LIVRE VII. MAPADIES DE L'APPAREIL DE LA LOCOMOTION
et maintenus péndant plus longtemps enn Pers
L'indication dans les ruptures tendineuses est, dès lors , facile à déterminer. Il s’agit de TT jusqu’à l’entière et solide or
ganisation de la cicatrice. les parties immo.
biles , et tellement affrontées, que les deux extrémités du tendon malade soient en contact immédiat. Mais les appareils, à l’aide desquels on atteint ce but, varient selon les organes affectés, et AÉiVER par cette raison, être décrits séparément.
On reconnaît la rupture du tendon d’A- |
chille aux circonstances commémoratives de l’accident, telles qu’une chute d’un lieu élevé, un effort pour sauter, etc.; au bruit que le blessé a entendu, à l'impossibilité d’étendrele pied etde faire supporter le poids du corps sur la pointe de cetorgane ; enfin, à la dépression résultant, en arrière, de l’écartement de deux bouts de la corde, dont le supérieur est entraîné en haut par la COHFARS tion des muscles du mollet.
Fixer le pied étendu sur la jambe et la
jambe fléchie sur la cuisse, telles sont les indications à remplir. J.-L. Petit imagina pour cela un appareil ingénieux, composé :
1° d’une pantoufle dépourvue de quartier, ouverte vers la pointe pour laisser les orteils libres , et du talon de laquelle se prolonge en arrière une double courroie en cuir s0lide; 2° d’une genouillère , étendue de quatre travers de doigt environ vers la jambe et vers la cuisse, et embrassant avec exactitude le genou fléchi. Cette genouillère porte , au Jjarret, du côté de la cuisse, et un coulant, et du côté de la jambe une boucle seule. La pantoufle étant chaussée, et la genouillère appliquée, la première courroie doit être passée dans la boucle inférieure, et tendue de manière à maintenir le pied dans l'extension ; la seconde lanière est passée d’abord dans le coulant, puis fixée à la boucle supérieure , de manière à agir sur la cuisse et à s’opposer à l'extension de la jambe. art Monro, ayant éprouvé lui-même l’accident
dont il est question, remplaca la genouillère -
une boucle !
par une sorte de demi-guëtre, embrassant “
la partie supérieure del jambe, etrecevant
la lanière de Ja pantoufle, : Au bout de.
#. h.. cd \ vu ji CHAPITRE I. LESIONS DES MUSCLES ET DE LEURS DÉPENDANCES.
quinze Jours, il remplaça cet appareil par le suivant : 1° un soulier ordinaire ayant un talon élevé de deux pouces ; ® une attelle en acier, élastique, terminée à chacune de ses extrémités parun croissant, convenablement garnie, et s'étendant ail pied à la partie moyenne de la jambe. Cette attelle, fixée par des courroies, s’opposait à la flexion du pied, en passant au-devant de l’articulation tibio-tarsienne. Monro porta longtemps cet appareil , et la guérison eut lieu de la manière la plus heureuse.
Dupuytren, dans l'intention de permettre aux malades de marcher sans gène et sans inconvénients , dès les premiers jours qui suivent la rupture , conseilla, l’appareil de Petit étant appliqué, de placer le genou sur une jambe de bois, terminée, en arrière, par une gouttière destinée à soutenir le membre, et de soulever le pied à l’aide d’une courroie étendue du talon de la pantoufle à une ceinture entourant le bassin. Ce moyen lui a plusieurs fois réussi.
Les appareils précédents sont compliqués.
assez difficiles , ou même impossibles à se procurer , à l’armée surtout ou dans nos campagnes. En semblables circonstances, je me suis conduit de la manière suivante :
1° deux compresses longuettes, épaisses, sont placées sur les côtés du tendon rompu, et maintenues à l’aide de plusieurs compresses circulaires ; 2° une double lanière de linge, neuf et résistant, est fixée solidement, au moyen d’une bande, sous la plante du pied; 3° une seconde bande entourant le genou recoit, entre ses circulaires, le chef supérieur de la lanière la plus profonde, et le retient, de manière à maintenir le pied étendu et la jambe fléchie ; 1° l'autre lanière est attachée à une ceinture placée autour du bassin, afin de s’opposer mieux encore à l'extension de la jambe; 5° enfin, pour plus de sûreté, une attelle flexible, convenablement garnie, et maintenue par des tours de bande, est fixée audevant de l'articulation du pied. Ce bandage, dont les éléments se trouvent partout sous Ja main, remplit parfaitement les indications ; il supplée, par la multiplicité de ses fériés. à ce que ses matériaux ontfde frasile ou dextensible, et m'a deux fois par-
& faitement réussi. On pourrait augmenter sa solidité en imbibant les pièces immédiatement appliquées à la jambe, de dissolution d’amidon ou d’albumine.
Si l’on compare les accidents produits par la rupture du tendon d'Achille à ceux qu'on attribue à la déchirure du tendon du muscle plantaire grêle, on ne peut méconnaître que ces deux accidents appartiennent à des catégories très-différentes, et en quelque sorte opposées. Et, au contraire, il existe une similitude presque complète entre les symptômes propres à la rupture du plantaire gréle et ceux de la déchirure des fibres musculaires, tels que : douleur subite, persévérante, augmentant par Ja pression, s'opposant à toute espèce de mouvement, agitation, fièvre, insomnie. Tout porte dos à penser que ce qu’on a pris pour une rupture du tendon du muscle plantaire grêle, n’est autre chose que la déchirure de quelques-uns des faisceaux charnus des muscles du mollet.Le traitement est celui des ruptures musculaires en géné-
, tel qu'il a été décrit plus haut.
Véritable sésamoïde , développé dans l'épaisseur des tendons du muscle extenseur de la jambe, la rotule peut être brisée par une violence directe; mais, le plus ordinairement , la fracture de cet os a lieu à la manière de celle des tendons, par traction.
A l’occasion d’un effort brusque et considérable, la rupture s'opère, tantôt au tendon extenseur , tantôt au ligament rotulienr, et tantôt à la rotule elle-même. La jambe, dans tous les cas, ne peut ni être redressée sur la cuisse, ni supporter, sans se flechir aussitôt, le poids du corps. Un vide plus ou moins profond se fait sentir sur le point que la solution de continuité occupe, et les parties sont d’autant plus écartées que le blessé
contracte plus fortement les muscles exten-
seurs , que Îla jambe est portée dans une flexion plus prononcée, enfin, que les tissus aponévrotiques voisins ont été plus largement déchirés. Les circonstances opposées limitent au contramel écarte ment ou le font disparaître.
Les indications à remplir. consistent à maintenir la jambe dans l'extension sur la
cuisse, le membre tout entier relevé sur le
bassin, et à maîtriser l’action musculaire.
On a renoncé aux plaques en cuir, percées à leur centre, pour recevoir la rotule, ainsi qu’au double croissant, uni par des courroies que l’on appliquait au-dessus et audessous de l'os, afin de maintenir ses fragments rapprochés. Boyer plaçait le membre dans une gouttière convenablement garnie, étendue Le tiers supérieur de la cuisse au quart inférieur de la jambe, et l’y maintenait à l’aide de courroies matelassées à leur face interne. Deux de ces courroies, partant d’un bouton situé à la hauteur du centre de l'articulation, allaient, en passant, un audessus et l’autre au-dessous de la rotule, se fixer à un autre bouton, correspondant, en dehors, au point opposé. Les auires liens étaient destinés à fixer la jambe et la cuisse sur la gouttière.
Beaucoup de chirurgiens recommandent
encore d'appliquer à la contention de la :
fracture de la rotule le bandage ordinaire destiné à réunir les plaies transyersales, en augmentant sa puissance au moyen de plusieurs compresses graduées, placées audessus et au-dessous de l'os, et dont les chefs sont inclinés en sens opposé, derrière l’articulation. Mais , ou cet appareil est trèsserré, et alors il devient insupportable, ou il ne l’est que médiocrement, et, dans ce cas, il se relâche bientôt et devient sans action.
La forme conoïde, à base supérieure, que présente la cuisse, ne permet pas d'y fixer avec solidité la portion correspondante du bandage unissant, La disposition du Jarret est telle que les malades n’y supportent que difficilement une pression circulaire, laquelle froisse les saillies tendineuses latérales, et, en comprimant les vaisseaux de retour, détermine l’engorgement de Ia partie inférieure du membre. Quant à la soutiière de Boyer , elle a l’inconvénient “. n'être pas toujours à la disposition du chirurgien, et
peut, heureusement, être. remplacée par des moyens plus simples.
J’applique depuis longtemps dans ces cas
l'appareil suivant : 1° une longue bande
recouvre le pied et la jambe jusqu’au genou ; ;
2° une longue £t large atielle, conventblement garnie, au moyen de compresses et de
* LIVRE VIL MALADIES DE L'APPAREIDDE LA LOCOMOTION
‘graduées sont placées au-dessus etau-dessous \
charpie ou d’étoupe, est étendue, derrièr rh] le} Jarret, depuis la partie supérieure de la | cuisse jusqu’au bas de la jambe ; 8° la peau 1 étant tirée en haut, afin de l'empêcher de se plisser entre les fragments de la rotule et le membre étant couché sur l’attelle , la L coaptation est faite, et plusieurs compresses de l'os, de manière à l’embrasser ; 4° une !
longue bande agglutinative , enveloppant | dans ses contours le membre et l’attelle, À sert à faire autour de l’articulation un ban- | dage en 8 de chiffre, convenablement serré; 4 5°. une dernière bande, ordinaire, appliquée À de bas en haut, recouvre l’attelle et led membre , et affermit tout l'appareil. Ce L bandage, dans sa portion active, est réellement inamovible, l'emplâtre agglutinatif ne * pouvant ni se déplacer ni se relâcher, L’at- ! telle, en protégeant le jarret, rend la pres- t sion insensible, et permet de la porter au.
degré contentif convenable sans le moindre * inconvénient. Je l'ai employé plusieurs fois * avec un tel succès, que les consolidations ont eu lieu sans écartement appréciable entre les fragments. On pourrait, comme | dans le cas précédent, augmenter encore la solidité de cet appareil en l’imbibant de
liqueur olutineuse.
Le membre ainsi pansé doit être couché sur des oreillers, de manière à ce que le talon soit de huit à dix pouces environ audessus du niveau du lit. Il est facile de
comprendre quelle modification cet appareil
devrait recevoir, si la rupture existait au Higament rotulien ou au tendon extenseur.
Dans les cas de fractures longitudinales , toujours produites par des causes directes, les compresses graduées devraient ètre placées sur les parties latérales de l'os. Enfin, « il importe de prolonger pendant soixante à * quatre-vingt-dix jours le. traitement des « fractures en travers, si l’on veut rendre aussi court, aussi épais et aussi résistant que possible, le tissu intermédiaire, à l’aide duquel s'opère presque toujours la réunion des fragments. Dans quelques cas on a même obtenu de cette manière une consolidation * | | { |
ne et le tellon du muscle triceps brachial peuvent être rompus comme la ro-