LIVRE VIE MALADIES DE L'APPAREIL DE LA LOCOMOTION
| doigt malade, la tire d'abord dans le sens
du déplacement, puis la ramène graduelle= ment dans le sens opposé, en même temps qu'avec la main gauche, 1l presse sur [ES saillie que forme la phalangette ou la phalangine, et la pousse au-dessous de Fos qu’elle a abandonné. On a proposé, lorsque ces efforts demeurent impuissants, d'ouvrir l'articulation, et d’agir directement sur l’os
| luxé avec l'extrémité d’une spatule ; ainsi | transformée en levier du premier genre. Ce | procédé est trop dangereux pour pouvoir | être conseillé.
Les doigts ne sont pas tous susceptibles de se luxer à leur base de la même manière.
pas en avant, à raison de la très-grande étendue de leur mouvement de flexion; et;
| d’une autre part, ils ne se prêtent que diffi- | cilement aux luxations latérales, sens dans
lesquels ils se fournissent mutuellement un ‘ | appui solide. Restent donc les luxations en
l'arrière, pour tous, et pour l'indicateur et le | petit doigt, la possibilité d’être luxés , le
premier en dehors et le second en dedans, par suite de mouvements d’abduction où d’adduction très-étendus, qui les éloignent des autres doigts.
Les symptômes de luxation de la base des doigts ne diffèrent pas essentiellement de ceux qui caractérisent les déplacements analogues de leurs phalanges. Dans la luxation en arrière, c’est sur le métacarpe que le renversement dans le sens de l'extension
| se fait remarquer, et c’est articulation sui- |
vante qui est fléchie.
Les difficultés pour obtenir la réduction ne sont généralement que médiocres, tant à raison de la longueur plus grande que l'organe malade ofire à l'action des puissances extensives, que par la laxité de l'articulation affectée.
Les efforts de réduction doivent être dirigés suivant les principes établis précédemment, , #°
Retenus entie eux par leurs extrémités | inférieures, attachés et enclavés avec force entre les os de la seconde rangée du carpe,
organe reste immobile dans sa situation
presque toujours -dans l'articulation une
point de l’articyation où il faisait saillie,