‹ Nouveaux élémens de botanique et de physiologie végétaleChapitre 47 sur 129 · DE LA. FLEUR EN GÉNÉRAL · texte numérisé non relu

DE LA. FLEUR EN GÉNÉRAL

tions que la nature a imprimées à ces deux grandes classes d'êtres organisés. La plupart des animaux apportent en naissant les organes qui doivent servir un jour à les reproduire ; ces organes restent engourdis jusqu'à l'époque où la nature, dirigeant sur eux une nouvelle énergie, les rend capables de remplir les usages pour lesquels elle les a créés. Les végétaux, au contraire, sont à leur naissance dépourvus d'organes sexuels. La nature ne les y développe qu'au moment où ils doivent servir à la fécondation. Une autre grande dissemblance entre les animaux et les végétaux, c'est que, dans les premiers, les organes sexuels peuvent servir plusieurs fois à la même fonction, naissent et meurent avec l'être qui les porte; tandis que dans les végétaux, dont le tissu est mol et délicat, ces organes n'ont qu'une existence passagère: ils paraissent' pour accomplir le vœu de la nature , se fanent et se détruisent aussitôt qu'ils l'ont rempli.

Admirons la prévoyance de la nature dans la distribution des sexes parmi les êtres organisés. Les végétaux fixés invariablement au lieu qui les a vus naître, privés de la faculté locomotive, portent, le plus souvent, sur le même individu, les deux organes dont l'action mutuelle doit produire la fécondation. Les animaux, au contraire, qui, doués de la volonté et de la faculté de se mouvoir, peuvent se diriger dans tous les sens, ont en général les sexes séparés sur des individus distincts. C'est pour cette raison que l'hermaphroditisme est aussi

commun chez les végétaux qu'il est rare parmi les animaux.

La fleur est essentiellement constituée par la présence d'un des deux organes sexuels, ou des deux réunis sur un support commun , avec ou sans enveloppes extérieures destinées à les protéger.

La fleur, réduite à son dernier degré de simplicité, peut donc n'être formée que par un seul organe sexuel, mâle ou femelle, c'est-à-dire par une ètamine ou un pistil.

Ainsi , dans les saules , dont les fleurs sont unisexuées , les fleurs mâles consistent simplement en une, deux ou trois étamines, attachées sur une petite écaille. Les fleurs Jemelles sont formées par un pistil , également accompagné d'une écaille , sans autres organes accessoires. Dans ce cas, comme dans un grand nombre d'autres , la fleur est aussi simple que possible. Elle prend alors le nom de fleur mâle ou de fleur femelle , suivant les organes qui la composent.

La fleur hermaphrodite est celle , au contraire , qui présente réunis sur un même support commun les deux organes sexuels, mâle et femelle.

Mais les différentes fleurs que nous venons d'examiner ne sont pas complètes . En effet, quoique l'essence de la fleur consiste dans les organes sexuels , pour être parfaite , il faut encore qu'elle présente d'autres organes qui, bien qu'accessoires, ne lui appartiennent pas moins, et servent à favoriser ses fonctions. Ces organes sont les enveloppes florales ,

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