‹ Nouveaux élémens de chirurgie et de médecine opératoireChapitre 21 sur 322 · LIVRE 1. CHAPITRE I. GÉNÉRAMTÉS SUR LES OPÉRATIONS · texte numérisé non relu

LIVRE 1. CHAPITRE I. GÉNÉRAMTÉS SUR LES OPÉRATIONS

retarder l’époque de la guérison, maïs occasionner soit agrandissement et la dégéné:rescence des plaies, soit des métastases et d’autres accidents funestes.

Le pansement étant terminé ; les alèzes doivent être enlevées et les parties replacées dans la situation qu’elles conservent habituellement. Il importe de s'assurer en-

‘core, avant de quitter le sujet, que rien

ne le gène , que l'appareil n'est ni trop serré ni trop lâche, en un mot qu’il n'existe autour de lui aucun corps susceptible de lui occasionner de la douleur et d'augmenter l'irritation des parties affectées. On ne doit pas oublier que chez un malade retenu au lit, et dont la susceptibilité est constamment accrue , les causes irritantes les plus légères finissent , en prolongeant leur action, par devenir insupportables , et suffisent parfois pour occasionner des accidents oraves, Unpli trop épais ,; une compresse un peu trop serrée, un tour de bande qui agit plus fortement que les autres excitent de la douleur, de l'agitation, de l’insomnie, et détente" souvent le gonflement indus le plus intense.

Les pansements doivent, en général , être faits dans la matinée, Cette époque du jour est celle où les malades , fatigués de l'immobilité de Ja nuit, sentent le besoin de se livrer à quelques mouvements. Alors aussi les parties blessées, échauifées par le lit, couvertes de pus , ou n'étant plus entourées que par des appareils desséchés et devenus trop làches, font éprouver un sentiment douloureux , et réclament en quelque sorte un pansement nouveau, qui change leur situation , les rafraichit, et met des substances plus nolles-en contact avec elles. La nature semble indiquer cet instant comme le plus convenable pour le renouvellement des appareils. L'opération étant terminée, l'air de l'appartement doit être changé, et le malade se sent prendre plus de vigueur et acquérir, si l’on peut s'exprimer ainsi, une existence nouvelle. Si un second pansement est jugé nécessaire dans lès vingtquatre heures, il convient d'y procéder le soir, de manière à ce qu’un sommeil. paisible puisse immédiatement lui succéder.

La fréquence ou la rareté des pansements

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