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SECTION II. CHAPITRE I. LÉSIONS DES NERFS

les enfants et les jeunes sujets lymphatiques ou scrofuleux. Des tubercules analogues à ceux qui se développent si fréquemment dans le poumon, naissent et s’accroissent alors, sous l'influence de causes irritatives souvent peu appréciables, dans le corps de quelques vertèbres , plus souvent au dos et aux /lombes que dans la région cervicale. Ces tubercules, tantôt indolores, et tantôt annoncés par un état douloureux, obscur et profond de la région malade, déterminent l’absorption de la substance osseuse, la perte de la solidité des vertèbres, leur affaissement, la saillie des apophyses épineuses et la formation de courbures ordinairement très-prononcées,.

Ce cas peut être distingué du précédent à l'invasion des douleurs, qui existent longtemps avant qu’on remarque aucune courbure à la pyramide vertébrale, à la persistance des incurvations aussitôt qu’elles apparaissent, à leur forme anguleuse, brusque, avec saillie d’une seule ou d'un très-

petit nombre de vertèbres seulement, tandis

que, dans l’autre cas , les déviations sont larges, ondulées, pour ainsi dire, et prolongées en sens divers à presque toute la hauteur de la colonne vertébrale.

Il est manifeste que, selon les degrés variés d’acuité ou de violence de l’inflammation provocatrice des tubercules , et de rapidité de leur développement, tantôt les produits morbides seront absorbés à mesure de leur formation, et tantôt des abcès par congestion pourront se former.

Les sujets adultes plus que les enfants et les vieillards, les hommes plutôt que les femmes, et ceux qui, livrés à une vie laborieuse, ne peuvent se soustraire aux variations atmosphériques, comme les Jaboureurs , les militaires,.elc,, plutôt que les habitants sédentaires des villes, sont exposés à des douleurs rhumatismales. plus ou moins intenses, durables, ou revenant à des intervalles irréguliers, et fixées au dos, aux lombes ou dans les articulations pelviennes postérieures. Les tissus fibreux et muscu- - laires semblent être, au début , le siége des douleurs de ce genre. En un temps LAN eR sous l influence de l’irritation qui les atteint, ces tissus s’altèrent, se ramollissent, suppu-

rent; les os sont dénudés, enflammés à leur tour, érodés à leur surface, et des abcès:par congestion $e prononcent au dehors. Dans la plupart des cas, aucune déviation n’existe à la colonne pnitiien dont la solidité. ne semble pas même diminuée; et ce n'est qu'avec difficulté, en dinde ni avec attention les sujets, que l’on parvient à déthhe vrir l’origine éloignée des collections purulentes qui ct sent le plus RER signe de leur maladie. | Dans quelques cas, analogues aux précédents, l’irritation butin, ou plutôt l'inflammation , atteint les articulations intervertébrales, et y produit de profonds ravages, Cette lésion est surtout commune aux rie die supérieures, qui unissent les premières vertèbres entre elles et avec l’occiput. Une douleur profonde, fixée à la nuque; une expression ordinairement remar uable de souffrance intérieure répandue sur le visage; l'impossibilité de tourner la tète sans ue exécuter la même rotation au reste du tronc; la nécessité où se trouve le sujet de saisir sa tête avec ses deux mains pour la souteuir et la diriger, lorsqu'il se lève de son lit où S'y sécou ch : tels sont, avec des degrés variables de chaleur locale, d’agitation, de mouvement fébrile, d'A ditti ds douloureuses au crâne, et parfois de disposition au délire, les principaux signes de cette affection. À l’état aigu, les phénomènes: red matoires sont souvent assez graves pour compromeltre la vie du sujet, par: la tendance de l'irritation à se propager aux méninges et à l'encéphale. Plus modérée, bien que dinie encore , l’arthrite de la arme supérieure du rachis détermine la formation de collections purulentes, qui, selon les articulations spécialement a affectées, se prononcent en avant, sous la paroi: postérieure du . pharynx ; ou en arrière «entre les muscles cervicaux, ou du côté de l’intérieur du canal vertébral. Dans quelques cas, enfin, les ligaments perdent leur solidité, se ramollissent, cèdent au moindre effort, et la mort a lieu instantanément, à l’occasion de quelque mouvement, par la luxation de l’axis sur l'atlas. J'ai eu l'occasion d’observer des exemples de chacun de ces modes de terminaison, Sur un cadavre, J'ai pu étudier, par

ôpposition, le mécanisme par lequel la guérison tend à s’opérer : les articulations océipito-atloïdiennes et atloïdo-axoïdiennes étaient effacées , soudées entre ellés; et la tête, ankylosée dans une position légère-

mént tournée à gauche et en arrière, était :

entièrement immobile sur la colonne verté- Brate. à +9 "Chez lès Sujets adolescents ou adultes , les'excès dé l’onanisme ou du coit déterminent assez fréquemment une faiblesse profonde à la révion lombaire, de l'engourdissement dans les membres abdominaux, et graduellementenfinun étatde demi-paralysie ou d'inertie complète de ces membres. Pendant ce temps, la colonne s'affaisse, se courbe fréquemment en avant, et, la station droite, non plus que la locomotion, ne pouvant plus avoir lieu mn le sujet, étendu dans son lit, éprouve ious les accidents de la paraplégie, avéc incontinence des matières Sster corales et de lPurine. La maladie, dans ce cas, débute par l’intérieur du rachis, et s'accompagne promptement de l’altération des parties inférieures de la moelle épinière ou des faisceaux nerveux qui en partent.

Toutes les lésions de l'appareil rachidien sont graves de leur nature, par cette raison que lé rachis forme une des bases de l’organisme, sous le double rapport des actions musulaires et de l’innervation. Quel que soit le point par lequel a commencé la maladie , la phlogose qui la constitue ou l’accompagne bientôt, tend, comme il a déjà été dit, à se propager aux autres éléments de la colonne vertébrale, et à y déterminer des altérations de plus en plus profondes et irremédiables. Indépendamment de ce qui est spécial aux degrés de chaque forme de la rachiarthrocace » on peut établir que le pronostic de cette affection doit être d’autant plus défavoräble, 1° que l’irritation envahit d’abord des tissus plus profonds ; 2° que la constitution du sujet est plus lymphatique , plus faible, plus rapprochée de l’état scrofuleux ; 8° queles phénomènes de la phlogose sont plus aigus, et déterminent des changements plus rapides dans la forme.

‘la” direction et la structure des parties ; 4° que les courbures sont plus prononcées, plus brusques, accompagnées de saillies

plus considérables des apophyses épineuses :

de quelques vertèbres ; 8° que les princi- | paux organes du thorax et de l’abdomen . éprouvent plus de gène dans leurs fonctions, \ par suite des changements de forme impri- !

més aux cavités qui les renferment ; 6 enfin, | que l’âge des sujets est plus avancé, ou que | des abcès plus considérables se sont déjà !

formés au dehors.

Le traitement doit varier, du moins dans quelques-unes de ses parties essentielles , selon les cas indiqués précédemment, et c’est peut-être en cela que consiste spécialement l'utilité des distinctions établies entre eux.

1° N’existe-t-il encore que de la faiblesse musculaire , ordinairement accompagnée d’un état général de débilité et de pâleur

du sujet, on se trouve généralement bien

des exercices gymnastiques convenablement dirigés, du mouvement en plein air , de la laine appliquée sur tout le corps , des fric-

tions faites sur le rachis avec une flanelle |

exposée à la vapeur du vin aromatique bouillant, de bains de mer naturels ou artificiels, de boissons amères, d’un régime doux, sain et nourrissant.

2° Les affections tuberculeuses des os fournissent des indications moins rationnelles et moins positives. Cependant, presque constamment liées à l’état scrofuleux, c’est spécialement par les médications propres à détruire cet état qu’il convient de s'opposer à leurs progrès, et de s’efforcer de les faire rétrograder.

3° Les arthrites aiguës de la colonne vertébrale doivent être -énergiquement combattues à l’aide des antiphlogistiques généraux et locaux, des applications émollientes, des révulsifs intestinaux ; et il est indispensable de continuër avec persévérance ces médications , jusqu’à la cessation des douleurs et des autres phénomènes morbides.

4° Passées à l’état chronique, ces affections , aussi bien que les altérations rhumatismales et les maladies de Pott, réclament spécialement l’emploi de moxas ‘appliqués

sur les régions affectées du rachis ; et dont M

plusieurs seront convertis en cautères pro-

fonds et permanents , dû moyen de fèves de . r La.

haricots placées dans les plaies.

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