SECTION II. CHAPITRE
L’inflammation est-elle aiguë ? il convient dela combattre à l’aide des antiphlogistiques généraux et locaux, des saignées capillaires, des applications émollientes , moyens auxquels on ajoutera utilement, dun la plupart des cas, des préparations opiacées et calmantes, én topiques ou administrées à l’intérieur. Ces affections ayant fréquemment pour origine quelques lésions traumatiques des nerfs, la conduite à tenir , lorsque les accidents persistent malgré es médications indiquées , a été exposée précédemment.
A l’état chronique, et constituant les névralgies, l’inflammation est plus fréquente dans les nerfs superficiels que dans les profonds, à raison, sans doute, des impressions plus ftrédiatés et plus Ré EuseS auxquelles les premierssont exposés. Revenant, ainsi que Je l’ai déjà fait observer prébédais ment,avecla forme d’accès ou de paroxysmes, ces névralgies ont quelque chose qui les rapproche, sous ce rapport, du rhumatisme et de la fièvre intermittente. Les caractères de la douleur ainsi que l’intensité des phénomènes d’excitation sanguine qui l’accompagnent , sont tre sé tpatiahose En général, cette excitation diminue avec le nombre des accès, lesquels, au contraire, àmesure qu'ils se multiplient, deviennent plus faciles à se produire, plus prolongés, plus disposés à se terminer par une douleur sourde et continue. Sous l'influence de ces douleurs, qui dessinent souvent avec exactitude les branches des nerfs affectés, et qui, dans la plupart des cas, irradient, comme d’un cenire, de quelque point dela longueur de ces nerfs, les parties maigrissent , les muscles s’émacient, l’atrophie devient de plus en plus prononcée. Une règle générale en pareille matière, est qu’une névralgie réeile ne saurait exister pendant plusieurs mois avecune certaine intensité, sans que la diminution du volume et de la consistance des muscles trahisse sa présence. Chez beaucoup de sujets, des spasmes et des. tremblements, d’abord rares et bornés à la partie malade, s'étendent successivement à d’autres divisions du corps, et se renouvellent à la moindre cause. Le système nerveux tout entier contracte une susceptibilité exagérée; les