‹ Nouveaux élémens de chirurgie et de médecine opératoireChapitre 100 sur 322 · DER · texte numérisé non relu

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diane, depuis un pouce environ au-dessus:

des pubis jusqu’au voisinage de l'ombilic, ou même au delà de cette cicatrice, qu’on laisse alors à droite de la plaie. Ce procédé, attribué par quelques-uns à Plainer ou à Guérin, par d’autres à Varoquier, est soumis d’ailleurs dans son exécution aux règles établies plus haut.

L'incision transversale, recommandée par.

Lauverjat, doit correspondre à l’espace compris entre l’ombilic et le sommet de la matrice dilatée, et s'étendre du bord externe du muscle droit vers la région lombaire. La malade, située de manière à ce que le côté sur lequel on opère soit saillant, les divisions du ventre et de la matrice ne différent pas, dans leur succession et les

précautions qu’elles exigent, de ce qui a

été dit plus haut.

Suivant le procédé le plus ancien, on.

coupe en travers la plupart des couches

musculaires et aponévrotiques de la paroi |

abdominale : les trompes utérines et les vais-

seaux qui les accompagnent sont exposés à,

être blessés ; il n’est pas facile d'éviter l’arière épigastrique ou ses divisions, L’incision médiane semble ne devoir être que diffcilement suivie de la réunion des fibres aponévrotiques de la lighe blanche; la matrice

LÉSIONS DE LA MATRICE

|est, comme dans le cas précédent , incisée | vers sa région inférieure , et les lochies ont une grande tendance à sortir par la plaie, Aucun de ces inconvénients n'existe , a-t-on dit, dans le procédé de Lauverjat. Alors, selon ses partisans , les fibres du muscle transverse ne sont que séparées, et la cicatrice qui succède à la plaie présente une solidité qu’on ne rencontre pas après les autres procédés ; la matrice , étant ouverte près de son sommet, se débarrasse aisé- : ment des lochies par son orifice inférieur ; les trompes ne sauraient être atteintes, et | tout concourt à assurer la guérison. Cepen- | dant, malgré ces motifs, dont la puissance | semble exagérée, l’incision médiane et même l’incision latérale comptent de nombreux partisans. La première a été dernièrement prâtiquée avec autant d’habileté que de bonheur à la clinique d'accouchement de la faculté de Strasbourg , par mon collègue et ami le professeur Stoltz. Ces succès sont toutefois assez rares : on en compte un à peine sur trois opérations faites , à raison de l'étendue des divisions que l’on est obligé de pratiquer, et des parties importantes que l’on intéresse ou qu’on irrite.

Quel que soit le procédé que l’on ait suivi, le pansement , après l’opération , ést celui des plaies pénétrantes simples de l'abdomen.

La laxité des parois du ventre permet de ne faire que peu de points de suture , et d’assürer surtout la réunion de la plaie par l'application des emplâtres agglutinatifs. Quelques injections , poussées avec ménagement par le vagin, suffisent ‘pour entretenir le libre écoulement des lochies. Les antiphlogistiques généraux et locaux les plus actifs doivent être employés, afin de prévenir où de combattre la métrite et la péritonite, qui tendent à se développer.

Quelques praticiens, ayant attribué à l'incision du péritoine le danger que fait courir aux femmes la pratique de l'opération césarienne, se sont efforcés de l’éviter et d'extraire le fœtus sans pénétrer dans la ca- vité séreuse de l'abdomen.

Physick semble être entré le premier dans cette voie. Il crut remarquer que, tiraillé et soulevé par la matrice, chez les femmes enceintes, le péritoine se détache en grande

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