CHAPITRE INT. LÉSIONS DES ARTICULATIONS
étant en même temps portée en bas de manière à tendre la partie supérieure de l’articulation, et à faire passer l’acromion sous la clavicule.
Une saillie assez large, aplatie % haut en bas, arrondie à son extrémité la plus externe, faisant suite à la clavicule, surmontant l'a- crômion, augmentant par l’abaissement de
l'épaule et soninclinaison en dedans, diminuant ou disparaissant par 18 mouvement de cette partie en dehors et en haut, forme le caractère principal de la maladie, qu'avec de l'attention il serait difficile de méconnaître.
Comme la luxation de l’extrémitéinterne, celle-ci n’a de gravité qu’autant que des lésions étrangères la compliquent.
Porter fortement les épaules en arrière, en dehors et en haut, en même temps que lon présse Sur la clavicule, telle est la triple action à l’aide de laquelle la réduction est facilement opérée. Le coussin de Desault pour la fracture de la clavicule sera placé . sous le bras du côté malade, et celui-ci fixé au tronc, la main appliquée devant l'épaule saine. De cette manière, le coude, soulevé, est incliné en avant et en dedans, ce qui élève l'omoplate, et dirige cet os en dehors et en arrière. Une longue bande, partant de l’aisselle du côté sain, et croisant ses jets en 8 de chiffre sur l’épaule malade, et sur des compresses épaisses recouvrant l’extrémité de la clavicule, fortifiera l’action du bandage principal. Enfin, un bandage de corps, appliqué sur tout l'appareil, lPaffermira et préviendra le déplacement des tours de bande.
Cet appareil a parfaitement réussi à M. Sédillot. Je l'ai appliqué dans les trois cas qui se sont offerts à mon observation, mais :l n’a procuré qu’une seule guérison compiète.
Les deux autres sujets conservérent, audessus de l’acromion, une saillie, peu considérable à la vérité, et sans influence sensible sur les mouvements du membre, mais plus marquée que dans l’autre cas et facile à reconnaître. Quelque exactement qu’elles soient appliquées, et quelque soi -que l’on apporte à lesrenouveler lorsqu'eiles se relâchent, les bandes exercent rarement, dans ces circonstances, une action assez
énergique pour lutter contre la pesanteur de l'épaule et sa tendance au rapprochement antérieur ; aussi une difformité RE 4 succède-t-elle presque toujours à ces luxations, et, ainsi que le recommandent les grands maîtres , il est bon d’en prévenir les malades. | “ag Le pied est un organe si compliqué ; des causes si puissantes et si variées dans leur mécanisme agissent sur lui que ses diverses parties peuvent presque toutes être isolément déplacées les unes dans les autres.
Tout ce qui a été dit précédemment , à l'occasion des luxations des phalanges É 4 doigts et de la base de ces organes sur les (US c métacarpe , est applicable aux déplacements analogues des orteils. À. Cooper cite le cas fort rare d’une luxation en haut dela totalité des orteils sur les têtes des os du métatarse. La maladie avait été primitivement méconnue, à raison du volume et de l'étendue du gonflement ;. et le malade marchait à l’aide d’une semelle en liége, excavée pour loger la saillie plantaire ge partie antérieure des métatarsiens.
Malgré la solidité de leur union avec le tarse, “lis os du métatarse peuyent se luxer tous à la fois, sur ceite partie, ainsi que M. Sanson en rapporte deux exemples, extraits de la pratique de Dupuytren. À Poccasion d’une chute sûr la partie antérieure du pied , le tarse, cédant au poids du corps,
peut être fortement abaissé, tandis que le
métatarse, porté en haüt par la résistance du sol, fera saillie sur la face dorsale du pied, et abandonnera, dans ce sens, Îles surfaces contre «lesquelles il repose. J'ai actuellement sous les yeux un cuirassièr qui a éprouvé, en 183 5, une luxation incomlate destrois métatarsiens médians du pied gauche, produite par la chute de son cheval sur cet MER Le déplacement, d’abord méconau , n’a pas été réduit ; ses 05 déplacés sont inclinés en avant et ‘ie bas, leurs extrémités postérieures font saillie à I Ne dorsale , la plante du pied est.profonde,, la convexité supérieure augmentée, et la marche est sinon très-difficile, du moins promptement suivie de fatigue.
Raccourcissement du pied ; saillie considérable et transversale des extrémités des
métatarsiens, à la partie moyenne de la face dorsale; possibilité de distinguer, dans l’absence de la Luméfaction, la longueur inégale des têtes de ces os, ainsi que leur épaisseur plus grande en dedans qu’en dehors; enfin, derrière la saillie, un enfoncement profond, dans lequel le doigt peut être couché : tels sont les signes principaux de cette lésion, d'ailleurs assez rare pour qu'on l'ait crue impossible, id ‘
Des accidents inflammatoires intenses doivent être à redouter après des désordres aussi considérables ; et il est vraisemblable que la luxation devient promptement irré-
uctible.…
La partie inférieure dela jambe, d’ailleurs fléchie, sur, la cuisse , étant retenue par des aides, un autre aide, très-fort ; devrait exercer l'extension , en saisissant le métalarse avec les mains garnies de linge. Il
aurait ainsi plus de force qu’en se servant | d’un lacs , impossible à fixer sur ce point, et |
dont la pression d’un côté à l’autre serait insupportable. Pendantles tractions, le chirurgien, pressant en sens opposé sur les parties, favoriserait, leur allongement, et pousserait les métatarsiens vers leur situation normale. Des compresses épaisses devraient être placées ensuite sur les deux faces du pied , Sürmontées de deux lames de carton ,,et soutenues par un bandage roulé, incessamment arrosé d’abordayecun liquide résolutif ; et enfin rendu solide.
Le premier cunéiforme a été jeté hors de sa placé durant des chutes faites de lieux très-élevés, ou par l’action de causes directes très-püissantés , ainsi que A. Cooper en rapporte des exemples. |
L’os luxé fait alors une saillie considéra-
rable en dedans et.en haut, sens dans lequel il est entraîné par le muscle jambier antérieur. [l n'est plus sur la même ligne que Île premier métatarsien, qui a perdu son appui; et présente une mobilité plus grande que dans l’état normal. +
Cette luxation ne parait devoir être grave qu’à raison dés accidents inflammatoires dont elle tend à se compliquer. | +
La réduction peut être opérée en tirant l'orteil et le premier métatarsien en avant et en dehors , en même temps que l’on refoule