SECT. HE. CHAP. II. LÉSIONS DES:MÉNINGES ET DE L'ENCÉPHALE
doit éloigner des sutures:,, du trajet des sinus, du yoisinage de l'angle antérieur et inférieur, du pariétal, des endudits que les muscles occipitaux ei temporaux, recouyrent.. Toutefois.,il n’est. pas un de.ces points où l'on n’ait.exécuté avec. succès la térébra: tion © du crâne, dans les cas de nécessité abéolue ; et la base du. crâne ,.. proprement dite , sa la seule région qui soit soustraite à son application. |
.Le sujet. étant couché de manière à ce que,sa tête repose solidement , et. présente en baut le lieu sur.lequel on doit trépaner, il faut mettre l'os à nu, s'il ne l'est déjà par
le fait de la blessure, au moyen d'une inci-
sion, cruciale, .ou en T. dont on détache les
lambeaux. A,la région temporale, il est, de | précepte de faire un lambeau en V, dont la |
base est. en haut. et qu’on relève , afin de
ménager autant que possible les fibres char- | nues du.muscle crotaphite. La plupart des | chirurgiens conseillent de dénuder ensuite ! l'os ide son périoste, à l’aide de la rugine; :
mais, cet instrument déchire au loin les lames fibreuses, agit inégalement, etexpose à, dépouiller les parties au delà de ce-:qui
sera nécessaire. Je crois préférable, la couronne étant placée sur le lieu où.la trépa- : de cerner ,autour :
delle, avec un Dont le, périoste, et de |
nation doit être faite ,
séparer ainsi ce, qui di être enlevé de ce que l’on se propose.de respecter. | La dénudation. des .os.étant: opérée, le chirurgien prend la couronne, armée de sa pyramide, l'applique à exécuter la térébration , et, l'y tournant deux ou trois fois, marque re le point où le trépan pérforatif doit être ensuite placé. Celui-ci, monté sur l’arbre, est à son tour posé sur l'endroit sudiqué, Relevant alors l'instrument jusqu’à la direction perpendiculaire., le chirurgien appuie son front ou son menton sur la pomme qui le termine en haut ; et, tandis que sa main gauche empèche celte, pomme de se déplacer, il tourne l'arbre , avec l’autre, de droite à gauche, jusqu’à ce que le trou lui paraisse assez profond. .. N Alors il ète l'instrument , monte la couronne sur l'arbre , et la réapplidiede manière à ce que la pyramide soit reeue dans
matt où il veut |
le, trou. qui vient d’être fait. L’instrument étant tenu. comme précédemment , le pra ticien doit le faire agir, de manière à ce qu'il ne cesse Jamais d’être perpendiculaire à. Ja «surface qu’il divise. Le :grand+-art, alors , consiste à. mouvoir [a couronne avec douceurs sans. trop äppuyer surselle , sans l'inchiner. dautre côté; eb sans .qu elle se
| trouve brüsquement arrêtée dans.sa mar-
che par quelque déviation inattentive. à
Lorsque le sillon qu’elle a creusé paraît assez profond pour la retenir, il convient d’ôter la pyramide qui, dépassant le niveau des: dents de la scie, perceraitiles membranes cérébrales et atteindrait le cerveau , avant que l’os ne fût divisé dans toute son épaisseur: Deitemps à autre, le chirurgien doit enlever la couronne , et: FR avec un stylet la profondeur des diverses parties du sillon qu’elle-creuse , pendant qu'avec la brosse ou le eure-dent , un aïde détache les parcelles osseuses qui adhèrent à ses aspérités: À mesure que la perforation avance , le chirurgien doit agir avec: plusde lenteur et de circonspection, en inclinant la couronne vers les’ endroits où le stylet a fait voir que le sillon est lemoins profond.
Quand enfin la: pièce d’os peut être ébranlée, il devient facile de la détacher, soit au moyen d'une spatule portée dans la rainure qui la circonscrit, soit en enfoncant le tire-fond dans le trou qu’elle présente à son centre. Le premier de ces instruments doit être préféré, ‘Après l'extraction de la pièce osseuse, le chirurgien promène le couteau lenticulaire sur te contour de louverture demeurée libre, et retranche es aspérités de ses bords, afin ‘qu'elles ‘ne puissent irriter les parties molless © °#
La trépanation sur les sinus frontauxexige, à raison de l'inclinaison différente des parois de ces cavités, que lopération soit commencée avec une couronne” de grande di-
| mension , afin de faire une ouverture assez
étendue pour qu’une couronne plus petite puisse y ètre portée dans uné direction perpendiculaire à la surface de la lame profonde: | e vf Si le trépan était appliqué sur un COFPS étranger , ou sur un trou, de manière à ce qu'il fût impossible de faire usage de la
pyramide . il faudrait contenir la couronne au moyen d'un morceau dé carton épais , percé d'une ouverture destinée à la recevoir. gr |
Lorsqu'on applique plusieurs couronnes sur'le:même point , il convient de les rapprocher lestunes des autres , de manière à confondre en partie leurs ouvertures’, et à nelaisser-entre elles que des ponts étroits ; qu’il soit facile de faire santer, au moyen dela: gouge et du maillet ; ou de retrancher avec les scies en crête de: coq, ou à molette.
L'hémorragie UNE par la section-de l'artère méningée moyenne, dans la trépanation de -la région temporale , ‘est facilement arrêtée au moyen d’un bouchon: de cire , d'une lame de plomb recourbée ;'ou de la :cautérisation. Celle résultant de:la déchirure d’un.sinus veineux: n’est jamais
dangereuse, et s'arrête par l'application de P PP
en À érdinaire. ::: | | Sidu sang , du pus , ou hasta matières sont épanchées entre la dure-mère et les os du crâne, ils sortent spontanément - par l'ouverture que l’on vient de faire. Lorsque le liquide est contenu sous les méninges, celles-ci. forment «une tumeur arrondie et fluctuante , qu'il est mdiqué d’inciser cru- | cialement avec le bistouri. Enfin, quelquefois arrivé que l’épanchement ayant lieu dans la substance du cerveau, a pu: être ouvert par uné ponction , que la prudence ne permet pas de porter.-au delà d’un demi-pouce environ. La surface cérébrale est alors lisse, tendue, rénitente, et l’on y sent parfois la présence de l’abcès.
Ces signes, toutefois, ne sont pas constamment dans la pratique aussi faciles à distinguer qu’on le croirait au premier abord. En 1635 ; fut apporté à la clinique de. la faculté Sd Strasbourg un enfant de onze à Le ans qui avait une plaie étendue au côté gauche de lastête; il'était tombé de la hauteur d’un pont sur le pavé de la rivière privée d'eau. Des accidents de compression existant, en‘même ‘temps qu’ une dépression considérable des pièces fracturées, quatre couronnes de trépan furent
il: est :
celui-ci
appliquées , ét lés portions osseuses entiéremient détachées ; extraites! Le petit blessé Sémbla d'abord $e rétablir; puis’, vingt jours ‘après la paralysie de bras droit, l'embarras dé 1x parole , la: distorsion dé fa bouche; indiquérent üné éompréssion noûvêlle. La surface de la plaie était saillante,
élastique, en apparence fluctuante ; 18 moyens les plus actifs échoudièné ; le été
allait s’affaiblissant , sa maigreur isait d’iun-
cèséants progrès. De concert avec plusieurs M dé mes. collègues’, MM. Ehrmann Stoltz, Kayser et autres, jé crus devoir inciser FE méninges ; sous lésquellés aucün épanche =!
ment n'existait; mais la’ surfacé cérébrales était lisse , téhdwe rénitente; nous crütnes" à uné dé TléérGULE formée plus profondément , èt, guidé par la nécessité, j'enfonçai à la! | thofotidebt dé quinze lignes environ , à la® Partie antérieure et supérieure de l’hémi-# Sphère gauche , la lame d’an bistouri ; qui ne ramena rièn ; il fallut s’arrèter. Aüetlé accident ne se ART ANNE là marche dela” malädie ne fut ni atcélérée ni ralentie , et. le ‘petit blessé, arrivé praliétiedibate au marasme , ayant le côté droit du corps paralysé, succomba, deux mois environ après ces tentatives , ayant, dans! l'hémisphère cérébral gauche , plus profondément que
les limités: de la ponction, un abcès consi-
dérable ; que la nature ne réussit pas à porter au dehors. Je ne puis donner d’autres détails sur l’autopsie , parcé que j'étais absent lorsqu'elle fut faites En allant plus loin, eût-on réussi à vider l’abeës , et la guérison s’en ‘serait-elle suivie ?: AVant de UE | ces questions et de tracer des règles à cet égard , il faudrait avoir dés données certaines , concernant les profondeurs aux.
quelles il est permis d'enfoncer dés instru-" ments dans le cervéau, selon les ‘âgés des È
sujets , et les ‘régions sur A a on ‘opère.
Les indications qui ont motivé l'opération étant remplies ; il convient de panser lesk plaies simplement ; ; et le traitément pré-" cédemment indiqué contre les solutions des continuité avec fracas au crâne doit étre employé.