LÉSIONS DU CRANE
La composition de la région crânienne explique parfaitement et la nature etla gravité des accidents dont les bleisuvesis qui peuvent l'atteindre , ou les opérations pratiquées sur elle , ne sont que trop fréquemment, suivies. Le derme de cette région, remarquable par son épaisseur et sa solidité, recouvre une couche celluleuse , dépourvue de graisse, et formée de Blain trèscourts. Au-dessous de cette couche , s'étend l'aponévrose épicrânienne , que de faisceaux musculeux antérieurs, postérieurs et latéraux, font mouvoir et appliquent avec force MR la surface du crâne, Plus profondément encore, existe une seconde couche de tissu cellulaire filamenteux , plus lâche et plus mobile que la première. Enfin, la région a pour base les os du crâne, recouverts de leur périoste.
Des ee nombreux , des ramifications nerveuses très -multiphiéest s'élèvent de toutes les parties de la circonférence de la tête vers ses portions supérieures, en formant , au-dessus et au-dessous de l’aponévrose épicrânienne, deux couches distinctes, dont la superficielle appartient. à la peau, tandis que la profonde communique avec le diploé des os, par une foule de porosités , et avec l’intérieur du crâne, au moyen red vertures nombreuses et d'intervalles laissés
libres entre les sutures. Le périoste externe,
et le périoste interne, constitué par la dure- ;
mère , sont liés entre eux par ces mêmes” voies de communication , que traversent une innombrable quantité de prolongements fibreux , entourant les artérioles, les veinules et les filets les plus déliés des on
Qui n’entrevoit, dès le premier abord, comme tincbhe( ob de ces dispositions anatomiques , 1° la fréquence des inflammations érésipélateuses à la suite des lésions superficielles du crâne; 2 la facilité avec laquelle l’inflammation celluleuse y prendra le caractère du flegmon diffus ; 3° l’imminence constante de l’étranglement des parties enflammées, comprimées alors entre la surface atlenibte des os et les couches tégumentaires ou aponévrotiques, résistantes et sans élasticité, qui les recouvrent ; 4° la possibilité de l'extension de l’irritation des tissus extérieurs , aux os, aux méninges et à l'encéphale? Gi ce que l’anatomie indique à l'observateur qui l’interroge , la pratique le confirme pleinement au lit des blessés.
Les parties molles et les os qui enveloppent et protégent les membranes cérébrales et le cerveau peuvent être atteintes de toutes les variétés de lésions qu'on observe
| sur les autres régions du corps, Afin de
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