèrent les cheveux ; leurs femmes se dépouillèrent de leurs bijoux, et jurèrent de ne les reprendre que lorsque Thyréa serait reconquise.
Lecture. — /Inacharsis. — lîollin. — Hérodote. — Pausanias.-— Voir le septième et le cinquième siècle pour la deuxième et troisième guerre de Messénie.
S' SIÈCLE, i2i