LIVRE VIT. MALADIES DE L'APPAREIL DE LA LOCOMOTION
Faire asseoir le blessé , l'avant-bras flé- |
né dis
chi à angle droit sur le bras; charger un | aide vigoureux de retenir la partie Imférieure du bras , en croisant ses deux mains | au-dessus du coude , confier à un autre aide
l'extension , qu'il exécute en saisissant
doigts et le carpe; presser soi-même sur les
loc
saillies opposées des os, afin de les faire disparaître et de rétablir les rapports de.
l'articulation : tels sont les préceptes fondamentaux de la réduction des luxations
du poignet. Ajoutons que la plupart des
observateurs ont noté, d’une part, la faci-" lité avec laquelle on opère le plus ordinai-, rement la réduction , et de l’autre, l'absence. de secousse brusque et de bruit sensible,
accompagnant le retour des parties à leur Ü
situation normale, circonstances qui appar- »
tiennent bien plus aux fractures qu'aux
luxations.
Après la cessation de la difformité , les
parties doivent être maintenues immobiles el comprimées. C’est toujours , quelle que
soit l'opinion qu’on s’est faite de la nature
de l'accident , le bandage des fractures de
l’avant-bras qu’il convient d'appliquer, en
prolongeant en bas les deux attelles , jusqu’à l'extrémité des doigts , afin de rendre leur action contentive sur le poignet plus exacte.
Le grand os, dont Îles déplacements ont été indiqués plus haut, ne quitte Jamais entièrement la situation qu’il occupe. D’une part , les articulations voisines de la sienne s’opposent à ce qu'il s'éloigne beaucoup,
et, de l’autre, il reste fixé, en bas, aux”
métacarpiens , avec lesquels il a des con-
nexions. Sa tête seule, reçue sous la voûtes
du scaphoiïde et du semi-lunaire , fait effort, durant les mouvements violents de flexion de la main, contre les ligaments dorsaux, les soulève, les déchire, et vient former une tumeur plus ou moins considérable, qui augmente ou diminue , et même disparait, lorsque le malade reproduit le mouvement qui a déterminé sa formation, ou qu'il redresse, au contraire, la main, et la renverse sur la facegdorsale du poiù |
gnet.
Cette luxation n’est jamais grave; mais elle se reproduit avec une extrême facilité ;