‹ Nouveaux élémens de chirurgie et de médecine opératoireChapitre 17 sur 322 · LIVRE L CHAPITRE IL. GÉNÉRALITÉS · texte numérisé non relu

LIVRE L CHAPITRE IL. GÉNÉRALITÉS

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dans ses appareils tous les objets dont ces | obligé de faire usage, lorsque la lumière.

circonstances pourront réclamer l'emploi.

C’est ainsi que des cautères, des fils cirés,

des érignes, des pinces de diverses espèces,

des scies, des rugines, etc., sont nécessaires dans les cas où l’on craint de diviser des vaisseaux, de découvrir des caries; d’éprouver des difcUILés pendant la dissection où l’arrachement des tumeurs, etc.

Toutes ces dispositions étant terminées , il convient de placer le sujet pour l'opéha tion. Sa situation doit être telle que, commode pour lui, elle le soit aussi pour le chirurgien, ét que la partie malade, parfaitement décaivdne dans toute son étendue.

se présente pour ainsi dire d'elle-même aux instruments. Des draps repliés en alèzes seront disposés autour du malade, ou plissés sous la région affectée, afin de recevoir le sang ou les autres liquides qui doivent s’écouler. Les anciens faisaient un fréquent usage des lacs pour contenir les opérés: les modernes , au contraire, ont proscrit ces appareils plus effrayants qu’utiles, et qui rendaient la chirurgie barbare sans étre plus efficace. L'opération de la taille soûspubienne est peut-être la seule où l'on contienne encore ainsi les sujets.

Dans toutes les autres,

bres, soit du tronc et de la tête; et, sans surcharger le malade, sans l'atéablet de leur poids, sans s'attacher à le retenir entiérement immobile, ils bornent ses mouvements , les arrêtent ou les dirigent, de

manière à ce qu’ils ne nuisent pas à l'opération; en un mot, ils le contienhent sans le fatféuer et sans ajouter aux douleurs déjà trop vives qu’il supporte. Parmi ces aides, il en est quelques-uns qui doivent être des élèves exercés eux-mêmes, et dont les fonctions sont de participer réellement à l’ opération. Le chirurgien place ordinairement vis-à-vis de lui un élève intelligent qui doit l'aider à lier les vaisseaux , qui écarte les parties, absterge la plaie du sang qui la couvre, et facilite ainsi la marche et Tr action des instruments. C’est à des aides également exercés qu’il confie le soin de comprimer les vaisseaux à la base des membres, de tenir et de diriger les bougies dont il st

dés aides visoureux et attentifs s 'abitiarent soit des Has

maitre du cours du sang

nituréHé est insuffisante; d'assurèr spécialement l’immobilité de la partie sûr laquelle il opère ; enfin de lui présenter et de recevoir les instruments à mesure qu'il én a besoin ou qu'il s’en est déjà servi. Toutes ces personnes doivent être placées de manière à remplir leurs fonctions sans embarras, sans confusion, sans bruit; et leurs actions doivent être tellement en harmonie avec celles du chirurgien que tout se fasse à propos et dans l'ordre le plus convenable.

Enfin l'opérateur lui-même, ayant de nouveau. reconnu l'existence et toutes les particularités de la maladie, en même temps qu'il a récapitulé tout ce qu’il se propose de faire, se place de manière à être parfaitement libre de ses mouvements, et dans une situation telle qu'il n'éprouve n1 gène ni fatigue, et qu’il puisse, autant que la disposition des parties le comporte, exécuter toute l'opération sans se déranger.

Celle-ci étant une fois commencée , rien ne doit distraire le chirurgien du but qu'il s’est proposé d'atteindre. Les moyens de prévenir l'écoulement du sang ou de le ren-.

dre sans danger ont dû spécialement fixer son attention. Tantôt, la compression étant exercée d'avance sur le tronc principal qui se distribue à la partie, aucune hémorragie n’est possible , et les vaisseaux ne sont liés qu'après l'opération; tantôt au contraire, le cours du sang n’ayant pu être suspendu, ce liquide jaillit des diverses branches successivement ouvertes, qui doivent être liées à mesure qu’on les divise, ou même, dans certains cas, coupées entre deux ligatures.

Enfin, dans quelques occasions, comme à l'amputation du bras dans l'articulation de

lépaule par exemple, les gros troncs sont

réservés pour la fin de l'opération, et coupés au devant des doigts d’un aide, qui les saisit et les comprime dans l'épaisseur des parties que l’on divise en dernier lieu. Ilest évident. qu'aucune opération qui ne permettrait absolument pas au chirurgien de se rendre , Soit avant , soit pendant, soit immédiatement après son exécution, ne saurait être entreprise.

L'ouverture des veines est moins dangereuse que celle dés artères ; cependant elles

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