CHAPITRE IL. LÉSIONS
les métacarpiens des quatre derniers doigts ne sauraient se luxer. |
Le métacarpien du pouce, offrant d’autres conditions, semble, au premier abord, devoir être également susceptible des quatre principales luxations antéro-postérieures et latérales ; cependant, sa luxation en arrière est la seule que l’on ait observée.
Elle survient presque toujours , à l’occasion d’une chute; ou de toute autre violence qui porte fortement le métacarpien du pouce dans la paume de la main : la capsule articuläire est alors tendue postérieurement , l'extrémité de los la déchire, soulève et dévie les tendons extenseurs , et vient se placer en arrière de l'os trapèze. Elle forme sur ce point une saillie manifeste ; le corps de l'os est renversé vers la face palmaire , léminence thénar est raccourcie et saillante,
nouvelle.
: Un gonflement, parfois considérable suecède à cette luxation ; et il importe d'autant plus de la réduire sans retard, qu’elle laisse
disposition manifeste à la récidive.
La main du sujet étant placée dans la pronation, et l’avant-bras maintenu par un aide, un second aide s'empare du pouce, et
exerce sur lui l'extension, d’abord dans le
sens du déplacement, puis en le ramenant par gradation à la direction droite, tandis que le chirurgien presse avec force, au moyen de ses pouces, sur l’extrémité saillante de Fos luxé. Si trop de difficulté se présentait, l’aide chargé de la contre-extension pourrait l'exercer, en retenant le bras, l’'avant-bras étant à demi fléchi : les muscles du pouce seraient ainsi soustraits à La compression exercée sur eux dans le procédé ordinaire. Gette remarque s'applique également aux luxations des doigts. Après la réduction , il importe de faire porter pendant longtemps au malade un appareil inamovible , solide, qui maintienne le métacarpien immobile, incliné en arrière, et qui exerce une compression assez forte sur le
Des études anatmiques exactes, des observations pathologiques rigoureusement analysées ,. l'examen attentif des parties