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DES VÉGÉTAUX. 2 I

arbres de la famille des Conifères, fournissent des quantités considérables de matières résineuses. Beaucoup de végétaux, tels que le Ceroxylon andicola , superbe espèce de palmier, décrite par MM. de Humboldt et Bonpland , le Mjrica cerifera de l'Amérique septentrionale, fournissent une grande quantité de cire utilement «mployée dans la patrie de ces végétaux.

Les racines excrètent aussi par leurs extrémités les plus déliées certains fluides qui nuisent ou sont utiles aux plantes qui végètent dans leur voisinage. C'est de cette manière que Ton peut expliquer les convenances ou les antipathies de certains végétaux. Ainsi l'on sait que le chardon hémorrhoïdal nuit à l'avoine, XErigevon acre au froment, la scabieuse au lin, etc.

Tels sont les différens phénomènes qui dépendent de la présence de la sève, quand elle est parvenue à la partie supérieure des végétaux. Suivons -la maintenant dans son cours rétrograde, des feuilles vers les racines.

§ 6. De la Sève descendante.

Ce point a été l'objet d'un grand nombre de discussions parmi les physiologistes. Plusieurs, en effet, ont long-temps nié l'existence d'une sève descendante. Mais les phénomènes sensibles de la végétation, et les expériences les plus précises ont démontré qu'il existe une seconde sève , qui suit une marche inverse de celle que nous avons précédemment exa-

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minée. : En effet, si l'on fait au tronc d'un arbre dicotylédon une forte ligature, il se formera audessus d'elle un bourrelet circulaire qui deviendra de plus en plus saillant. Or ce bourrelet pourrait-il être formé par la sève qui des racines monte vers les feuilles ? On conçoit qu'alors il devrait se présenter au-dessous de la ligature, et non au-dessus. Mais le contraire a lieu; ce bourrelet ne peut donc dépendre que de l'obstacle éprouvé par les sucs qui descendent de la partie supérieure vers l'inférieure, à travers les couches corticales. Donc il existe une sève descendante.

La sève descendante, dépouillée de la plus grande partie de ses principes aqueux , beaucoup plus élaborée , contenant plus de principes nutritifs que la première, concourt essentiellement à la nutrition du végétal. Circulant dans la partie végétante de la tige., dans celle qui est seule susceptible d'accroissement, ses usages ne peuvent paraître équivoques.

En effet, examinons encore de plus près les phénomènes qui résultent de la ligature circulaire faite au tronc d'un arbre dicotylédon, et nous verrons que non-seulement il se forme un bourrelet au-dessus de cette ligature , mais que la partie du tronc située au-dessous d'elle cesse de s'accroître, et qu'aucune couche circulaire nouvelle ne s'ajoute à celles qui existaient déjà. Or ne voyons-nous point ici , de la manière la plus évidente, l'usage de la sève descendante? C'est elle qui renouvelle et entretient continuellement le liber et le cambium : c'est donc elle

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