‹ Nouveaux élémens de botanique et de physiologie végétaleChapitre 28 sur 129 · TIGE. IJ · texte numérisé non relu

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vaisseaux qui doivent constituer plus tard la nouvelle couche de bois.

Les mêmes phénomènes ont lieu dans le Liber. Chacun de ses feuillets est séparé par une couche mince du tissu cellulaire , qui appartient à la médulle corticale.

Théorie de quelques procédés pour la multiplication artificielle des végétaux, expliquée par les lois de la physiologie végétale.

Le moyen de multiplication le plus naturel et le plus facile dans les végétaux est sans contredit celui qui a lieu au moyen des graines et de leur développement. C'est celui par lequel les végétaux dispersés sur la surface du globe se renouvellent naturellement. Mais il en est encore d'autres que l'art de la culture met fréquemment à contribution pour perpétuer et multiplier certaines races ou variétés d'arbres que l'on ne pourrait reproduire par le moyen des graines. Ces procédés sont la marcotte, la bouture et la greffe. Nous allons en peu de mots exposer la théorie de ces trois opérations, considérées d'une manière générale, et quant à leurs rapports avec la physique végétale.

i° La marcotte est une opération par laquelle on entourre de terre la base d'une jeune branche, et on lui fait pousser des racines avant de la détacher du sujet. Tantôt cette opération se pratique sur les branches inférieures d'un jeune arbuste : on les incline et on les couche légèrement; tantôt c'est sur

les branches supérieures , que l'on fait passer à travers un pot ou une cage de verre remplie de terre de bruyère.

Pour faciliter le marcottage, on pratique ordinairement, à la base de la jeune branche, une incision ou une forte ligature, afin de déterminer la formation des racines. Ces racines sont des bourgeons qui , plongés dans ia terre, s'allongent en fibres grêles et radicellaires, tandis qu'exposés à l'air, ils se seraient développés en jeunes scions. On emploie la marcotte pour multiplier un grand nombre de végétaux, tels que les œillets, les hortensia, les bruyères, les groseillers, etc.

i° La bouture diffère de la marcotte en ce que Ton sépare la jeune branche du sujet, avant de la. fixer en terre. Il y a des arbres chez lesquels lesboutures reprennent avec une grande facilité. En général, ceux dont le bois est blanc et léger se prêtent plus facilement à cette opération. Ainsi une branche de saule, de peuplier, de tilleul, enfoncée en terre, s'y enracine au bout de quelque temps, et ne tarde pas à pousser avec vigueur.

Une bouture réussira d'autant plus sûrement que le cultivateur aura eu le soin de laisser deux ou trois jeunes bourgeons au-dessous de la terre, c'est-à-dire sur la partie inférieure de la jeune branche. Ces boutons s'allongent en racines, et aident singulièrement la succion qui doit amener le développement des jeunes scions.

Assez souvent on pratique à la base des boutures.

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