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LIVRE VII. MALADIES DE L'APPAREIL DÉ LA LOCOMOTION

avec laquelle les épiphyses de leurs os longs se détachent ; elles sont également peu fréquentes dans la vieillesse, où les os, raréfiés et devenus friables, ont une tendance plus prononcée à se rompre qu’à se déplacer.

L’âge adulte est l’époque de la vie qui les présente le plus ordinairement.

Les causes efficientes des luxations agis-

sent, tantôt directement sur l’extrémité de

l'os qui doit être éloigné de sa place, tantôt

à des distances plus ou moins considérables de cette extrémité. Un coup, une chute, en portant sur le moignon de l'épaule par exemple, peuvent, surtout si leur action est brusque , et surprend en quelque sorte les parties, chasser la tête de l'humérus hors de la cavité glénoïde. Mais pour que cet effet ait lieu , il faut que l'articulation ne soit pas affermie et consolidée par la contraction des muscles qui l'entourent, et surtout que l'effet soit exercé suivant une di-

rection oblique à l’axe de la cavité d'où l'os

le plus mobile doit être éloigné. Sans la première circonstance la luxation serait fort difficile, l'absence de la seconde la rendrait impossible : une chute directe sur le moionon de l'épaule ou sur le trochanter, le bras et la cuisse étant parallèles à la longueur du tronc, écraserait les extrémités de l’humérus ou du fémur plutôt que de provoquer leur déplacement.

Les causes éloignées ou indirectes ont toujours pour effet de rendre plus ou moins oblique l'os sur lequel elles agissent, relativement à l’autre; un des points de la capsule articulaire est alors distendu, tiraillé, disposé à se rompre ; et si, sollicités par la distension et la douleur, les muscles qui correspondent au sens du déplacement se contractent alors avec violence, ils tireront de leur côté l’os dévié, dont l’extrémité ordinairement mobile deviendra le point fixe, tandis que son extrémité articulaire, centre habituel de ses mouvements, sera le point mobile, et s’'échappera de sa cavité. Le poids du corps, augmenté par la rapidité de la chute, est une cause qui favorise puissamment, et détermine parfois les luxations de ce genre. 4 É

Mules les luxations complètes s’accompagnent de la déchirure des’capsules fibreu-

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