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CHAPITRE PREMIER

Chargés de la double fonction de transmettre au centre encéphalique les impressions reçues par les organes, et de communiquer à ceux-ci les irradiations cérébrales, les nerfs participent fréquemment aux blessures produites par les corps extérieurs, et ne sauraient être atteints sans que des phénomènes graves viennent aussitôt annoncer leur lésion.

Parmi les blessures auxquelles ils sont exposés, les piqûres ou les divisions incomplètes sont celles qui provoquent les désordres les plus graves. Une douleur vive, âcre, brûlante, fixée dans la plaie, s’aggravant incessamment, au lieu de se calmer, et s’irradiant, d’une part vers les extrémités du membre , de l’autre, vers les centres nerveux, se manifeste ordinairement. Cette douleur provoque de l’agitation, de l'insomnie, des spasmes , des mouvements convulsifs, partiels d’abord, puis généraux, et enfin, dans beaucoup de cas , le tétanos.

On cite+bien des exemples de piqüres , de . dilacérations ou de sections incomplètes des nerfs qui ont guéri, avec rétablissement des fonctions des organes blessés ; mais les faits de ce genre sont assez rares, et n’ont été observés que sur des filets superficiels. Chez le plus grand nombre des sujets, surtout lorsqu'il s’agit de nerfs volumineux et profonds, tantôt la mort a lieu par suite des .accidenis spasmodiques ou convulsifs , et tantôt, alors même que la cicatrice peut être

obtenue, le nerf perd en partie son action .

ou demeure le siége d’un état morbide chronique, par suite duquel, sous l’influence des stimulations en apparence les plus lésères, se réveillent des irradiations doulou-

reuses , des agitations spasmodiques , el :

même des aécès épileptiformes,

Des phénomènes entièrement opposés signalent les sections complètes des nerfs.

On n’observe alors ni douleurs ni convulsions, mais de l’engourdissement, de linsensibilité, de la paralysie. Sous le rapport de l’étendue et de la persistance, ces phénomènes, et spécialement la perte de la faculté de sentir et de se mouvoir, sont proportionnés à l'importance du cordon divisé. Si, en effet, la lésion des filets les moins considérables ne détermine qu’un engourdissement et une faiblesse partielle, qui se dissipent avec assez de facilité, celle des troncs principaux ou uniques est suivie d’abolitions de fonctions beaucoup plus graves et plus durables. Il est à remarquer , toutefois, que, d’après les expériences d’un grand ÉA de physiologistes, les te entièrement divisés semblent pouvoir se cicatriser , de manière à rétablir, en partie au moins, les rapports normaux entre l’encéphale et les organes auxquels ils se distribuent. Mais, il faut le reconnaître, la nature n’est pas toujours aussi puissante ou aussi heureuse , et les cas de ce-genre ne doivent être considérés que comme de désirables exceptions,

Se ne te te …

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