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I. LÉSIONS DES NERFS

principaux viscères, tels que le cœur et les voies digestives, sont dérangés dans leurs fonctions ; la nutrition perd son activité; l'amaigrissement général fait des progrès plus ou moins rapides, et enfin les symptômes de la fièvre hectique nerveuse, accompagnée d’un marasme profond, se RARES tent.

La mort, toutefois, n’est pas le résultat le plus ordinaire des névralgies. Le danger attaché à ces affections est enrapport, d’une part, avec l'importance des nerfs qui en sont le siége, de l’attre, avec l’intensité des douleurs et leur durée, et enfin avec la constitution plus ou moins irritable des su- Jets. Cependant, elles sont longtemps compatibles avec l’exercice presque normal des fonctions. Elles peuvent d’ailleurs guérir spontanément ou par l’effet des secours de l’art, et ceux-ci sont d'autant plus efficaces que la maladie est plus récente , que ses accès ou paroxysmes sont moins prolongés, et qu’ils ont été jusque-là moins nombreux.

Les névralgies de la face, autrefois connues sous le nom de tic douloureux, se divisent en sus-orbitaire , sous-orbitaire et maxillaire, selon qu’elles affectent les branches correspondantes du nerf trifacial; et, selon encore que certains filets plutôt que d’autres de ces branches sont envahis par la douleur, des variétés dites orbito-frontales, ophthalmod: ynies, orbito-nasales, labiales, dentaires supérieures et D > LC , ont été signalées par les auteurs. À ces affections, les plus fréquentes peut-être de toutes, doivent être ralliées les névralgies de l'oreille, comme ayant des rapports avec celle de la cinquième paire , et présentant des caractères analogues à ceux des névralgies orbito-frontale et sous-orbitaire, avec lesquelles elles alternent ou coïncident fréquemment. Parmi les névralgies des membres, celles du nerf sciatique sont les plus nombreuses ; et, selon lestdivisions du nerf spécialement affectées, elles prennent les noms de sciatique, de fémoro-poplitée ou de plantaire. Aux névraloïes du nerf crural se rapportent les dbuTeirs iléo-scrotales, lombaires, etc. Les autres névralgies, plus rares que les précédentes, n’ont pas recu denoms Spéciaux. |

Il serait impossible de reproduire ici la fastidieuse nomenclature des médications préconisées contre les névralgies par le charlatanisme, et accueillies par la crédulité, Ce que l’art possède, sous ce rapport, de plus rationnel peut, ce me semble, être réduit aux propositions suivantes :

1° Chez les sujets vigoureux, l’inflammation étant récente et accompagnée de phénomènes prononcés d’excitation sanguine locale ou générale, insister sur les évacuations sanguines veineuses et capillaires ainsi que sur les applications émollientes et narcotiques ;

2° Si la phlogose revêt un type intermittent régulier, administrer le sulfate de quinine selon les règles observées dans les cas de fièvre intermittente ordinaire;

8° Lorsque, continue ou présentant des paroxysmes, la douleurne s'accompagne pas de phénomènes inflammatoires très-marqués, employer, de préférence aux saignées locales ou générales, ou après ces évacuations , les frictions avec les liminents opiacés, L baume tranquille, les cataplasmes de morelle , les emplâtres composés d’un mélange d’un à deux gros d’extrait gommeux d’opium et d’extrait de belladone, placés sur le point d’irritation de la douleur ;

4° Comme succédané des moyens précédents, appliquer de petits vésicatoires qui seront pansés ensuite avec un quart, un demi ou trois quarts de grain d’acétate ou d’hydrochlorate de morphine, mèlés à égale quantité de sucre en poudre ;

5° Chez les sujets dont les douleurs, permanentes et chroniques;résistent aux traitements antiphlogistiques et calmants directs, recourir aux révulsifs, comme les frictions sèches, les liniments alcalins, les vésicatoires multipliés sur les parties douloureuses, les moxas, elc.;

6° Dans la plupart des névralgies , tant aiguës que déjà anciennes et ihiobigtrels insister sur les bains, les douches, des vêtements de laine A hnliqués iomédiaientnt sur la peau, les eaux thermales ferrugineuses et sulfureuses, etc. ;

A lintérienr , les émollients , les antispasmodiques , les diaphorétiques légers, sont les préparations qui conviennent géné-

ralement le mieux. Chez les sujets très.

irritables, on a eu recours avec succès à la” valériane, à l’éther, au musc, à l’assa fœtida, | aux pilules de Méglin(£xtrait de jusquiame, de valériane, oxyde de zinc, de chaque un grain), au carbonate de. fer à la dose de 24 à 80 grains par Jour;

8° Enfin, divers moyens empiriques ont été conseillés , et , il faut le dire, employés avec avantage; tels sont l'électricité et le salvanisme, fort infidèles dans leur action, et surtout l'essence de térébenthine dont M. Martinet a confirmé les bons résultats, et qui m’a plusieurs fois réussi, spécialement contre les névralgies sciatique et fémoropoplitée,

Lorsque les névralgies résistent à tous les procédés indiqués, et qu’elles affectent des cordons nerveux dont la section ne peut avoir de graves conséquences, il convient, en beaucoup de cas, de découvrir ces cor-.

dons et de lés couper en travers. Pratiquée au front, au-dessous du canal sous-orhbitaire,

t à l’orifice du canal maxillaire inférieur ,. cette opération a plusieurs fois réussi, Le siége de la douleur et le trajet connu du tronc affecté guident sûrement le praticien pour opérer ces sections, auquelles il a fallu quelquefois, pour plus de sûreté, ajouter l’excision d’une certaine étendue du nerf malade. Et encore, malgré cette précaution, d’ailleurs toujours prudente, n'est-il pas rare de voir les douleurs, après avoir été apaisées ou considérablement amoindries, se reproduire, soit par la cicâtrisation directe, soit par l'intermédiaire des anastomoses du cordon malade avec d’autres filets des nerfs de la même région.

L’inflammation chronique développe assez fréquemment dans les nerfs des altérations graves de structure ; parmi lesquelles se distinguent des tumeurs plus ou moins vohutimaisi ; formées tantôt par le tissu squirreux ; et tantôt dégénérées en de :vé.

ritables cancers. E. Home, Dupuytren, Dubois, -Béclard, MM: Marjolin, Descot, ont observé ou rapporté des exemples d’altérations de ce genre. Si, dans des cas de névralgie , les cordons nerveux malades se:

présentaient surmontés de tumeurs de ce genre, dures, mobiles, et le point de départ’

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