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CHAPITRE IL. LÉSIONS DES EXTRÉMITÉS

fond de la cavité morbide à l’action de l'air. Dans quelques cas, après avoir ouvert les deux divisions de la tumeur , il passa de l'une à l’autre, sous le ligament annulaire, une mèche de linge effilé ; mais l’inflammation qui succédait à ce procédé était souvent très-intense, suivie d’abcès, et parfois telle-

ment vive que des sujets y ont succombé.

Aussi finit-il par rejeter le séton, comme dangereux et d’une utilité fort contestable.

Dans le cas que je viens d'avoir sous les yeux , le kyste occupait, comme je l'ai dit, la face dorsale du poignet ; sa portion carpienne était plus volumineuse que la partie brachiale. Une longue incision fut pratiquée à la main, le liquide et les corps sortirent, et la tuméfaction disparut presque complétement. Mais la surface interne du kyste m’ayant montré le tissu fongueux , si facile

à dégénérer , je procédai à son extirpation.

La dissection fut longue ; tous les tendons extenseurs durent être dépouillés, isolés, et laissés à nu comme dans une préparation anatomique. La peau, cependant, avaitété conservée. Elle fut immédiatement réunie, et un appareil contentif appliqué. Les accidents inflammatoires furent modérés, la réunion s'établit dans la plus grande partie de la surface recouverte, le reste suppura, mais cette suppuration se tarit graduellement et la cicatrice finit par s’opérer. Le malade sortit guéri, mais conservant de la roideur et de la difficulté dans les mouvements des doigts et de la main. La partie du kyste supérieure au ligamént annulaire, bien que n’ayant pas été ouverte, disparut presque entièrement par la propagation de la phlogose jusque dans sa cavité.

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