SECT. HI. CHAP. II. LÉSIONS DES MÉNINGES ET DE L'ÉNCÉPHALE
inutile de combattre l'opinion de ceux qui, ; voudräient qu'on ne trépanât Jamais : l'évidence n’a pas besoin de défenseur.
“Mais, par opposition , il n’est plus permis de dire que l’on trépanera immédiatement, sans attendre les accidents consécutifs : 1° dans toute fracture du crâne, avec où Sans enfoncement , ainsi que fsb les fissures qui lebetit les deux tables de Vos ; 2° dans les plaies contuses , faites par un sabre mousse par exemple, qui pénetrent, à travers la table externe et le diploé, jusqu’à la table interne ou la cavité crânienne ; 3° dans lé cas où la dure-mère
a été intéressée par un instrument tranchant ; 4° dans les plaies pénétrantes faites
par un instrument piquant ; 5° dans les plaies par armes à feu , dans lesquelles ont été intéressés les os ie crâne et le diploé :
6° dans l’écartement des sutures'; 7° lorsque
des corps étrangers, du sang, du pus, etc., se trouvent sous le crâne. Rassembler pêle-
ter l’art à
mêle de semblables indications, c’est reporun sièclé en arrière, et nier ses
plus incontestables progrès.
Un savant professeur résume ainsi les indications du trépan :
1° Dans les plaies de tête avec contusion dés os, décollement du péricrâne et de la dure-mère;
2° Dans les nécroses qui portent Sur toute l'épaisseur de”Pos affecté ;
8° Dans les fractures ds enfoncement, et sans esquilles, lorsqu'elles sont .accompagnées de contusions violentes ou d’épanchements sur la dure-mère ;
4° Dans les fractures avec esquilles, s’il n’y a pas entre les fragments un vide consi-
dérable ;
5° Dans les fractures avec enfoncement , à moins que la dépression ne soit trade her’ et n’entraîne aucun accident de compression ;
6° Dans les cas de corps étrangers situés de manière à ne pouvoir être atteints par les moyens chirurgicaux, à l'intérieur, ou
dans l'épaisseur des os du crâne;
7° Dans les épanchements, de quelque nature qu'ils soient, et quel qu’en soit le siége ; L
8° Dans tous les cas de compression assez prononcée pour troubler les fonctions cérébrales ;
go ie la contusion du cerveau, accompagnée de symptômes de suppuration et de paralysie ; :
‘10° Dans quelques cas de douleur fixe et persistante sur un point du crâne anciennement blessé ; ;
11° Pour GT accidents convulsifs , nerveux ou épileptiques, , se rattachant ° à la même cause; |
12° Pour l'extraction ou l'enlèvement des tumeurs, des fongus , des diverses’ productiohs qui peuvent se développer sur la dure-mère , à la suite d’une plaie de tête.
Cette énumération est sans doute plus méthodique que la précédente ; cependant elle laisse encore beaucoup à désirer. On se demande , par exemple’, comment , dans le premier cas, on reconnaîtra primitive-
ment la contusion de l'os et le décollement de la dure-mère; comment Îles épanchements seront sûrement diagnostiqués ; comment enfin, si la contusion de l'os et le décollement de la dure-mère sont des circonstances qui nécessitent le trépan, on pourra se dispenser d’y recourir lorsqu'il y a enfoncement , alors même que celui-ci est très-léger et n’entraîne aucun accident de
compression. Quant à l'assimilation du trépan avec les débridements ordinaires , et l'indication delée pratiquer, dans les.eas d’encéphalite , afin de donner plus de liberté au cerveau, il y a dans cette idée na ds chose de $i fantastique que je n’ose m'y arrêter. 7. ,
Les indications du trépan, sévèrement analysées, sont primitives, secondaires, ou éloignées. ' #
Les premières sont fondées , dans les plaies de tête, sur des complications manifestes, évidentes, et de téile nature qu ‘elles doivent inévitablement déterminer des eñcéphalites , lesquelles , entretenues | So mêmes complications , devront , malgré les secours les pis méthodiques dé lant, faire courir aux sujets de grands dangers ou même entraîner la mort. Telles sont :
jo Les enfoncements considérables des
os, la direction de leurs pointes ou de
leurs bords vers les s méninges et le cerveau ; ‘àv Les corps étrangers engagés dans la substance osseuse , ‘crâne.
© Il'est bien entendu ue le trépan ne convient, dans ces deux ne qu’autant que l’on ne peut, par d'autres moyens, atteindrerau même but.
n 80" La manifestation immédiate de symptômes de compression : assoupissement , paralysie partielle, hémiplégie, etc.
” Les indications dé la seconde catégorie sont moins pressantes que les premières, et souvent fondées sur des inductions plutôt
que sur l'observation directe. Cependant on.
est autorisé : à trépaner : 7.
nt) Lorsque, dans les cas d’abord douteux,
les accidents e la congestion cérébrale et de lencéphalite persistent , et augmentent gradue lement ; malgré | les traitements i indiqués plus haut, surtout si les 08, mis à découvert par la cause yulnérante, ou par
des incisionssecondaires, < se montrent d’ une |
teinte grisätre, et altérés dans leur texture : : ans ces cas, il est vraisemblable qu’il existe , au dedans du crâne, quelque cause, inapercue du dehors, comme une fracture e la table interne : ou un foyer sanguin, qui e entretiennent l'irritation et le font résister à tous | les efforts de l'art.
ee 7 Lorsque l'encéphalite s'est terminée par des, frissons yagues, de la pesanteur : de
la tête quelque paralysie partelle, et que |
le sujet continue à présenter des signes € obscurs, mais bien déterminés d'i igritation cé-
rébrale : Ë le chirurgien est alors autorisé à |
penser que la D en s’est terminée par suppuration , el que l'évacuation de l'abcès produira de bons effets.
Dans ces deux cas, le trépan ne doit tre pratiqué qu'après avoir employé , avec une énergie £trune persévérance convenables, les moyens susceptibles de fure éviter son application. r
Enfi > AUX indications du troisième genre se rallient les caries , les nécroses , et les autres altérations analogues des 08 ; ; les céphalalgies | locales persévérantes, ayec symptômes, graves ») accès nerveux , . épileptiformés; partant constamment CURE région
et d'inis dans le
chirurgiens anglais se servent d'une sorte
mis e-en 0-0 ie ar ile ste
non; les tumeurs fongueuses de la dure. | mère, ele... * o |
Pour nous, le trépan n n’est jamais une opé- | ration rep qu'il convienne de pratiquer | | Préventiyement, afin de satisfaire : à desmé-| cessités hypothétiques : : elle constitue, au | contraire, comme les amputations, une aç-| tion "chirurgicale grave, à laquelle le chi rurgien ne doit recourir que lorsque la vie!
des. sujets € est menacée, lorsque des indications Précises la commandent impérieusement, ou lorsque, après l'emploi, sans utilité, fes médications les. plus rationnelles, | il offre une : dernière voie de salut, qu'on ne’ doit p pas négliger, si incertaine qu’ on la sup: pose. | K
Lorsque le trépan a été jugé nécessaire , L on ne doit pas craindre de le multiplier | jusqu'à à ce que les indications qui ont mo ; Livé son emploi soient complétement remplies. Il serait déraisonnable de faire, sans de puissants molifs, de vastes déperditions de substances” au crâne; mais il le. serait” plus encore de laisser. London incom= plète, en ne détruisant pas; entièrement les conditions morbides qu'on a voulu écarter en la pratiquant : le sujet aurait alors tous les inconvénients, et courrait tous les dan gers, de la perforation, sans pouvoir Jouir des. ayantages qu ‘elle était destinée à lui assurer.
Une couronne plus ou moins large, cylindrique, garnie de sa pyramide, et -montée sur un Are: une ,clef propre à dévisser celte pyramide ; si, comme dans Je trépañ de Bichat, on, ne peut l’enfoncer directe- n ment lorsque le sillon est creusé à une pro: à fondeur sufisante our, la rendre. inutile ; \
s ip
laire, u une > compresse évier de la charpie, À des bandelettes agglutinatives. et un ban-w À dage approprié, tels sont les objets. indis-" : pensables à l'opération du trépan. On y ajoute un cure-dent , une brosse rude : un stylet et un élévatoire ou un tire-fond. Les
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de trépan à main, nommé tréphine, dont «
l'habitude rend [ici aussi facile et aussi”
sûre que celle de l'instrument 4 ordinaire. LA Le trépan ne peut être indifféremment
déterminée du crâne, autrefois blessée ou | appliqué sur toutes les parties du crâne. 9a;