SECT TT, CHAP. 11. LÉSIONS DES MÉNINGES ET DE L'ENCÉPHALE
intérieure. On aura grand soin de les exprimer’ fortement et de” changer souvent les lraps d’alèze glissés sous la tête du Malade, fin d'empêcher l hümidité de pénétrer däns @ lit et dévlé refroidir. L'eau fraîche me semble préférable à la glace, a moins dans a généralité des cas.
“4 Une'boule d’eau boüillante, des catablasmies chänds et des couvértures suffi:
jantes seront placées aux pieds du blessé, fin d'y provoquer ët d'Y entretenir une
haleur douce et constante.
Bo Quelque boisson délayante, comme la imonade, l’eau Bommèuse , la décoction l'orge FélleE sera prescrite au blessé, et Mafihieifeé ässez Rirgement, sans aHeAee
‘ependant à au point où $a masse he pou | à
tre Sa et où elle provoquerait des vo- Hate te |
6° Enfin, une deimi-obécurité, un silence profond , une tranquillité parfaite, dévront ntourer le sujet. C’est spétialèment dans es cas de ce genre que les apitations du léhors, comme le bruit dés bbribates parrénant jusqu'aux blessés, produisent de furestes effets.
7° Durant les premiers jOnrS ce traitenént est préventif de la éongestion et de ’iiflämniation encéphaliqués, qui n’ont pas ncore paru, mais ui tendent ? à se dévélopper. On tohcoit aisément que , selon la rravité de Ja blessure et là constitution du ujét, il conviendra de le réndré plus ou moins sévère et énergique. Dans lès cas 1éxérs, On peut se dispenser des évacualions
étiguines, quoique j'omette rarement dap-
pliquer quelques sangsués ; dans les autres, non-Seulement il est d'été brande “utilité dé Fecourir de bonne heure à ce moyen, mais oh doit y reveñir à plusieurs reprises, lorsqu’on redoute des accidents. \
8° Le blessé doit étre l’objet de la Surveil-
änce a plus attentive, de l'observation la
5Iüs minutieuse, Les points sur lesquels le chirurgien doit le plus spécialement fixer
son attention sont 1à chaleur du front, , l'état dés Eux, celui de l'intelligénce , fa trants ité ou l'a igitation du FAR COTE Le degré
e la soif, l'ébsence e” “ou là sensation de l'appétit, l'existence ou là suppression des selles, l'amertume où l'état päteux de la
bouché Sont es Phénomènes qu qu vil serait | imprudent de néplio er | mais
i ne sont cepéndant que Pare import ance Moins frande.
La chaleur du front, surtout, décèle, dans la plüpart des ‘tas , bien avant es autres symptôtnes indiqués , les premières tendances à la congestion cérébrale et à l’encéphalite. ”
9° Les purgalifs , l'émétique en lavage préconisé par Desault, le calomélas vanté par les Anglais, sont ARC moyens qui ne méritént que peu de confiance. Les fonctions “viscérales ne pouvant avoir lieu que par l'intérmédiairé de l’action "nerveuse , aussi longtemps que l’encé] hale AR
ous l influence dela congestion etde la phlogose, les excitants restent Sans effet, ‘ou n° en préduisent que de peu marqués. Il n ’ést pas rare de voir alors les substances les plus actives ne pas produire d'évacuation. Et cépendanñt, elles séjournent et. s ’accumulent dans les cavités viscérales, où elles entretiednent une douleur organique obscure, laquelle prépare le développement Fur rites graves. Combattez l'encéphalite, et loréque le centre nerveux aura pris sa puissance et la régularité de ses fonctions, les côntractions péristatiques de l'intestin ne se feront p pas longtemps attendre.
‘10° Les vomiLifs conseillés par quelques personnes lorsque là bouche est amère, la langue couverte d un enduit bilieux, les conjonctives jaunâtres ) doivent proscrits.
ll en est de même de j'émétique à à haute dose, vanté dans ces derniers temps par d’ hônorables professeurs, contre le traumatisme en général, et contre les, acc lents qui iécopagnent les plaies à là téte « en particulier.
Les symptômes de l'irritation gastrohépatique guérissent mieux , à la suite de plaie de tête, de même que FRE les prétendues fièvres muqueuses, par | fes d délayants, les saignées capillaires épigastriques, et les PE CAEN à émollientes, sur le venire, que par < des irrilants. sé
lo Si là constipation est 6piniâtre, lors-
" que les symptômes se sont déjà améliorés,
des lavements d’abord simples et mucilagineux, puis salins, et enfin décidément pur-
gatifs, sont les seuls æévulsifs intestinaux 4 il convienne d’ ‘employer.
12 Lors donc que les signes indicateurs de l'encéphalite se manifestent, le chirursien doit insister sur les évacuations sanguines
locales, ou les commencer si elles ne l’ont
pas été jusque-là. Les sangsues seront appliquées en permanence, de manière à entretenir, au dehors de la tête, un écoulement dérivauif de la congestion intérieure. Sous la dénomination des sangsues permanentes, on doit entendre ces animaux appliqués
successivement de manière à avoir constam-
ment un nombre déterminé de piqüres fournissant du, sang. On commence, par appliquer le nombre ol puis on entretient l'écoulement qu’elles riens :età mesure que quelques ouvertures se ÉCOEe on “Place de nouvelles sangsues pour PA remplacer. En. général, il est assez exact de multiplier par quatre, pour les vingt-quatre heures, la quantité primitive A sangsues employées, afin de les rendre permanentes,
15° Vingt, trente , quarante ou même un plus 9 Hire ROUbrA É piqûres de sangsues peuvent être de cette manière entretenues ouvertes sur les régions de la tête les plus douloureuses et les plus chaudes. I] importe de lutter avec persévérance contre l’opiniàtreté quelquefois très-pgrande de la maladie,
en modérant ou augmentant , selon les oc-
currences, le nombre des animaux employés. J'ai quelquefois usé, en traitements de trois, six , dix ou quinze jours, de 250, à 400 ri ie à à 800 sangsues , avant de triompher de Pirritation, qui, à la plus légère interruption, seréveillait avecunealarmante énergie. On ne doit Jamais cesser l'emploi des saignées de ce genre avant que le front ait perdu sa chaleur , que les traits du visage ne soient redevenus calmes , les yeux naturels, l'intelligence Dartailente nt lucide, le sommeil tihquiffe et exempt d’agitation.
Durant tout ce temps , on insistera sur les applications : froides à la tête, les calaplasmes chauds aux pieds, les boïssons délayantes , le repos absolu et la plus parfaite tranquillité. |
14° ba convalescence mérite une attention spéciale. Il ne convient pas de trop pro-
longer l’abstinence entière des aliments : Ja:
souffrance de l’estomac retentirait alors sur
le cerveau et pourrait prolonger la céphaë |
lalgie. Mais il serait. également. dangereux,
d’ accorderdes substances trop nutritives et”
trop excitantes. Des bouillons légers , des
fruits cuits, des potages maigres précéde-| ront graduellement un régime plus répara-
teur. En général, , ces Mali ces sont |
excessivement rapides , même dans les cas où les évacuations sanguines ont été abondantes.
Telle est la conduite que j'ai adoptée de-
puis plus de dix ans. La pratique des hôpi-
taux militaires , et depuis, quelques années
celle d’un hôpital civil, ne m’ont pas laissé: manquer de circonstances dans lesquelles, et.
j'ai pu mettre ses résultats à à l'épreuve.
je dois à la vérité de dire que je n’ai pas
eu encore à me repentir de l'avoir suivie.
J'ai observé des cas très-graves, eL, excepté un enfant qui périt d’un abcès dans l’intérieur du cerveau , après avoir été trépané,!
sur plus de cinquante blessés, je. n’ai pas
perdu un seul.individu ; bien que parmi
eux plusieurs aient eu des fractures. simples ou composées du crâne, et même des frac-
tures avec enfoncement aux os. Je cite ces
résultats, parce qu’ils sont publics. ayant
élé constatés par uh grand nombre d'élèves au Val-de Grâce et au Gros-Caillou , à Paris,
ainsi qu’à l'hôpital militaire et à la SR à ;. Je les cite ,encuge afin d'encourager. par l'autorité : de
l'expérience les praticiens à suivre la méme voie: Mais je. dois dire, aussi, qu'en l’adoptant, je n’ ai fait qu imiter un maître; pour.
de. la faculté à Strasbourg
qui ma reconnaissance est Sans : ‘bornes,
M. Gama, dont l’extrème, modestie égale la sagacité , et qui par ses préceptes : que Je reproduis ici, et par ses exemples, m'a fa-
cilement convaineu.
Tout ce qui précède suit pour faire pres-
sentir ce qu al convient de penser, c de |’ opé-
ration du trépan, et des circonstances qui
semblent l'indiquer. Dans les discussions
auxquelles ils se sont livrés . à son sujet,
quelques chirurgiens, en la proscrivant, et
d’autres , en voulant l'appliquer à presquen
tous les. cas de lésion intracéphalique , se ‘sont également écartés de la vérité, I serait”
exagérant les préceptes de Desault