SECTION 11. CHAPITRE ER LÉSIONS DÉS:NLRES
desélancements douloureux, il conviendrait, après avoir essayé des moyens plus doux, demettre à découvertla production morbide, de l’isoler par la dissection, et de l'enlever, en divisant les premières ses hérenck supérieures, afin de ne pas multiplier les ‘douleurs de l'opération.
Il n’est pas très-rare de rencontrer sous la peau , d’ailleurs saine en apparence, des tumeurs dures , arrondies, roulantes , ex= cessivement douloureuses à la plus légère pression, et dont la présence devient bientôt insupportable. Il semble que ces productions, à texture fibreuse et élastique , aient leur siége dans les ramifications nerveuses sous-cutanées. Si les applications émollientes, les évacuations sanguines, l'emploi
dés narcotiques ne suffisent pas pour faire
disparaître ces tumeurs ou les rendre indolentes , il convient d'inciser sur elles les téguments , de les saisir avec une érigne et de les emporter. Cette opération, ordinaire:
ment facile, est presque toujours suivie d’une guérison radicale.
Les lésions par instruments piquants ou tranchants, soit aux parties extérieures qui enveloppent et protégent la moelle épinière, soit à ce prolongement nerveux lui-même, ne réclament presque jamais aucune opération. Placer le sujet dans son lit, en lui donnant une situation telle qu’il souffre le moins possible; insister sur les saignées générales et locales ; couvrir les parties de fomentations émollientes ; employer à l’intérieur les délayants, les daltutts, lés anti- Spasmodiques : tels sontles moyens à l’administration desquels l’art peut se borner dans la plupart des cas. Que des paralysies, des mouvements spasmodiques, des convulsions, résultent des blessures de cé genre, ces Symptômes, qui attestent la lésion des parties les plus profondes de la tige nerveuse,; et impriment au pronostic un caractère de haute gravité, ne changent malheureusement rien aux fndicatiôns à remplir, non plus L jh réa à mettre ef usage. F"
A la suite des coups de feu, drag à les
chutes faites de lieux élevés, lé vertèbres
sont assez fréquemment fracturées. Une douleur fixe, profonde, parfois insuppor-
ment mortel. Alors même que les s
table, accompagne cette lésion; les membres
et le tronc sont souvent paralysés a 1-dessous du niveau de la fracture ; les m ière
dans leurs réservoirs, sont ensuite n lontairement et continuellement: ma 44 la diminution de la sensibilité, ou, dans les cas les plus graves , son extinction ; se mänifestent au-dessous de la lésion, …
Le résultat des blessures de ce genre est toujours dangereux et presque constamsujets résistent aux premiers orages dual assaillent, ils périssent oxdinal D D nsuité d’épuisement ou d’irritation viscérale dlatente. La cystite, les escarres développées au sacrum par l'effet du long coucher sur
| le dos, manquent rarement dé se manifester
et de hâter la terminaison funeste du blessé, J'ai vu cependant une fracture des vertèbres lombaires , occasionnée par une chute faite du haut de des remparts de Strashbo compliquée de la commotion profonde, du rachis, et caractérisée par la saillie” e considérable des quatrième et cinquième :
physes épineuses de la région loi
guérir après un long traitement. Un autre LA PE a été né sous Mmes yeux, après avoir eu le rachis brisé par un éboulement de terre , quelques années auparavant: au niveau de la fracture , la colonne vertébrale était courbée presque à angle droit, et ankylosée dans cette position. Les blessures de ce genre, quoique très-graves, ne le sont donc pas au point de ne laisser aucun espoir de guérison.
En cas dé plaies, comme après les coups de feu, pratiquer les débridements. nécessaires, extraire les corps étrangers. ,«les fragments d'os susceptibles d’être reconnus et saisis; entourer le trone d'un bandage de corps convenablement serré ; pratiquer les évacuations sanguines £ énérales Jugées nécessaires ; placer le sujet dans une situation horisbriall; De. do de lui la propreté la plus exacte ; veiller, à l’évacuation dés matières Stercorales | et: de l'urine; combattre linflammation Iocale par l'application. réitérée des sangsues où des ventouses scarifiées autour deg la bles-
sure, et attendre ainsi le résultat duitra- 19*
or anique de consolidation : tels sont moyens à employer. Plus tard , les accidents de paralysie seront combattus à l’aide des frictions stimulantes , des douches, des vésicatoires, des moxas, promenés sur les parties affectées. La trépanation des lames des: vertèbres essayée par MM. Cline et Thyrrelle , dans l'intention d'extraire des esquillesou du usang épanché, est une opération trop ieuse , et dont les résultats wontpasétéassezsatisfaisants pour qu’il conho à ‘de la recommander aux praticiens.
Unies entre elles par des liens aussi nombreux que résistants, et se touchant par des surfaces larges à la fois et multiphées , en même temps qu’elles ne peuvent jamais constituer des leviers étendus, les pièces nombreuses dont se compose la colonne vertébrale ne semblent pas susceptibles de se luxér les unes sur les autres. La seconde vertèbre est presque la seule qui puisse abandonner partiellement ses rapports, à raison des mouvements prononcés que la première , surmontée de loccipital, exécute survelle. Ce déplacement est ordinairement "mortel, par suite de la compression de Porigine dela moelle épinière. L’inclinaison de la tête sur une des épaules, la rotation dela face dans le mème sens , l'impossibilité absolue de ramener les parties à leur direction normale , et enfin la connaissance de la cause de l’accident, qui consiste ordinairement, ou en une vioience subite exercée sur la tête, ou en un brusque mouvement de rotation imprimé à cette partie, ou bien encore dans la suspension du corps , le sujet saisi par des points opposés du crâne et S ’agitant pour se dégager, tels sont les principaux signes de cette lésion. Quelques sujets, chez Path l’apophyse odontoïde n'avait pas été jetée hors de :sa place, ont survécu, et l’on a méme tenté de réduire Ja. luxation ; en faisant tirer d’une part sur la tête, en rétehant le tronc de l’autre, et en etière apophyses articulaires: à leur situation. La prudence interdit de semblables manœuvres : elles oht été parfois suivies de résultats funestes , et l’art ne doit jamais compromettre la vie pour détruire de simples difformités.
orçant ensuite de ramener sa
L’inflammation aiguë ou chronique des diverses parties du rachis constitue la cause
prochaine d’affections malheureusement trop communes, et qui, souvent développées d’une manière obscure, sont difficiles à re-
connaître avant qu’elles n'aient fait des
progrès considérables.
La maladie peut commencer par chacune des parties dont se compose l’ensemble du rachis, et, dans la presque universalité des cas, elle tend à les envahir toutes successivement.
Chez certains sujets il ne semble exister d’abord que de la faiblesse musculaire, ou un défaut d'équilibre entre les faisceaux antagonistes des côtés opposés de la colonne vertébrale. La maladie, doni les premiers développements restent ignorés, est ordinairement attribuée , lorsqu'elle frappe les yeux intéressés à la découvrir, à des attitudes irrégulières, à des habitudes vicieuses. Pendant un certain temps, la courbure, encore incertaine d’ailleurs , disparaît sous
tri La hésité Aa ne en lan hmenmestnnes cerrrirn drones
l'influence de la volonté, Plus tard, elle de- ”
vient graduellement permanente ; la relaxation musculaire s’étend aux tissus fibreux ; les verièbres perdent leur aplomb, supportent des pressions irrégulières , glissent les unes sur les autres, et enfin se déforment, des points de leur circonférence étant élevés , tandis que d’autres présentent un no-
table affaissement. Jamais la courbure n’est
isolée ; mais , à raison de la constante nécessité du rétablissement de l’équilibre, une première courbure est aussitôt suivie d’une seconde, en sens inverse, dont les progrès sont proportionnés à mitive. De là les saillies et les rentrées alternaiives, variées à l’infini, des omoplates, des côtes, des hanches, etc. Ce travail, plus ou moins lent à se produire, s'accompagne toujours d’une irritation obscure et profonde des parties distendues , aussi bien que de celles que la pression fait souffrir ; et cette irrilation détermine , chez un assez grand nombre de malades, la formation d’abcès
volumineux, qui se font jour à des distan- .
ces quelquefois très-grandes du point de leur origine.
Il n’est pas- rare de voir la maladie du
rachis débuter par les os eux-mêmes, chez
ceux de la lésion pri-