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CHAP. I. LÉSIONS DÉS MUSCLES ET DE LEURS DÉPENDANCES

Caractérisée par l’inclinaison de la tête sur l'une des épaules, et la rotation de la face vers celle du côté opposé , des maladies diverses des vertèbres cervicales, telles que l'inflammation et la carie, peuvent l’occasionner. Elle dépend , dans un plus grand nombre de cas, de lésions des muscles, et spécialement du muscle sterno-cléido-mastoïdien , et alors elle peut être le résultat de l’inflammation de l’un de ces muscles , de sa paralysie ou de sa contraction spasmodique.

La douleur fixée en arrière, le long des vertèbres ou à la nuque, et les autres signes indiqués précédemment de la rachiarthrocace , ajoutés au défaut de résistance des muscles, lorsque l’on veut redresser la tête, suffisent pour faire sûrement distinguer le torticolis du premier genre.

Celui qui dépend de l’inflammation de l’un des muscles ou de tous ceux d’une des régions latérales du cou, est ordinairement Je résultat de l'impression d’un courant d’air froid, surtout pendant le sommeil, le corps étant en sueur. Un gonflement léger , de la douleur au nféirtéte mouvement et à la pression, de la chaleur, impossibilité d’al - Jonger le muscle inflammé, parfois de l’accélération du pouls, du malaise, de l’agitation, l'accompagnent et le caractérisent. J!

réclame l'emploi des antiphlogistiques généraux , des saignées capillaires, des applications émollientes locales, etc.

Lorsque la paralysie a frappé un des muscles sterno-cleido-mastoïdiens, la tête est rapprochée de l'épaule du côté sain, et le visage tourné vers celle du côté malade.

En palpant les deux muscles, on trouve celui qui est paralysé flasque , dépressible , effacé pour ainsi dire dans le tissu cellulaire, et ne pouvant entrer en action, et se dub sous l'influence de la volonté. Si l’on saisit la tête, il est facile de la ramener, sans dou-

leur, à sa direction normale , qu’eile aban-

donne lentement, ensuite, lorsqu'on la laisse

libre. Les causes de cette variété sont fort |

obscures et presque toujours impossibles à déterminer. Le traitement est celui des pa-

ralysies musculaires, déterminées par des | ‘causées locales ; car 1l n'est pas ici question |

du torticolis qui accompagne, d’une manière

souvent assez marquée , l’hémiplégie. Si ces moyens ne suffisent pas , il ne reste qu’à suppléer à l’action du muscle frappé d'inertie par une machine convenable. :

À la suite des positions vicieuses prises durant le sommeil , ou durant la veille, par une sorte de crampe, le torticolis se produit à raison de la contraction spasmodique d’un des muscles sterno-cléido-mastoïdiens. La tête et le visage présentent alors, relativement au côté malade et aux épaules, des rapports opposés à ceux que détermine la paralysie. En explorant les deux côtés du cou, on trouve le muscle vers lequel la tête est inclinée dur , saillant, ne pouvant être. relâché par la volonté du malade, en même temps que son antagoniste conserve sa contractilité et peut lutter, bien que sans succès, contre son action. L’effort , qui a pour but de ramener la tête à sa direction normale, éprouve dans le muscle contracturé , une résistance non douloureuse, mais parfois insurmontable. Récente, cette affection réclame. l'emploi interne et externe des calmants, des narcotiques, des gélatineux, et de tous les moyens propres à faciliter lallongement des muscles. Lorsque ces médications, ainsi que l'emploi persévérant des machines, ont échoué, que la maladie.est ancienne , et surtout lorsque, remontant à l'enfance, le sujelag orandi sans que le muscle contracturé ait pris d’accroissement, la Section seule peut remédier à la difformité que le défaut de longueur et la rétraction de cet organe occasionnent.

Une incision doit alors être faite à la peau, sur la partie moyenne du muscle, et parallèlement à ses fibres, dans une étendue suffisante pour que lécartement des lèvres de la plaie permette de le découvrir. Une dissection facile permet d’atteindre ce but. Une sonde cannelée, étant glissée, d'avant en arrière sous le muscle , sert de guide au bistouri , avec lequel on opère, d’un ‘seul

coup et rapidement, la sections La tèle , redevenue aussitôt libre et mobile, est amenée sans obstacle, et fixée dans sa situation is” Les lèvres de la plaie des téguts doivent ètre, > ensuite réunies à l’ A platres ago olutinatifs, surmontés in fa More substance intermé é-

diaire qui s'organise entre les deux bouts du muscle divisé, suflit pour contre-balancer l’action du muscle sain, et la guérison s’opère. Quelquefois, cependant : Minelinniien vicieuse reparaît, après la cicatrisation, par suite de la puissance de resserrement que possède le tissu cellulaire; et c'est pour éviter ou diminuer cette dhaues d'insuccès, que la tête doit, de prime abord, être portée et maintenue non-seulement à la position droite, mais un peu au delà. Dupuytren a pratiqué plusieurs fois cette opération avec succès.

11 n'entre pas dans le plan de cet ouvrage de traiter du pied bot, difformité ordinairement congénitale, quelquefois acquise durant la première enfance, et qui consiste dans des incurvations variées des os du pied les uns sur les autres, et de l'organe entier sur la jambe. Parmi les variétés de ceite affection, il en est une, le pied équin, dans laquelle le steanétn est fixé en haut, contre la face postérieure des os de la jambe. Lé talon ne peut être alors abaïissé et mis en contact avec le sol ; le tendon d'Achille est comme effacé et tendu derrière la jambe; les muscles jumeaux et soléaire, privés d'action, sont atrophiés; le membre est ordinairement amaiogri, et, chez les sujets adolescents ou adultes, plus court que l’autre. Le pied, ne touchant le sol que par l'extrémité des os du métatarse, se recourbe sur sa face plantaire, le tuisé devient de plus en plus saillant, le genou reste légèrement fléchi, et la claudication est considérable.

Les machines orthopédiques, appliquées à cèeccas, ne réussissent que rarement et incomplétement. Delpech, se fondant sur l'innocuité des ruptures ou des sections du tendon d’Achille, ainsi que sur la nature du tissu intermédiaire , élastique et allongeable , à l’aide duquel la réunion de ce tendon s'opère, s’enhardit à le diviser alors , afin de ramener le pied à angle droit sur la jambe. Pratiquée plusieurs fois par lui , cette opération a été répétée avec succès par un grand nombre de chirurgiens, i res Je.citerai M. Se 5 + de , quise livre avec habileté” au

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