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LiVRE VIL MALADIES DE L'APPAREIL DE LA LOCOMOTION

ralement plus grave à la suite des luxations des articulations ginglymoïdales , qu'après

| celles des articulations orbiculaires : elle est | ordinairement supérieure à celle des. sim-

ples entorses ; à raison des désordres plus

| considérables qui existent dans les tissus articulaires. Il n’est pas très-rare, cependant, d'observer des irritations plus vives ,

lorsque les ligaments ont résisté et supporté sans se rompre et sans permettre de déplacement, un très-violent effort, que lorsqu'ils ont cédé et laissé les os perdre leurs rap-

| ports : certaines torsions des os, qui dilacë-

rent violemment tous les liens articulaires, peuvent avoir , de cette manière, des suites plus fâcheuses que les luxations des mêmes

articulations. Ces cas, toutefois, font excep- | tion. Les luxations incomplètes non ré- duites, laissent souvent dans la jointure un |état d’irritation obseur et lent qui en pré-

pare la destruction plus tardive.

Enfin, les luxations anciennes doivent être l’objet d’un pronostic plus défavorable que les récentes, tant à raison de la difficulté ou de limpossibilité de les guérir, que du danger assez souvent attaché aux efforts de réduction qu'on leur oppose.

Le traitement des iuxations repose sur ces deux indications principales : 1° replacer les extrémités osseuses dans leurs rapporis naturels ; 2° prévenir ou combattre les accidents inflammatoires, ou autres, qui

| peuvent accompagner la lésion ou lui sue-

céder.

Dans les cas les plus ordinaires, les luxa-

| tions doivent être directement réduites à

l’aide des procédés méthodiques dorit il sera question. Mais chez certains sujets, athlétiques, très-irritables, ou pusillanimes, des moÿens préparatoires, généralement destinés à diminuer la résistance des muscles ou

| à modifier le système nerveux, doivent pré-

céder les efforts de réduction, et préparer le succès qu’on s’en promet. Une ou plusieurs saignées abondantes, poussées jusqu’à la syncope , et suivies de bains tièdes prolongés, seront employés avec avantage, chez les sujets très-vigoureux. En cas d’insuffsance de ces médications , quelques chirurgiens, spécialement en Angleterre , ont eu ‘recours à l’émétique , administré à doses

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