‹ Nouveaux élémens de botanique et de physiologie végétaleChapitre 104 sur 129 · PLANTES AGA.MES · texte numérisé non relu

PLANTES AGA.MES

et même, si nous avions à nous prononcer dans cette circonstance, et à trouver de l'analogie entre ces corps et les organes sexuels des plantes phanérogames, nous serions -beaucoup plus tentés, à l'exemple de quelques auteurs, de considérer les plus gros de ces corpuscules , qui ne renferment qu'un seul noyau compacte, comme les- ovaires ou pistils; et les plus petits comme les étamines , en regardant les globules qu'ils renferment comme des grains de pollen.

Le Salvinia nage à la surface des étangs; sa tige porte des feuilles ovales et opposées, parsemées de petites glandes, sur lesquelles sont implantés quatre poils roulés en spirale. Les involucres sont globuleux etindéliiscens. Ils naissent réunis plusieurs ensemble au-dessous de chaque paire de folioles. Un seul de ces involucres renferme des fleurs femelles; tous les autres contiennent des fleurs mâles.

Ulsoëles habite le fond des ruisseaux et des eaux stagnantes. Il forme une espèce de faisceau de feuilles étroites et allongées. C'est dans l'intérieur de la base même des feuilles que sont renfermés, dans un involucre membraneux et cloisonné, deux sortes de corpuscules reproductifs ; les uns sous forme de globules chagrines, transparens; les autres sous celle de poussière anguleuse. Mais quels sont ceux de ces corpuscules qui porteront le nom de pistils et d'étamines?

D'après ce court exposé des organes propres à la reproduction des Salviniées, on peut, je crois, conclure que les corpuscules reproductifs des plantes de

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