SECTION II. CHAPITRE !. LÉSIONS DES NERES
B° Il a été question ailleurs des abcès par congestion, des indications déduites de leur présence , et de la méthode la plus rationnelle de les traiter.
6° Dans ces derniers temps , on s’est ef-
forcé de revenir aux idées anciennes, depuis longtemps abandonnées, et relatives à l'emploi des machines contre les incurvations de la colonne vertébrale. Discutée dans sa généralité, cette. question est insoluble , à raison de la diversité des altérations dont les déviations peuvent être le résultat. La nature de cet ouvrage ne saurait comporter | d’ailleurs de longs développements à cet égard ; et il suffira de quelques propositions pour formuler les principes d’après lesquels il convient de les juger.
. A. Les seules déviations du rachis aux- | quelles les machines et les lits orthopédiques puissent être rationnellement applicables, sont celles qui, dues primitivement à de la faiblesse musculaire , ne s’accompa- | gnent d'aucune altération profonde de texture, d’aueun travail actuel d’inflammation.
B. Toutes les fois que les parties fibreuses ou osseuses ont éprouvé de notables désorganisations , ces machines échouent presque nécessairement.
C. Dans le cas même où elles semblent devoir être le plus utiles , elles ont l’inconvénient grave d'exiger le repos absolu des
malades, d’allonger les ligaments et les muscles , de diminuer leur solidité et leur consistance , et enfin de les disposer à laisser retomber de plus en plus les unes sur les autres les parties qu’ils devaient maintenir dans une rectitude normale.
D. Les machines qui permettent aux su- Jets des exercices convenables , ou qui leur impriment des mouvements pendant leur action , sont moins défavorables que les autres.
Æ£. Les corsets à tuteurs , à remplissages, et tous les appareils qui compriment les parties, remplissent les enfoncements que la maladie a creusés, dissimulent les saillies correspondantes, et donnent une apparence de conformation régulière à des torses déformés , sont éminemment nuisibles.
F. Unir à des exercices méthodiquement institués selon les cas, les moyens hygiéniques généraux, les stimulants locaux, les excitants du système sanguin et des forces nutritives, et enfin quelques appareils susceptibles de maintenir les parties droites, sans les empècher de se mouvoir, tel est le problème à résoudre dans la plupart des cas ; et , il faut bien le dire , d’après l’expérience que je crois générale, c'est plutôt sur les premiers moyens de traitement que sur les derniers que le praticien doit compter. |